L'escroquerie de l'antifascisme
Dans les années 30, l'«antifascisme» était à la mode. Les socialistes refusant d'être les larbins de Moscou était des sociaux-traîtres. Le climat était au terrorisme intellectuel, à l'amalgame, à l'invective et souvent à la paranoïa.
Les guillemets sont nécessaires pour rappeler la réalité de l'«antifascisme», idéologie conçue, propagée et maintenue par Staline non pour réellement lutter contre le fascisme mais pour détourner l'attention de la catastrophe humaine que fut la victoire du socialisme en Russie et sa longue liste de victimes, plus de 10 millions. En fait, avant le 21 juin 1941, l'URSS ne s'a jamais réellement combattu le fascisme. Remarquons que les relations entre l'Italie fasciste et l'URSS furent toujours bonnes en dépit de la Guerre d'Espagne, que l'URSS signa un pacte avec l'Allemagne nazie qui lui permis d'avaler la moitié de la Pologne et d'attaquer la France et la Grande Bretagne sans menace d'un deuxième front à l'Est. En Espagne, le front républicain, abandonné par Staline, fut défait. Quand au fascisme japonais, l'URSS lui déclara la guerre à la dernière minute. Qu'elles furent les grandes victoires du l'«antifascisme» partageant avec le fascisme le mépris de la démocratie bourgeoise et ce que l'on appelle aujourd'hui les Droits de l'Homme. L'«antifascisme» fut aussi une couverture à l'impérialisme de la Russie soviétique, avec son instrument l'Internationale communiste qui assujettit les partis communistes aux intérêts impérialistes de l'URSS.
Quelques articles du Travail. Pour ceux s'acharnant à faire du conseiller fédéral Motta, un fascisme, agent de Mussolini en Suisse.
Le Travail, 1.03.1938. "La Tribune de Genève, organe du fascisme".
Le Travail du 4.03.1938 publie une lettre d'un lecteur confirmant que "La Tribune de Genève, est un organe du fascisme".
Le Travail, 31.03.1938. "Histoire du fascisme italien". Selon la critique, un ouvrage complet sauf qu'il ne répond pas à la question de fond; quelle différence avec le communisme?
Le Travail, 6.04.1938. "Les ploutocrates de Genève contre la France". Titre savoureux, mais le meilleur est à venir pour qualifier le Journal de Genève: "Organe de la ploutocratie bancaire protestante genevoise". Vaut-il mieux être ploutocrate que fasciste?
Le Travail, 19.04.1938. "La presse suisse contrôlée par le gouvernement de Hitler". C'est le journal socialiste, Berner Tagwacht, qui l'affirme. Par contre, que toute la presse soviétique soit sous le contrôle de Staline ne dérange pas. Mais, elle est dans les mains du bon Staline.