Romano Prodi, cheval de Troie des communistes
Selon Wikipédia
16 octobre 2005, lors de primaires inédites en Italie, Romano Prodi a été élu comme leader de la gauche pour les élections législatives d'avril 2006, fondant ainsi l'Unione, une coalition de centre-gauche rassemblant des partis allant de l'extrême gauche au centre.
Les 9 et 10 avril 2006, l'Union gagne de justesse les élections législatives 2006 en Italie, avec une majorité de 63 sièges à la Chambre (plus un indépendant) et de 2 sièges au Sénat. Romano Prodi succède ainsi à Silvio Berlusconi à la présidence du Conseil le 17 mai 2006. Sa majorité, pourtant vivement contestée par Berlusconi, qui en conteste la légitimité, réussit à élire à la présidence de la République Giorgio Napolitano (81 ans, le premier post-communiste à accéder à la plus haute charge de la République), puis à élire les présidents de la Chambre des députés (Fausto Bertinotti, leader communiste du Partito della Rifondazione Comunista) et du Sénat (Franco Marini, ancien leader syndical).
Romano Prodi obtient également des succès, bien plus marqués, contre la droite de Berlusconi aux élections administratives de mai 2006 et au référendum de juin 2006, où 62 % des Italiens ont rejeté une réforme de la Constitution voulue par le gouvernement Berlusconi et votée uniquement par ses parlementaires (ce qui a rendu nécessaire le référendum pour la confirmer ou la repousser) afin de favoriser les régions du Nord, plus riches, en excluant la possibilité pour les citoyens de se faire soigner dans des Régions différentes de celle où l'on vit, et effacer la plupart des pouvoirs du président de la République pour les confier au Premier ministre. Ces deux votes auraient dû, selon les intentions de Berlusconi, sûr de gagner, faire tomber le gouvernement Prodi qui en sort plus fort qu'avant.
Se retrouvant en minorité au Sénat sur sa politique extérieure (en Afghanistan), il présente la démission de son gouvernement le soir du 21 février 2007. Le président de la République italienne Giorgio Napolitano annonce le 24 février 2007 qu'il refuse sa démission et lui demande de présenter son gouvernement devant le Parlement pour obtenir la confiance (162 voix pour, 157 contre au Sénat ; sans formalité à la Chambre). Après cette crise, son gouvernement semble renforcé, malgré l'exiguïté de sa majorité sénatoriale.
Il est controversé en raison de son appui aux unions civiles pour les homosexuels. Cela l'a mis en conflit avec l'Église et lui a coûté des soutiens politiques qui lui étaient critiques.
La crise italienne
Le jeudi 24 janvier 2008, Romano Prodi est ébranlé par le vote de confiance négatif asséné par le Sénat. Pourtant, il avait facilement obtenu la confiance durant le vote de la Chambre des députés, qui l'avait approuvé 326 voix en sa faveur et 275 contre. Finalement, au Sénat, 161 sénateurs ont désavoué M. Prodi tandis que 156 lui ont accordé leur confiance. Avec une majorité validée à 160 voix, le gouvernement a vu sa déchéance à une voix près.
Romano Prodi avait refusé de démissionner, comme certains de ses alliés et le Président Giorgio Napolitano lui avaient conseillé de faire, et voulait à tout prix affronter le Sénat, jusqu'au bout. Après l'échec, il a donc présenté sa démission au Président italien, le jeudi 24 janvier 2008. Il annonce peu après vouloir se retirer de la vie politique.