Le Travail et le PSG suivent les successives versions de la propagande de Moscou dans sa politique agressive et ses massacres de masse

Face au pacte germano-soviétique, Le Travail travaille pour Moscou, en bon larbin de Staline. Depuis la signature du pacte germano-soviétique, le quotidien du parti socialiste genevois va prendre cause pour les différentes et successives "explications soviétiques" justifiant l'accord entre les deux dictateurs et la "libération" par l'Armée rouge (et le NKVD) de la Pologne orientale. Ainsi l'URSS n'envahirait pas la Pologne orientale, mais libèrerait les Russes. De plus, les troupes soviétiques ne sont pas entrées en Pologne, mais en Ukraine occidentale où la population accueille avec enthousiasme l'armée rouge. Le même jour, la propagande soviétique fait croire à une «Violente répression hitlérienne» en Bohême et Moravie, pour faire diversion et cacher la violente répression soviétique en Pologne orientale. En résumé, l'URSS a sauvé la Paix et les fauteurs de guerre sont les capitalistes de la City.

Dans les territoires conquis, le NKVD va arrêter, déporter plus d'un 1,7 millions d'innocents mais soi-disant dangereux, et fusiller plus de 30'000 personnes dont le 20'000 prisonniers de guerre à Katyn et autres “killing fields” dont Bykvinia (Kiev). Jusqu'à ce jour le parti socialiste est toujours complice de cette horreur: à cause d'une amnésie cachée par le mensonge du "9 novembre 1932"?

Le Travail 30.09.1939. «Le socialisme en face de la situation internationale» Discussions autour du pacte germano-soviétique. […] D'autres - dont nous sommes - disent au contraire que la signature du pacte germano-soviétique est de nature à faire sortir l'Europe de la crise où l'a plongée le régime capitaliste.

Miracle: l'Allemagne n'est plus fasciste et le fauteur de guerre, c'est "le capitalisme international qui se détourne maintenant de Hitler, dangereusement compromis et l'abandonne. La City paraît préparer une restauration de la monarchie allemande… Heureusement que l'URSS (Staline) vient de sauver Hitler, le prolétariat allemand et, bien évidemment, la Paix contre la City! Et Nicole avec le PSG, défend tout cela.

Le Travail 30.08.1939. Sous l'apparence de défendre le droit de parole, brimée par le président de l'Assemblée fédérale, Vallotton, le quotidien socialiste publie une déclaration de Jules Humbert-Droz, mais dont le contenu provient de Moscou. Nicole use de ce stratagème d'autant plus volontiers qu'il va suivre, ces prochains jours, les méandres de la propagande soviétique tentant de faire croire que l'URSS aurait sauvé la Paix et que l'invasion de la Pologne orientale serait une libération. «La politique d'agression des Etats fascistes et le refus des gouvernements des puissances occidentales de conclure avec l'Union soviétique le large et solide front de la paix qui eût rendu impossible toute nouvelle agression, ont conduit le monde au seuil d'une nouvelle guerre ou de nouvelles capitulations devant les agresseurs, capitulations qui, pas plus qu'en septembre dernier, ne sauveront la paix.» Le reste est tout aussi nauséabond.

Le Travail 30.09.1939. Un article de P. Golay qui tranche avec la ligne de Nicole «A propos du pacte germano-soviétique. Le coup de tonnerre. […] Or donc, il y a 3 jours, la Russie, ou plutôt le gouvernement de l'URSS, signait un pacte de non-agression avec le Reich. Préalablement, un accord économique préludait à l'intensification des échanges entre les deux pays sus-nommés. […] En cette aventure, je me déclare d'accord - nuances réservées - avec l'attitude des socialistes des autres pays. Je demeure persuadé que rien ne justifie cet accord avec l'hitlérisme, considéré par la classe ouvrière comme son ennemi, delui de la paix et du socialisme. J'arrête ces lignes, me réservant de reprendre peut-être le problème au point de vue socialiste et ouvrier.» A côté, l'appel du Parti socialiste suisse qui se prend pour la classe ouvrière suisse.

