Les alliances PSS et UDC embarrassent-ils davantage le PSS que l'UDC?
Depuis des années, le Parti socialiste suisse mène systématiquement une opération visant à diaboliser l'UDC afin de faire taire les vagues critiques de ce dernier contre le socialisme. Ainsi, cela évite d'élaborer un programme de critiques précises et fondées, et le PSS et ses nombreux agents dans la presse et dans l'audio-visuel accolent par la vieille méthode de l'amalgame toutes actions de l'UDC à du fascisme. Ainsi, d'une pierre deux coups, en plus de rendre inaudible le point de vue de l'UDC, cela permet au Parti socialiste suisse de cacher sa complaisance avec le fascisme rouge, le communisme. Hier comme aujourd'hui le Parti socialiste suisse soutient des régimes communistes ou fait silence sur les crimes qu'ils commettent, de Cuba à la Chine communiste, en passant par le Vietnam et la Corée du Nord. Précisément, étudier les actions de Micheline Calmy-Rey contre le Tibet, pour des projets de coopération et d'aide à Cuba.
Evidemment, c'est du pain béni pour l'extrême-gauche qui reprend la poligne élaborée par le Komintern en 1928, c'est-à-dire la ligne de Staline, Trotski étant en indisponibilité, Zinoviev et Boukharine gardés au chaud en vue de leur procès qui sera dans les 24 heures de leur exécution. En résume: feu sur les social-traîtres qui servent le grand capital au lieu de servir les travailleurs!
UDC et PS, les alliances qui embarrassent le centre droit
LeTemps.ch, Valentine Zubler, mercredi 10 mars 2010
Limitation des bonus des dirigeants, affaire Finma-UBS, armée: les alliances contre nature se multiplient. Quelles conséquences dans la perspective des élections de 2011?
Ceux qui fréquentent assidûment la salle des pas perdus du parlement le constatent. Ces derniers temps, la cheffe du groupe socialiste aux Chambres, la Bernoise Ursula Wyss, discute fréquemment avec des élus de lUDC. Au grand dam des partis du centre, qui observent avec inquiétude la multiplication des alliances contre nature entre la gauche et la droite dure.
Autrefois limité à la politique de sécurité, voire ponctuellement au dossier agricole, le phénomène, fruit de la polarisation, se répète de plus en plus fréquemment depuis 2003. Et connaît une nette accélération avec la crise financière et le «retour aux affaires» opéré par Christoph Blocher. Dernier exemple en date: laccord relatif à la transmission de 4450 comptes UBS aux Etats-Unis, qui doit être soumis au parlement en juin prochain, et que les socialistes et lUDC menacent de refuser sils nobtiennent pas satisfaction.
Limitation des bonus des dirigeants, redimensionnement des grandes banques, initiative Minder sur les rémunérations abusives, volonté dinstituer une Commission denquête parlementaire (CEP) pour faire la lumière sur laffaire Finma-UBS: «Lentement, les alliances contre nature sétendent à tous les sujets et le poids politique se déplace», déplore le président du PLR, Fulvio Pelli. «Les partis des pôles assument de moins en moins leurs responsabilités, renchérit son homologue au PDC, Christophe Darbellay. Le centre droit, majoritaire aux Etats, ne se suffit pas à lui-même au National.»
Ensemble, le camp rose-vert et lUDC totalisent une majorité de 124 sièges à la Chambre basse. Le PDC, le PLR et le Parti bourgeois-démocratique (PBD), 76. De quoi mettre la pression sur le centre droit. «Cest vrai, en ce moment, il y a plus dalliance contre nature entre le PS et lUDC quavant», convient le démocrate du centre thurgovien Peter Spuhler. «Mais elles restent exceptionnelles et ciblées. Concernant linitiative Minder, il était important pour nous dagir afin que ce problème ne soit pas réglé au niveau constitutionnel, mais légal.»
Pour le président du PS, Christian Levrat, il faut distinguer les alliances contre nature, qui ont par exemple permis de torpiller la loi sur larmée en juin 2009, des revirements de la droite sur certaines questions financières. «LUDC, sur la question des bonus, ou le PLR avec sa stratégie de largent propre, adoptent là des positions qui sont historiquement les nôtres.» Satisfait, le socialiste fribourgeois y voit dailleurs un succès pour son parti. Eprouve-t-il un malaise à sacoquiner avec lUDC? «Franchement, le PS aurait mauvaise grâce à se lamenter de ne plus être minoritaire», répond Christian Levrat.
Une question se pose toutefois: quelles peuvent être les conséquences de ces alliances atypiques pour les partis dans la perspective des élections fédérales de 2011? UDC et PS risquent-ils den payer la facture? Selon le politologue bernois Hans Hirter, tout est affaire de mesure. «De manière générale, lélectorat ne sanctionne pas les alliances contre nature. Sauf si les manuvres sont difficiles à comprendre. Ainsi, les électeurs de lUDC avaient peu goûté le torpillage de la loi sur larmée visant à embêter Samuel Schmid (ndlr: alors ministre de la Défense).» De même, poursuit Hans Hirter, selon qui le phénomène risque de sintensifier dici à 2011, une répétition des blocages peut, à terme, lasser lélectorat et renforcer les partis du centre.
Aux yeux du politologue, le PS court un plus grand risque que lUDC à frayer avec ladversaire. Et Hans Hirter de citer la conférence de presse réunissant Christoph Blocher, Christian Levrat, et Nicolas Hayek, en septembre dernier, contre le gigantisme des banques. «Pour certains électeurs du PS, cette image va trop loin. LUDC, dont lélectorat est moins intellectuel, arrive mieux à tirer son úépingle du jeu. Le message de Christoph Blocher consiste à dire: «LUDC impose son point de vue, peu importe ce que fait la gauche.»
Christian Levrat admet que la rencontre Levrat-Blocher-Hayek na pas enchanté tous les socialistes. «Le PS sétait posé la question de la pertinence de cette action. En fin de compte, nos militants ont compris la nécessité de cet acte symbolique, qui a eu les effets escomptés. Même si nous ne devons pas oublier qui est Christoph Blocher et sil nest pas question pour nous de nous allier à lUDC.»