Le Travail, 7.03.1938. "L'Autriche aussi n'a ce qu'elle mérite". "L'indépendance politique de l'Etat autrichien fut blessée à mort non pas à Berchtesgaden, où Schuschnigg reçut pendant sept heures, sur sa pauvre tête d'employé autrichien bien élevé mans âme, l'averse de l'éloquence épileptique de Hitler. L'Autriche indépendante signa son arrêt de mort lorsque le prédécesseur de Schuschnigg, Dollfuss, trouva dans les encouragements du fascisme italien le triste courage de faire bombarder, jeter en prison, en exil, les démocrates sociaux autrichiens, qui seuls auraient pu bâtir, avec lui, une tranchée invisible contre l'avance de la démagogie païenne installée à Berlin." C'est l'aveu de la stratégie visant à faire l'amalgame entre Dollfuss et Motta, et par conséquent pour le faire déconsidérer et l'obliger à démissionner.

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