Liliane Maury Pasquier: écoeurante!
"Le malaise" que révèle le Temps du 23 octobre 2007, c'est la fausse promesse de Liliane Maury Pasquier qui, durant la campagne électorale avait clamé son engagement à donner un rein ! Une fois élue, bernique. Et en plus, la présidente du PS, Laurence Fehlmann Rielle, l'excuse. Au PS, la solidarité, c'est celles qui lient des menteuses.
Ecoeurant, mais le pire réside dans le fait que Liliane Maury Pasquier a été élue avec le ban et l'arrière ban des paléo et néo-staliniens. Ainsi, le PSG, grâce à l'apparentement avec les marxistes et les écolo-pastèques, a 3 sièges au parlement suisse, alors que l'UDC, qui a récolté 2% de plus, a un député de moins. Sûr que le PS, champion de l'équité, va rendre son siège en trop. Là, c'est "pas touche à mon siège", car c'est celui du mari de madame la présidente, Laurence Fehlmann Rielle, une ancienne stalino-mao-polpotiste.
Le "dégoût de la droite" parce que la gauche est tellement pourrie qu'elle couvre cette escroquerie. En effet, à gauche, c'est "no comment" Et puis. c'est moins conséquent qu'un Sommaruga participant à une journée à la mémoire de l'assassin Guevara, qu'un Ziegler, l'ami des dictateurs africains assassins et de Castro continuant son pathétique et pitoyable numéro de faux défenseurs des Droits de l'Homme, dans toute cette pourriture, une de plus ne change rien. La gauche caviar qui tient le parti socialiste, n'a plus d'âme, elle n'a plus qu'un estomac! La gauche caviar suisse, bien discrète, existe pourtant bien!
Liliane Maury Pasquier: de l'«atout cur» au malaise
GENEVE. Elue aux Etats, la socialiste a annoncé le soir même qu'elle renonçait à donner son rein à sa petite-fille malade. Récit et réactions à chaud.
TEMPS FORT. Le Temps I Article, Cynthia Gani, Mardi 23 octobre 2007
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Lundi matin, coup de téléphone ému d'un lecteur du Temps: «Je suis parfaitement scandalisé. J'ai lu dans la presse du jour que Liliane Maury Pasquier n'a plus l'intention de donner son rein à sa petite-fille.» Malaise. Car, durant la campagne électorale qu'elle a placée sous le signe de l'«atout cur», la socialiste genevoise a médiatisé sa décision: celle de permettre à la petite Maé, 20 mois, qui souffre d'insuffisance rénale, de bénéficier d'une greffe. Mais au lendemain de sa brillante élection au Conseil des Etats, Le Matin la citait ainsi: «En raison de mon futur mandat à Berne, je ne pourrai pas donner un rein à ma petite-fille [...] La donneuse sera donc ma fille. Mais je m'occuperai de mes trois petits-enfants!» La menteuse, fait, pour s'en sortir, le coup de l'indignation: «Je n'ai jamais tenu ces propos. Je suis très fâchée.» Une vrai pro! La suite si cela ne vous fait pas vomir de dégoût! |
«Un risque de thrombose»
Les mots dérangent. Liliane Maury Pasquier s'en distancie. «Je n'ai jamais tenu ces propos. Je suis très fâchée.» La fraîche conseillère aux Etats a effectivement renoncé à donner son rein. Mais pour d'autres raisons, affirme-t-elle: «Je viens d'apprendre que pour des questions médicales de technique chirurgicale, ce serait imprudent. Une partie de mon rein, qui présente deux veines et deux artères au lieu d'une de chaque, implique un risque de thrombose.»
La situation est délicate. Car la belle histoire de Liliane Maury Pasquier, largement médiatisée, a touché beaucoup de gens dans toute la Suisse romande. Dans son canton, à Genève, on peut imaginer que nombre d'électeurs n'ont pas été insensibles au geste d'altruisme promis par la femme de cur, sage-femme de métier. Aujourd'hui, avec le revirement de la socialiste, des électeurs se sentent désappointés. Ils ont le sentiment d'avoir été manipulés, quelles que puissent être les bonnes motivations médicales de Liliane Maury Pasquier. Car dans l'élection très personnalisée du Conseil des Etats, où il suffit d'obtenir 33% de suffrages pour être élu, chaque détail compte. A droite, les critiques fusent déjà.
