Quand le Parti socialiste genevois (PSG) était le larbin de Staline.
Dans les années 30, le PSG avait comme chef Léon Nicole mais celui qui tirait les ficelles, c'était Staline, le chef du Komintern. Le contenu de sa presse, Le Travail (le Droit du Peuple dans le canton de Vaud), et celui de ses tracts étaient une propagande constante en faveur de l'URSS. Nicole, admirateur enthousiaste de Staline, publia même un livre sur son voyage en URSS. En plus, le PSG participe aux opérations secrètes décidées à Moscou. Et par dessus le marché, le PSG, bien plus puissant que le Parti Communiste Suisse (PCS), envoie à Moscou des Suisses (70 Suisses membres du Komintern) qui croyaient aller rejoindre le paradis des travailleurs, mais qui furent rapidement expédiés au goulag. Quelques uns en réchappèrent et purent revenir en Suisse comme Yvonne Bovard, mais restèrent dans un mutisme complet, soit par un sentiment de honte pour s'être fait le complices de tant de crimes, soit parce qu'ils avaient bien compris que s'ils disaient la vérité, ceux qui les avaient connus en URSS seraient liquidés. La terreur soviétique s'étendait jusqu'en Suisse, ce que savait pertinemment Jules Humbert-Droz et les autres agents du Komintern!
Dans d'autres cantons (VD, NE, VS, etc...), le même courant agissait pour que le Parti socialiste suisse ou sa plus grande partie rejoigne le Komintern. La lutte faisait rage sous la direction de Moscou. Rappelons qu'il y avait en même temps un parti communiste suisse (PCS), véritable officine de Moscou, mais qui avait moins de poids en Suisse que les nicolistes à travers le PSS.
Il fallait faire un effort pour ne pas le comprendre, mais le PSG jouait au compagnon de route, c'est-à-dire en soutenant totalement l'URSS, tout en niant une adhésion au Komintern. Nicole publiait le récit de son voyage en URSS (février 1939 - juste après la Grande terreur, mais il n'a rien vu), le journal du PSG, Le Travail, ne manquait pas une occasion de célébrer les réussites de la construction du socialisme en Union soviétique et de nier les nouvelles évoquant fusillades, déportations et famine. Et aujourd'hui, on tente encore d'excuser cette complicité odieuse à un régime inhumain par l'«antifascisme». Mais est-ce recevable de lutter contre un mal, le fascisme, pour soutenir un mal encore pire, le communisme. Rappelons sans vouloir minimiser et encore moins excuser les nombreuses exactions de Mussolini que, sous la dictature fasciste en Italie, il y a eu environ 20 assassinats politiques et que, durant cette même période, 20 millions en URSS sont morts de famine, de déportations, fusillés ou encore de chagrin. Car on ne parle jamais des individus qui meurent, victimes de la société inhumaine engendrée par la «grande révolution d'octobre», en fait un coup de force contre une assemblée constituante démocratiquement élue, mais dans laquelle les bolchéviques étaient très minoritaires! Et encore moins de ceux qui se sont suicidés, comme les poètes Essennine et Mayakovski. Dès le départ, Lénine a été le fossoyeur du printemps démocratique de 1917 et la longue agonie de la Russie bolchevik a commencé en octobre 1917!
En fait, l'antifascisme a été un moyen, pour Staline, de détourner l'attention des nombreux massacres de masse que le PCUS (Parti Communiste de l'Union soviétique) organisait en URSS. Et le «petit père des peuples» a pu compter sur de nombreux imbéciles qui sont tombés dans ce panneau, en plus de ceux qui ont joué cyniquement leur rôle dans cette sinistre imposture (Aragon, Rolland, Sartre, Eluard, Picasso, etc). Aujourd'hui encore, l'«anti-fascisme» permet aux Jeunesses socialistes suisses (et à de nombreux autres
) de faire détester Pinochet tout en soutenant Castro qui est bien plus malfaisant pour le peuple cubain que ne le fut Pinochet pour le peuple chilien. Les «progressistes» utilisent les mêmes vieux trucs toujours pour tromper et aider ainsi les tyrans de gauche, ce qui leur permet de rester au pouvoir.
