3 arnaques provoquent une crise majeur du capitalisme financier
Et de toute manière, cet astuce permettra d'empêcher l'écroulement du marché immobilier qui surviendrait si des mlliers de maisons se retrouveraient sur ce marché à cause de la défaillance des preneurs d'hypothèques.
Des spécialistes, des banquiers à la tête d'importants établissements ont cru à l'arnaque de la titrisation, qui, comme un miracle, fairait d'affaires pourries, une poule aux oeufs d'or.
Les trois étages de cet arnaque, comme une fusée, a tenu assez de temps pour faire croire que le décollage avait réussi, mais elle a explosé en vol, en détruisant la valeur surfaites des milliards de titres.
Responsables mais pas coupables
Si ces subprimes ont pu être crées, c'est parce que la "Réserve fédérale" et l'administration Busch l'ont permis. Cela a été possible parce que "autorités" de contrôle, celles de la Bourse et des Fanny Mae et Freddy Max, deux institutions spécialisées dans les hypothèques, les organismes de cotations, tous n'ont pas vu de danger.
Complaisance, copinage et corruption généralisée
Madoff, le bouc émissaire idéal?
Rabattre des clients vers Madoff, une activité «très rentable»
FRAUDE. La justice s'intéresse aux commissions perçues par les fonds relais du courtier new-yorkais.
Le Temps, Pierre-Alexandre Sallier, Samedi 10 janvier 2009
Le scandale entourant la personne de Bernard Madoff a jusque-là masqué combien les firmes travaillant avec lui s'étaient enrichies dans la fraude monumentale qu'il avait mise en place. Se présentant comme des «sélectionneurs» de fonds de placement, ces sociétés ont monté - ou fait monter - des fonds relais dont l'unique but était de canaliser les capitaux de leurs riches clients chez Madoff. En touchant au passage d'importantes commissions. Les huit plus importantes d'entre elles géraient 27 milliards de dollars, à en croire l'agence Bloomberg.
Vendredi, une caisse de retraite de Los Angeles a attaqué en justice la firme américaine Fairfield Greenwich, qui gérait le plus gros - et le plus ancien - fonds relais alimentant Madoff (7,5 milliards de dollars), en lui réclamant le remboursement d'un milliard de dollars de commissions indûment perçues. La plainte pourrait se transformer en «class action».
Optimal percevait plus de 2%
Une autre de ces structures, Optimal Investment Services, figurait en bonne place parmi les intermédiaires utilisés par les gérants de fortune genevois. Cette filiale de la banque espagnole Santander a canalisé l'équivalent de 3,5 milliards de francs vers Bernard Madoff. Dans un document interne datant de février 2008 et destiné au siège madrilène, Optimal soulignait les avantages, pour Santander, du Strategic US Equity, une famille de fonds dont la gestion était intégralement déléguée à Madoff: ces fonds relais «sont une activité très rentable pour le groupe», rapportant «des commissions de gestion moyenne de plus de 2%». Soit «deux fois plus que ce que touche en général un sélectionneur de fonds», décrypte un spécialiste des hedge funds. Un rapport annuel indique qu'en 2007 la famille des Strategic US Equity a rapporté 52 millions de commissions à Optimal. Santander n'a pas répondu à nos sollicitations. «A mon avis, ils devaient percevoir les frais habituels de 2% pour la gestion d'un fonds, auxquels s'ajoutent 20% des soi-disant plus-values réalisées par Madoff; donc en fonction des années, ils devaient bien arriver à une moyenne de plus de 2% par an; peut-être 3% ou un peu plus», poursuit un financier genevois. «C'est une rémunération normale pour un gérant de hedge fund s'échinant sur ses écrans, pas pour recevoir les rapports de Madoff et les entrer dans sa compta», grince un autre, sous couvert d'anonymat en raison de ses liens avec Optimal.
