Les relations multiples et continuelles entre le Parti socialiste suisse avec Moscou
De nombreux dirigeants importants du Parti socialiste suisse, tels que Dicker, Nicole, Humbert-Droz, étaient des agents de Moscou, ce qui ne posaient pas de problèmes à ce parti quand bien même la rivalité entre la IIe Internationale ouvrière et la IIIe Internationale communiste était souvent à couteaux tirés.
Dès la fin de la Première guerre mondiale, Dicker, membre influant du parti socialiste de Genève, était un agent de la Moscou bolchevique.
Fritz Platten, membre influant de la direction du Parti socialiste suisse, membre du Comité d'Olten, était sans l'ombre d'un doute un agent de Moscou.
Willy Münzenberg, allemand, fut un influant dirigeant des Jeunesses socialistes dont une partie fera scision pour former la section suisse de l'Internationale communiste.
Aveugle et/ou complice?
Le Parti socialiste suisse a toujours, dès 1922, agit pour l'établissement des relations diplomatiques avec le régime bolchevik, relations interrompues suite au pillage de la Légation suisse de Petrograd en juillet 1918, action violente de la Tchéka durant laquelle un employé consulaire permit la vie. En représailles, la mission Berzine installée à Berne avait été expulsée de Suisse. Evidemment, le Parti socialiste suisse protesta, défendant les intérêts des bolcheviks au détriment de ceux de la Suisse.
Pendant plus de 10 ans au moins, la presse socialiste chantaient des louanges sur l'oeuvre de Lénine, commémorant chaque 24 janvier, la perte du grand homme.
Les agents de Moscou dans le Parti socialiste suisse et dans les Jeunesses socialistes n'ont été exclus qu'en novembre 1939.
Jules Humbert-Droz, ancien socialiste, soi-disant en rupture avec Moscou, est accueilli en 1940 par le Parti socialiste suisse qui lui donne des importantes responsabilités dans la presse et dans le parlement. A aucun moment, il n'y a jamais eu de soupçons que la rupture assez facile de Jules et Jenny Humbert-Droz, alors que de nombreux autres renégâts ont été assassinés, que cette rupture n'aurait été qu'une comédie, afin que les Droz puissent agir comme agent de Moscou au sein du Parti socialiste suisse. A signaler que les Droz n'ont jamais dénoncé les nombreux crimes de Staline. Curieux tout de même!
Alors que le Parti du Travail était en perte de vitesse, la présence dans la direction du Parti socialiste suisse d'un agent très bien formé par ses 15 ans de Komintern était un atout précieux pour Moscou.