«Ce n'était pas électoraliste»
Arrivée en tête de la course aux Etats alors que le PS a perdu près de 6% par rapport à 2003, supplantant même le Vert Robert Cramer, poids lourd de la gauche, Liliane Maury Pasquier met les choses au point: «Ma démarche a sans doute soulevé des sympathies. Mais elle n'explique pas mon résultat.» L'ex-conseillère nationale, qui a présidé la Chambre basse en 2002, se défend d'avoir fait du don d'organe un argument électoral. «Ce sont les médias qui m'ont contactée. J'ai accepté de témoigner sur l'insistance de mes proches et des milieux de la transplantation, dans le cadre de la Semaine de la transplantation.»
Une exposition imprudente
Le 23 septembre, dans Le Matin dimanche, la candidate se livre. Et précise qu'elle vient de subir un ultime test. «J'espère que cette fois sera la bonne, même s'il reste une incertitude jusqu'au dernier moment.» N'était-il pas imprudent d'exposer ce geste intime tant que des doutes subsistaient? «J'étais fondée à croire que cela jouerait. Depuis janvier, j'espérais donner mon rein à ma petite-fille. Cela aurait été plus simple que ma démarche ne se sache pas. Mais le but était aussi de dire que la Suisse a besoin du don d'organe.»
Aujourd'hui, Liliane Maury Pasquier assure que cela faisait quinze jours que le doute planait sur sa compatibilité avec Maé. «Mais ce n'est que vendredi que le chirurgien nous a dit que la greffe était imprudente.» Soit à J - 2 des élections. «J'ai moi-même le sentiment d'avoir été trompée. Quand j'ai appris la nouvelle, je me suis effondrée.»
Le dégoût de la droite
La socialiste aura toutes les peines du monde à convaincre la droite de sa sincérité. Françoise Saudan, conseillère aux Etats radicale sortante, est choquée. «Tous les élus ont vécu, un jour ou l'autre, un événement tragique. Mais ce qui relève de la vie privée doit le rester. La démarche de Liliane Maury Pasquier n'a aucune valeur d'exemple. Le rôle des élus est de se battre dans l'arène politique pour faire avancer des causes comme la transplantation. J'avais beaucoup d'estime pour elle. Mais aujourd'hui, je suis très déçue.»
Même sévérité du président du PDC genevois, Philippe Glatz: «C'était une opération marketing destinée à faire pleurer dans les chaumières. Et non de la générosité. Liliane Maury Pasquier nous a joué «La petite maison dans la prairie.» Sa décision aurait dû demeurer intime. Tant d'anonymes font ce geste sans s'en vanter dans la presse...»
Les libéraux n'en pensent pas moins. Le candidat malheureux au National Pierre Weiss tombe des nues: «Elle ne donne plus son rein, vraiment? Sa démarche a été impudique. Et pour la dame de cur, elle tombait bien, en pleine campagne. Cette coïncidence l'a arrangée. Elle a joué sur la corde sensible.»
Présidente du PS, Laurence Fehlmann Rielle admet que la communication de Liliane Maury Pasquier «tombait bien». Même s'«il ne s'agissait pas de faire de la publicité». Et puis, glisse-t-elle, «on nous reproche assez de ne pas mobiliser nos personnalités. Alors on ne va tout de même pas les empêcher de faire des déclarations!»
Force des partis (GENEVE)
Le Temps
UDC: 21,1% (+2,8%), PS: 19,1% (-5,7%), Verts: 16,4% (+5,2%), PLS: 14,8% (-2%), PDC: 9,7% (+0,8%), PRD: 7,8% (+0,5%).
L'UDC sortira-t-elle la droite de sa léthargie?
