Sous l'apparance de manifestions de soutien avec les Birmans, victimes d'une junte confisquant le pouvoir par un coup d'état en 1962 pour appliquer la "voie birmane au socialisme", la gauche fait sa publicité pour les élections du 21 octobre 2007


Samedi 29 septembre 2007, 12H30, Place Neuve, Genève

L'AMNESIE ET L'HYPOCRISIE HABITUELLE DU PSG

La présidente du PSG (parti socialiste genevois) fait un discours stigmatisant la cruelle et sanglante répression s'abattant contre un mouvement populaire qui tente de faire cesser la dictature que la junte impose aux Birmans afin de conserver son pouvoir absolu. Elle omet de dire que la contestation menée par les bonzes de ces jours est le résultat de décennies d'opposition et de lutte contre la junte qui, sans arrêt, tente de la détruire. Malgré cette répression dure, ces derniers jours, des Birmans ont réussi à manifester en grand nombre. Laurence Fehlmann Rielle profite pour faire de la publicité pour le Conseil des Droits de l'Homme en oubliant que cet organisme se moque de la situation dictatoriale dans ce pays depuis 45 ans et pour cause, en son sein, il y a de nombreux régimes du même acabit, en majorité socialistes. Ensuite elle fait un insistant coup de brosse à reluire pour la socialiste Micheline Calmy-Rey qui fait semblant de défendre les Droits de l'Homme en Birmanie, mais aussi au Tibet, en Chine populaire, à Cuba et en Corée du Nord.

Et comme par hasard, Laurence Fehlmann Rielle (sur l'échelle) oublie de rappeler que cette junte est la continuation de celle qui, en 1962, à pris le pouvoir par un coup d'état pour imposer la voie birmane au socialisme. Résultats: parti unique, destruction de l'économie privée, exil forcé, terreur et misère, le résultat habituel de la construction du socialisme. En fait, tous ne tombe pas dans la misère ou sont forcés à l'exil, les dirigeants du Parti du programme socialiste birman (PPSB), eux, vivaient très bien. Et en plus, ils pouvaient compter sur l'Internationale socialiste, sur la gauche et sur Amnésie internationale pour ne pas être dérangé dans leur lucratif contrôle du pays.

Pendant des années, de 1962 à 1988, le PSG et PSS ont pratiqué l'amnésie sur ce régime socialiste appliquant les mesures habituelles de toute démocratie socialiste: répression, nationalisation, embrigadement forcé, travail forcé, misère et terreur. Depuis l'auto-dissolution du parti socialiste birman en 1988, sa junte a oublié le socialisme tout en maintenant le système et en conservant le pouvoir même quand elle a nettement perdu les élections de 1992.

La Birmanie n'étant plus la victime d'un régime socialiste, la gauche commence alors à dénoncer ce régime alors qu'elle en fut complice, par son silence, pendant 26 ans. L'important n'est pas d'être solidaire avec un peuple victime d'un régime sanglant, l'important c'est de conserver l'image du socialisme, le faux amis du peuple, mais qui sert les intérêts d'une coterie, la gauche caviar. Cette manifestation permet de faire croire que le PSG soutient l'opposition birmane, le PSS par Micheline Calmy-Rey tout en profitant de cette opportunité pour faire de la pub en faveur des candidats de la gauche et des verts au Conseil national.!

Aider réellement le peuple birman, c'est dénoncer "la voie birmane au socialisme" qui détruisit la société civile au profit d'une clique qui pilla le pays et qui fait tout pour garder leurs privilèges, leur pouvoir et leur fortune.


A Gauche, le parti Libéral qui ne se soucie absolument pas de la liberté des Birmans et des autres non plus, et qui est absent comme d'habitude. Et à droite, les hypocrites du PSG, ses candidats au Conseil national, Sommaruga, Rielle, Bernasconi et la modeste Maury Pasquier étaient présents, bien en vue, à cette manifestation.

En fait, le moteur de ces manifestations (il y en a une série dont une lien avec une session du Conseil des Droits de l'Homme) est Amnesty International, organisation contrôlée par l'International socialiste après avoir été aux mains de Moscou.

A noter quelques représentants d'«A gauche toute» qui devrait comprendre que la Birmanie est déjà victime aussi d'un parti qui a imposé, par la force, un programme comme celui d'«A gauche toute». Sous le prétexte fallacieux de défendre le peuple, niant les catastrophes humaines engendrées par la politique socialiste marxiste durant tout le XXe siècle, des partis persistent au mépris des intérêts des peuples dont ils prétendent être solidaires.

La junte bousculée par des manifestations massives dans les rues a usé de la force brutale pour arrêter cette contestation visible. Ceci fait, au début octobre, la police et les services secrets peuvent alors, à l'abri des caméras, peuvent alors massivement arrêter, emprisonner, torturer et même assassiner. Et ce n'est pas la visite d'un envoyé spécial du secrétaire du Conseil de sécurité qui empêche cet écrasement de la contestation civile. Les gesticulations de l'Onu, de l'Internationale socialiste, d'Amnisty International et du PSS-PSG ne servent qu'à duper l'opinion publique en faisant croire qu'ils agissent pour aider la lutte du peuple birman pour la liberté et la démocratie. Tout cela n'aide en rien les Birmans dans ces temps tragiques!

Retour