Dans les années 30, l'«anti-fascisme», c'était dénoncer Hitler pour servir Staline, vitupérer contre l'Anschluss (l'annexion de l'Autriche), vomir contre les Munichois, stigmatiser les gangsters Hitler et Mussolini, mais quand Hitler et Staline se partagèrent la Pologne, par le pacte de non-agression qui permis à Hitler d'avoir la sécurité à l'est pour pouvoir attaquer à l'ouest, alors l'URSS aurait gagné la paix. Sans blague! C'est Staline qui, en signant ce pacte avec Hitler qui déclencha la Seconde Guerre mondiale. Toute la propagande des années 1930 n'avait été qu'un vaste et longue imposture. Staline était bon comme l'écrit Heinrich Mann. Quand l'URSS annexe l'est de la Pologne, la Moldavie, les trois pays baltes, attaque la Finlande, les champions de l'«anti-fascisme» trouvèrent toujours de nombreux arguments pour justifier ces agressions. Telle était la ligne du Parti socaliste genevois exprimée quotidiennement dans Le Travail: le mensonge jusqu'à la nausée et la négation des crimes communistes. Que des millions de gens (ouvriers, paysans, etc.) vivent dans la misère et la terreur, les socialistes s'en foutaient complètement!
Toujours le mensonge, dans un monde de dupes: Nicole et l'«épisode Gertrude Duby»
Et aujourd'hui encore, l'«anti-fascisme» utilise chaque année le drame du 9 novembre 1932 pour faire croire que le PSG, dans ces années-là, était contre la barbarie alors qu'il fut le complice de tant de crimes. L'«anti-fascisme», le comble de l'hypocrisie permet à des tyrans de pays socialistes de poursuivre leurs crimes. Et pour ceux qui en douteraient encore, sont publiés des articles repris de journal. Bien sûr, on vous dira que Nicole, Dicker et Vincent n'était pas la ligne du PSS, ce qui était vrai puisque Nicole en fut exclu (le 16 septembre 1939, il en a fallu du temps
), mais à Genève, les larbins de Staline constituaient la très grande majorité du PSG et des syndicats; seule une très petite minorité, courageuse, conduite par André Oltramare, s'opposait aux hitléro-staliniens, ainsi qu'était qualifié le courant nicoliste par le Parti socialiste suisse.
En complément: l'étude de Brigitte Studer "Les communistes genevois, Léon Nicole et le Komintern dans les années trente".
![]() |
Journal de Genève, du 27 mai 1932 Le PSG complice doublement actif de l'horreur soviétique en faisant une propagande mensongère et en disqualifiant les appels au secours et les massacres!!! «Le Komintern a prescrit à tous les partis communistes européens de surveiller
». Ce qui signifie que les agents du Komintern ont reçu le même ordre. Léon Nicole, Jean Vincent, et d'autres à Genève savaient donc qu'en URSS, des dizaines de millions souffraient de la pénurie alimentaire et que des millions allaient en mourir. Non seulement, ils se sont tus, mais ils ont dénoncés les journaux qui en parlaient et de plus, le quotidien Le Travail du parti socialiste genevois continuaient à chanter les victoires produits par le1er plan quinquénal et la collectivisation. Léon Nicole, Jean Vincent, la direction du PSG et la rédaction du Travail sont complices jusqu'à l'abjection des millions d'assassinats commis au début des années 1930 en URSS, comme ils l'ont été pour ceux commis durant les années 1920 de même pour ceux commis durant la Grande Terreur de 1937-38. Le Journal de Genève, dès mai 1932, publiait des dépêches indiquant qu'au Caucase, à la frontière russo-iranienne, en moldavie transnistrie, en Ukraine, la famine provoquait des émeutes réprimées sauvagement par le GPU Jusqu'à l'attaque allemande, le 21 juin 1941, le régime soviétique avaient assassinés de 15 à 20 milllions d'hommes, de femmes et d'enfants principalement par la famine, puis par les fusillades et par la mort en déportation. Sans compter ceux qui, comme Mayakovski, s'était suicidé. |
Pour détourner l'attention de l'URSS afin que ce régime puisse continuer à déporter, affamer, fusiller, une grande opération de diversion sur les conséquences du Krach boursier de 1929 aux Etats-Unis. "Les raisins de la colère" et d'autres livres sont portés au pinacle pour montrer l'horreur du capitalisme et détournant l'attention de celle, encore bien pire et sans commune mesure, de la construction du socialisme.