L'Entente doit se remettre en question.
Sandra Moro
Endolorie et défaite, la droite traditionnelle genevoise contemplait lundi l'état du désastre. Un siège perdu au Conseil des Etats pour la première fois dans l'histoire, des suffrages en recul de 2% pour les libéraux et une stagnation pour les radicaux et le PDC. Les élections se suivent et se ressemblent pour le camp bourgeois, qui ne parvient pas à afficher un front uni, et qui ne trouve pas de solution au problème que lui pose l'UDC.
Une fois de plus, les bisbilles internes - cette fois entre radicaux et PDC- qui ont marqué la campagne ont donné l'image d'une Entente divisée et fragilisée. Et la technique adoptée par la droite dure, qui présente un candidat à chaque scrutin majoritaire, a une fois de plus torpillé les chances du ticket bourgeois, déjà plombé par la candidature du PDC Jean-Pierre Jobin, novice en politique et rattrapé par la note astronomique de sa fête de départ de l'aéroport. «Les électeurs UDC ont voté massivement pour leur candidat et n'ont que très peu modifié leurs bulletins. J'en ai fait les frais», constatait la libérale Martine Brunschwig Graf.
Pas de révolution de palais
Lundi pourtant, dans les états-majors des partis, on n'évoquait encore ni révolution de palais, ni stratégie concertée pour tenter d'inverser la tendance et neutraliser l'UDC.
Philippe Glatz, le président du PDC trouvait même des motifs de satisfaction dans les résultats: «Nous n'avons pas réussi à capitaliser le vote des électeurs émotionnels, qui sont venus gonfler le taux de participation au profit de l'UDC et des Verts, mais notre électorat de base a progressé.»
Ces explications ne pèsent pas lourd face au raz de marée de l'UDC. Le parti occupe la première place dans vingt-quatre communes, laissant la préséance au PS dans cinq d'entre elles, dont la Ville de Genève, au PDC dans trois, et aux libéraux dans onze communes.
A l'heure du bilan, l'Entente admet avoir raté sa campagne et payé le prix de ses divisions. Les partis relèvent aussi la nécessité d'adapter leur manière de communiquer, face au matraquage efficace de la droite dure. «Le défi, c'est de trouver un discours simple, tout en montrant que l'on ne peut pas régler certains problèmes en deux coups de cuillère à pot», relève Martine Brunschwig Graf. Dans le camp libéral-radical, on met aussi l'accent sur les avantages qui pourraient découler d'une fusion des deux partis, en limitant le morcellement du centre droit.
Au-delà, une remise en question sur le fond s'impose, admet-on: «Il faut oser s'aventurer sur le terrain de l'UDC, avoir un discours plus incisif, définir des projets plus précis», affirme Bernard Favre, le secrétaire général du Parti radical. «On se fourvoie lorsque l'on recherche le consensus à tout prix, renchérit Michel Halpérin, le président du Parti libéral. Il faut prendre le risque de déplaire, de parler de sécurité, de s'occuper du destin des gens dans ce pays, pas seulement d'idées en l'air.»
Autrement dit, emboîter le pas à l'UDC? «Non, nous devons le faire avec nos principes», assure Michel Halpérin, qui relève, comme ses alliés, des divergences insurmontables avec la droite dure, sur l'immigration ou l'ouverture européenne.
Comme au lendemain des municipales, les fronts sur la question d'un éventuel rapprochement de l'Entente avec l'UDC restent figés. Alors que certains députés libéraux appellent à une alliance avec le parti, et que Michel Halpérin se dit prêt à considérer l'éventualité d'une Entente élargie, «puis qu'il s'agit seulement d'un accord électoral», radicaux et libéraux envisagent uniquement des collaborations ponctuelles. L'UDC, elle, compte obtenir gain de cause à l'usure: «Nous continuerons à lancer des candidats tant que l'Entente n'aura pas écarté le PDC pour nous intégrer», explique Yves Nidegger, nouvel élu du parti au Conseil national.