«Protocole oblige» pour faire croire que MCR est simple, proche du peuple et qu'elle doit subir ce protocole. [
] «le maire André Hédiger» dont on oublie qu'il est un stalinien (son parti, le PdT aussi) qui a toujours défendu l'URSS y compris quand l'armée rouge entre en Afghanistan pour "libérer" ce pauvre peuple qui l'a foutra à la porte à coups de rafales de Kalatchnikov, sans compter les autres crimes
[
] Suit une longue liste de la preuve d'une ferveur populaire, copie des journalistes des "démocraties populaires" accomplissant le devoir, celui de faire le culte du lider maximo, génie des Carpates, grand timonier ou "petit père des peuples", à savoir le méga-criminel qui tient le régime dans son pouvoir. Marie Prieur et Laurence Bézaguet, toute honte bue, font une lèche
pathétique et pitoyable! Et pour terminer, les témoignages à la gloire de
Un accueil de star pour Micheline
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Une nuée de journalistes et de photographes lont suivie tout au long de cette journée historique qui la menée de Berne à sa ville de cur.
De Berne à Genève marie prieur, Collaboration laurence bézaguet, Publié le 15 décembre 2006
Protocole oblige, c'est sur un tapis rouge que Micheline Calmy-Rey foule la terre genevoise en ce jeudi de fête. Il est 16h13. Sur le quai l'attend le maire André Hédiger, un bouquet à la main. Les élus de la Ville et du canton ne sont pas les seuls à l'accueillir. Dans le hall, des Genevois attendent impatiemment la vedette du jour derrière les barrières de sécurité: «Quel bonheur que ce soit une Genevoise qui préside la Confédération!»
Micheline Calmy-Rey © Pierre Abensur
Portant à bout de bras caméra, appareil photo ou encore natel, ils sont venus nombreux immortaliser l'instant. Au pied des escaliers, une délégation socialiste arbore fièrement la rose symbole du parti. «Vous êtes de celles qui osent, lance Dédé, dans son discours. Genève est fière de vous». Puis les fifres et tambours entonnent l'hymne national suivi du «Aux Armes Genève» interprété par la musique municipale.
Dehors, la foule s'amasse. Coincés entre les bus et les portes de Cornavin, des centaines de supporters sont venus acclamer leur présidente, seconde femme genevoise à accéder à la fonction suprême. Des enfants de Lancy, sa commune, forment tant bien que mal une haie d'honneur pour lui permettre de rejoindre le bus qui la mènera au Bâtiment des forces motrices. «Nous l'aimons.
C'est un moment de grande émotion, commente le conseiller d'Etat, Pierre-François Unger. C'est une femme entière, convaincue et extrêmement populaire qui a donné beaucoup de visibilité à la politique étrangère de la Suisse.» Une popularité qui n'a eu de cesse de se vérifier tout au long de cette après-midi de liesse populaire.
A 13 h 10 à Berne, l'«Extrazug», affrété pour ce périple princier patiente à quai. Mais Micheline Calmy-Rey n'a toujours pas pointé le bout de son nez. «La présidente n'est-elle pas encore arrivée?», s'enquiert Moritz Leuenberger jetant, un brin taquin, un coup d'il à sa montre. «Je suis triste parce que pour moi, cela signifie la fin», explique celui qui passera bientôt le flambeau. «Mais je suis heureux pour elle, s'empresse-t-il d'ajouter tout sourire. J'ai beaucoup à lui apprendre. On fait des leçons ensemble, surtout pour le protocole car c'est très dur».
13 h 15: toute de noir vêtue, la première dame du pays arrive enfin. Après avoir salué ses compagnons de voyage, elle pénètre dans un wagon, spécialement aménagé façon salle à manger et réservé à sa famille, au président du Conseil d'Etat aux conseillers nationaux genevois, au chef de l'armée et à la Chancellerie. Pendant ce temps, journalistes, photographes et cameramans trépignent dans le wagon voisin. «Aujourd'hui est une journée de fête, de rencontres avec les proches», souligne Lars Knuchel, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères, reléguant gentiment les médias au second rang.
13 h 25: pendant que des sandwichs au jambon et quelques bouteilles de vin défilent dans l'allée des parias, on débouche le champagne dans le salon VIP. Et on trinque: «à la nouvelle présidente bien sûr». A table, la star du jour est entourée, de son mari à gauche, de Charles Beer, à droite et fait face à Moritz Leuenberger. Dehors, le soleil illumine collines et montagnes. Micheline Calmy-Rey, quant à elle, rayonne.
Première escale: Fribourg. Les spectateurs découvrent en primeur son discours à l'attention de la population. Pour se remettre de ses émotions, l'oratrice croque une miniquiche et un bricelet singinois. «C'est un plaisir de parcourir cette route, ponctuée de jalons, tel Fribourg, une étape importante tant cette ville est un pont linguistique et culturel», glisse Micheline Calmy-Rey entre deux serrages de mains. Parvenant à se faufiler entre les gardes du corps à l'oreillette et les huissiers, quelques fans arrachent un autographe à la «star». Venue de Berne pour faire des commissions, Isabelle Oberson a profité de l'occasion: «C'est bien d'avoir de nouveau une femme et une Romande à la tête du pays. Même si je n'aime pas sa coupe de cheveux».
De son côté, Micheline remonte en voiture, rejoignant son mari qui n'a pas souhaité prendre un bain de foule. «C'est fou», s'exclame-t-il en observant l'accueil réservé à sa femme. A Lausanne, étape suivante du périple, la sur et la maman de la présidente l'accueillent. Cette dernière, remplie de fierté ne peut s'empêcher de pleurer à chaudes larmes en embrassant sa fille. Les Lausannois, interdits de quai, se contentent d'observer ce moment d'émotion, derrière les portes vitrées.
«Nous avons une longueur d'avance sur nos amis français, nous avons d'ores et déjà une femme à la tête de l'état», souligne le président du Conseil d'Etat vaudois. 15 h 10, il est temps de repartir. Vu le retard pris sur l'horaire, la pause suivante doit être écourtée. Les Versoisiens, venus par dizaines, n'aperçoivent la présidente que trois minutes montre en main. De retour dans le train, une voix annonce l'arrivée à Genève et conclut: «que la fête soit belle».
«Je vais déménager à Genève pour elle!»
Demir Konjuvca: «Ici en gare de Cornavin, rien n'est laissé au hasard pour accueillir Madame la Présidente. Les rampes d'escaliers doivent briller. Et je suis bien content de travailler aujourd'hui pour voir pour de bon Micheline Calmy-Rey. Elle fait du bon travail.» (lb)
Phyllis Coppel: «Mon mari travaille aux Nations Unies. J'avais très envie de découvrir cette politicienne qui incarne l'esprit de Genève. Elle peut apporter beaucoup pour la paix dans le monde. J'apprécie sa tolérance et sa grande liberté en matière de religion.» (lb)
Alain Decrausaz, président de la Compagnie de 1602: «Une cinquantaine de nos membres participent à la fête, cet après-midi, en formant des haies d'honneur. Nous sommes très fiers d'accompagner cette personnalité de qualité qui dit les choses comme elle les pense!» (lb)
Malick Camara: «J'uvre dans des associations socio-culturelles pour des enfants à Winterthour. Mais je vais venir vivre ici, car je suis quelqu'un de très spirituel et je sens le rayonnement de Micheline Calmy-Rey. Je suis vraiment décidé à déménager à Genève pour elle!» (lb)