NDLR: Lire Le Travail fait comprendre à quel point le PSG était inféodé à Staline. Si vous souhaitez vous faire votre propre opinion, l'accès aux fac similé d'articles vous le permet. Ils dénoncent l'escroquerie de l'«antifascisme» pas parce qu'il dénonce les crimes du fascisme, mais parce que l'«antifascisme» couvre et se rend ainsi complice des millions de crimes qui étaient commis, au même moment, en URSS. Si vous pensez que le choix est partial, Le Travail est consultable à la BPU, salle des pédiodiques dite salle Moynier, sous la référence Rc 428. Et n'oubliez pas que durant les années 30, celle de la victoire du socialisme en URSS, à travers la terreur quotidienne, la grande famine d'Ukraine, les purges de 1936-37, les procès dont seuls les 3 de Moscou sont connus, plus de 15 millions périrent, mais cela, Le Travail ne le dit pas.
Le PSG ose offrir en 2007 un apéritif au "monument à la mémoire du 9 novembre 1932" alors qu'il fut co-responsable de la tragédie, Léon Nicole fût condamné pour cela. Ni vergogne, ni respect pour les 13 morts et les 65 blessés!

La Tribune de Genève, le 13 septembre 1932
| Journal de Genève, 18 avril 1933.«Au Congrès socialiste français. La présence de M. Léon Nicole provoque un vif incident» En présence de Déat, on annonce la présence, parmi les délégués étrangers, de M. Léon Nicole, du parti socialiste suisse, qui est vivement applaudi. On chante l'Internationale. Le président voulant faire monter M. Nicole sur l'estrade, M. Grumbach proteste vivement en disant: "Demandez-lui s'il fait partie du parti socialiste. Je proteste contre sa présence à ce congrès. Nicole a été renié par nos amis suisses parce qu'il avait partie liée avec les communistes et qu'il avait versé du sang". M. Grumbach est vivement pris à partie et l'on de la peine à rétablir l'ordre.» |
||||||
| Le Travail 1934. Le quotidien du Parti socialiste genevois stigmatise les exactions contre les Chrétiens en Allemagne nazie mais nie celles encore bien pire en URSS. | ||||||
|
Avant le pacte Hitler Staline, stigmatisation des exactions nazies en Allemagne et celles de l'Allemagne nazie à l'étranger (Espagne, Tchécoslovaquie), ce qui est très bien, mais silence sur l'URSS où de nombreux crimes sont également sont commis. Cela rend suspect cette dénonciation et lui ôte toute valeur.
|
||||||
|
Le Travail fait constamment de la propagande pour l'URSS où tout va bien.
|
||||||
| Le Travail publie le 19.02.1938 "le passage le plus important de la lettre de Staline". Il s'agit de "Le triomphe du socialisme dans notre pays...". Quelle chance ils ont ces Soviétiques, enfin ceux qui ont survécu... Car, de la Grande Terreur, le Travail n'en parle pas! | ||||||
|
Le procès de Moscou de mars 1938 couvert par celui de Zürich. Le premier occupe 4 petits articles durant le mois de mars 1938, mais le second de nombreuses pages.
Comment le Travail a couvert le procès de Moscou de 1936. Au même temps, la machine de propagande qu'est Le Travail fait un éditorial (25.08.1936). "En Union soviétique: Diminution de la criminalité". Quelle cynisme quand on sait que 2'000 personnes, au moins, étaient fusillées chaque jour! |
||||||
|
En contre point, le procès de Moscou vu par le Journal des Nations qui affirme que les accusés sont terrorisés, ce qui est totalement véridique. Mais la Ligue des droits de l'Homme ne l'a pas remarqué, corrompue par le marxisme.
|
||||||
|
Pour l'établissement de relation diplomatique entre la Suisse et l'URSS, Le Travail mène une action permanente de sappe contre le conseiller fédéral, Motta, l'homme à abattre. Après la campagne de haine contre Musy, à cause de sa courageuse lutte contre le Komintern.
|
||||||
|
Léon Nicole: Mon voyage à Moscou en février 1939, juste à la fin de la Grande terreur de 1937-38. Cet ouvrage confirme que le chef du PSG fut le larbin de Staline et complices de ses crimes.
|
||||||
|
||||||
|
Après le pacte Hitler Staline, fin de la stigmatisation de l'Allemagne nazie. Le Travail (28.09.1939) va jusqu'à affirmer que «l'Allemagne a rompu sur bien des secteurs avec le régime capitaliste.» Ci-dessous deux articles montrant la différence entre l'agression allemande contre l'Autriche et la "libération" de l'Ukraine occidentale, le 24 septembre 1939.
