Le Travail 22.02.1934. Sous le titre "L'Eglise et les sans-Dieu de Russie" en première page, un article signé par 3 lettres rapporte que: "Le dimanche 18 février 1934, 180 pasteurs des Eglises romandes s'étaient entendus pour une croisade contre les sans-Dieu de Russie."

Après une raillerie à propos de l'Autriche, cela continue: "Sur la base d'un témoignage de prêtre, choisi entre cent mille autres, déclaré irréfutable et que je veux croire tel, il fut démontré qu'en Russie la guerre est déclenchée contre la religion, que le deuxième Plan quinquennal se propose d'extirper l'idée religieuse de l'âme russe.

La lutte contre l'Eglise orthodoxe a réellement commencé en mars 1922 sur l'ordre de Lénine. De nombreux prêtres ont été alors assassinés et des milliers d'autres furent déportés au goulag. L'action des pasteurs se justifie même si elle est bien tardive car de nouvelles exactions contre des protestants ont lieu dès 1934. En niant ces crimes, l'opinion publique ne put comprendre la gravité de cette liquidation qui se termina en 1937 par l'anéantissement des paroisses, de leurs pasteurs et des Chrétiens s'opposant à cette politique d'extermination.

Cet article édifiant se termine en affirmant que "le sermon est apparu mesquin après les tueries de Vienne". Quel négationnisme ou alors qualifier les tueries de 1934-37 en URSS?

Le rapport au XXe congrès ne parle pas de la sanglante déchristianisation de la Russie qui serait un point de détail en regard aux millions de victimes.

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