Le Travail 30.08.1939. «On commence à comprendre… et à reconnaître l'efficacité de la politique soviétique en faveur de la paix» Cet article, repris de J. L. Garvin de l'«Observer» décrit les répercussions du pacte qui trahit, en autres, le pacte Antikomintern. A propos de «Hitler contre Hitler», on site un livre du Dr Goebbels, ministre de la propagande du Reich "Le communisme démasqué" publié à Münich en 1936 avec cet extrait: …Une collaboration avec le bolchevisme n'est possible ni sur une base politique ni sur une base philosophique. Le reconnaissance de l'Union soviétique par les Etats-Unis a entraîné une croissance de la propagande communiste… en Amérique. L'alliance militaire entre la France et l'Union soviétique a abouti, en peu de temps, à une augmentation considérable des suffrages communistes… Quiconque pactise avec le bolchevisme sera ruiné par lui

Le Travail 30.08.1939. «Trahison! nous crie le Journal de Genève» Quant au "Courrier de Genève", ce pourfendeur de socialistes se félicite de constater aujourd'hui que des socialistes n'approuvent pas le pacte.» Assemblée des délégués, très importante, le 1er septembre.

Le Travail 30.08.1939. «Lettre de Daladier à Hitler. La réponse de Hitler à Daladier». «Les 16 points des contre-propositions du IIIe Reich. Ce n'est pas une réponse dit-on à Londres» «Menace de guerre, mais une solution pacifique n'est pas encore exclue»

Le Travail 1.09.1939. «Réponse à André Oltramare»

Le professeur André Oltramare fait partie de la petite minorité du parti socialiste genevois qui dénonce le pacte Hitler-Staline. Dans quelques semaines, Léon Nicole va être exclus du parti socialiste suisse, et donc de la section de section de Genève, et il sera bien seul, Oltramare, à rester au PSG.

Le Travail 21.09.1939. Le Travail diffuse l'avalanche des mensonges de l'URSS pour dissimuler la lâche agression contre la Pologne «Les minorités russes en Pologne» En page 2, cet article a pour but de faire croire que l'agression de l'URSS commencée le 17 septembre, ce coup de poignard dans le dos d'une nation qui subit une guerre déclenchée sans avertissement le 1er septembre, et bien la progression des troupes soviétiques n'aurait comme unique but, la libération des Russes de Pologne, évidemment exploité par "les grands propriétaires". Ainsi l'URSS n'envahirait pas la Pologne orientale, mais libèrerait les Russes. De plus, les troupes soviétiques ne sont pas entrées en Pologne, mais en Ukraine occidentale.Le même jour, la propagande soviétique fait croire à une «Violente répression hitlérienne» en Bohême et Moravie, pour faire diverser et cacher la violente répression soviétique en Pologne orientale

Le Travail 22.09.1939. «L'occupation des régions de l'Ukraine et de la Russie blanche» Il ne s'agit pas de l'agression contre la Pologne, nuance! Selon le communiqué soviétique, «pendant la période du 17 au 19 septembre, les unités de l'armée rouge désarmèèrent 3 divisions polonaises d'infanterie, 2 brigades de cavalerie, etc» [qui passaient par là]. En tout, plus de 60'000 soldats et officiers furent fait prisonniers. […] «On a dénombré par cet énorme matériel de guerre 280 pièces d'artillerie et 120 avions. Le compte des trophées continue…»

La population accueille avec enthousiasme l'armée rouge. Moscou 19 - L'agence Tass publie une information sur l'entrée des troupes en Pologne. En voici les principaux passages: "La population des villes et villages de l'Ukraine et de la Belorussie occidentale accueille avec enthousiasme l'armée rouge… Et le NKVD aussi??

Remarque: il ne s'agit pas d'une invasion puisque les troupes soviétiques ne sont pas entrées en Pologne mais en Ukraine occidentale et de toute manière, la population accueille avec enthousiasme l'armée rouge.

Le Travail 21.09.1939 qui défend Hitler devenu détestable le jour où il renonça à lancer l'Allemagne dans une guerre contre la Russie soviétique.

Le Travail 23.09.1939. «Assassinat du Premier ministre de Roumanie: on arrête le chef du complot»

Le Travail 23.09.1939. «Instauration du régime soviétique dans les régions occupées. […] on signale l'exécution de notables ukrainiens restés fidèles à la Pologne». Assassiner des notables, des riches, cela ne compte jamais dans une régime communiste


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