|
||||||
|
||||||
|
||||||
| Nicole voyait des fascistes partout sauf le matin dans son miroir quand il se rasait. Selon Le Travail, voici les journaux fascistes: la Tribune de Genève, Le Courrier, La Suisse et le Journal de Genève. Et le pire, c'est que l'«antifascisme pro-stalinien» fut une belle escroquerie! qui permet à Staline de déporter, d'affamer, de fusillier des millions d'innocents en toute tranquillité. | ||||||
|
Après l'attaque soviétique du 17 septembre contre une Pologne brisée par l'agression nazie, l'URSS fait une "campagne" en Pologne, ses troupes sont accueillies fraternellement. Les exécutions et les déportations font la joie du peuple. Et il y a des gens qui osent comparer le nazisme et le communisme? Ce ne peut être que des "sales réac"!
|
||||||
|
Le 16 septembre 1939, la veille de l'agression soviétique contre la Pologne, le PSS exclut Nicole.Ce dernier et ses nombreux partisans continuent à soutenir le pacte germano-soviétique. L'URSS a envahi la Pologne, mais Le Travail n'en parle pas. L'événement, c'est le recours au congrès pour exclure l'hitléro-stalinien Nicole. Alors que le peuple subit la double agression de l'Allemagne nazie et de la Russie soviétique, les dirigeants du parti socialiste suisse se crèpent le chignon. C'est beau la solidarité! La lutte à couteaux tirés entre le PSS et les hitléro-staliniens, vue par Le Travail.
|
||||||
Le Travail lundi 18.09.1939. Le première page est consacré aux tensions dans le PSS mais pas un mot sur l'agression soviétique contre une Pologne brisée par l'agression hitlérienne. Le Travail dénonce Le bourrage de crâne de ceux qui ont annoncé que l'URSS a agressé la Pologne. Le sommet du cynisme dans un journal qui en dégouline chaque jour. Le Travail révèle à quel point le PSG était pourri par le marxisme-léninisme-stalinisme et les syndicats de Genève tout autant. Normal puisque les PSG les contrôlait. Quant aux lecteurs du Travail, cela fait tellement de temps qu'ils gobent tout: la misère de la Suisse capitaliste vomi quotidiennement face au paradis soviétique des travailleurs!

Face au pacte germano-soviétique, Le Travail travaille pour Moscou, en bon larbin de Staline. Depuis la signature du pacte germano-soviétique, le quotidien du parti socialiste genevois va prendre cause pour les différentes et successives "explications soviétiques" justifiant l'accord entre les deux dictateurs et la "libération" par l'Armée rouge (et le NKVD) de la Pologne orientale. Ainsi l'URSS n'envahirait pas la Pologne orientale, mais libèrerait les Russes. De plus, les troupes soviétiques ne sont pas entrées en Pologne, mais en Ukraine occidentale.Le même jour, la propagande soviétique fait croire à une «Violente répression hitlérienne» en Bohême et Moravie, pour faire diverser et cacher la violente répression soviétique en Pologne orientale. En résumé, l'URSS a sauvé la Paix et les fauteurs de guerre sont les capitalistes de la City. Pour suivre les changements de ligne pour suivre Moscou avec lequel le quotidien du parti socialiste genevois était en relation par telex.

"Huit jours qui ébranlent le monde" et "Le recours de Léon Nicole" se partagent la une du Travail, le 27 septembre 1939. Ces titres reflètent la mégalomanie de Nicole et le délire du PSG, un défaut permanent de la gauche genevoise. Une anthologie de mensonges, Le Travail du 27.09.1939, pour parler des pressions soviétiques sur l'Estonie, des luttes internes dans le PSS selon Nicole et enfin, du voyage de von Ribbentrop à Moscou.
Et le Parti communiste polonais? Le PCP a été liquidé au cours des purges de 1936-38. Et Katyn, la liquidation de 20'000 prisonniers de guerre polonais? Ce n'est pas en lisant Le Travail que vous le saurez.
Vous pensez que la collusion entre les bons socialistes et les méchants communistes serait enfin terminée, en janvier 2006, le Conseil de l'Europe, à cause du groupe socialiste, refuse de condamner les crimes communistes. Et ne compter pas sur les socialistes et l'Internationale socialiste pour dénoncer la Chine communiste, la Corée du Nord, Cuba etc, pays dans lesquels leurs leaders se rendent en visite officielle et ne trouvent rien d'anormal. Le sommet de la veulerie et de l'hypocrisie, Micheline Calmy-Rey, heureuse de son voyage en Chine populaire.