Frais de courtage de Madoff
Et Madoff dans tout cela? Il semble pour l'instant que ce dernier, n'ait point exigé de commission de gestion, soutenant qu'il se rémunérait sur les ordres passés en bourse pour le compte de ces différents fonds relais. Un point reste pourtant à éclaircir. Quel était le niveau de ces commissions de courtage? Quelques «cents» pour l'achat ou la vente d'actions, quelques dollars pour chaque option, comme c'est normalement le cas? Ou beaucoup plus? C'est ce que cherche à savoir la justice.
La liste des clients de Madoff laisse la finance genevoise sans voix
RÉVÉLATIONS | La liste intégrale? des clients de Madoff a été publiée hier par les liquidateurs en charge de laffaire.
© afp/14 janvier 2009 | Bernard L. Madoff sort de la Cour fédérale américaine à New York, après une audition au sujet de sa mise en liberté sous caution. Une première confrontation entre le bourreau financier et des victimes devrait se dérouler à New York le 20 février prochain.
Tribune de Genève, PIERRE-YVES FREI | 06.02.2009 | 00:01
Du papier tue-mouche. On le touche et, une fois collé, on ne sait plus quoi en faire. Voilà à peu près le sentiment que procure la liste publiée hier par les liquidateurs américains en charge de laffaire Madoff. Des milliers de noms sur plus de 160 pages qui sont listés sous la mention: «Clients».
Du côté de la Securities Investor Protection Corporation (SIPC) et du liquidateur investi par la Cour de justice de Manhattan, AlixPartners, cest sur la base de cette liste quont été, ou devraient lêtre prochainement, envoyés près de 8000 formulaires aux victimes du financier américain, lesquelles doivent faire valoir leurs droits avant le mois de juillet 2009.
Sur cette fameuse liste, on trouve bien évidemment des noms helvétiques. Certains sont déjà connus, comme par exemple, lUnion Bancaire Privée, qui a dû déplorer des pertes supérieures à 700 millions de francs, ou encore la société Notz, Stucki & Cie.
Un vieux machin
Le responsable clientèle de cette dernière est pour le moins surpris quand on lui annonce que cest son nom, et non celui de son employeur, qui apparaît dans la liste: «Je ny comprends rien, avoue Marc Hoegger. Peut-être que japparais parce que je suis responsable de la clientèle privée. Mais une chose est sûre: je nai pas été contacté par ces liquidateurs. De notre côté, nous avons chargé un cabinet davocats aux Etats-Unis pour suivre cette affaire et protéger au mieux nos intérêts.»
Cest à peu près la même surprise chez toutes les personnes contactées et dont le nom apparaît sur cette fameuse liste. On y trouve par exemple la Banque Nationale de Paris (BNP), à Bâle. Natacha Sinclair, porte-parole de BNP Genève, reste interdite: «On ne comprend pas pourquoi le nom de cette filiale apparaît. Ni même à quelle date cela fait référence. Dautant que, comme nous lavons dit, nous navons jamais été exposés directement aux produits Madoff pour la simple et bonne raison que nous ne les conseillions pas. En revanche, dans des activités de marché collatérales, nous avons des tiers gérants qui ont subi quelques pertes.»
Même perplexité à la Banque Piguet: «Cette liste est un vieux machin, lance Nicolas Terrier, responsable du service juridique. La Banque Piguet a pu avoir des rapports avec Madoff via sa structure Piguet Consistant Growth. Mais celle-ci a été dissoute il y a au moins six ans. Nous répétons aujourdhui que nous ne sommes pas exposés directement aux produits Madoff.»
Au final, plutôt que déclairer les coulisses de ce scandale, cette liste ajoute pour linstant à limpression de chaos qui se dégage de laffaire. Et ce dautant plus que les liquidateurs précisent que les milliers de noms révélés hier ne sont pas forcément des victimes du financier new-yorkais, mais quil pourrait aussi sagir de personnes qui ont un «intérêt dans cette faillite».
Londe de choc provoquée par ce scandale continue donc de se propager. Et renforce sans doute le désir des victimes de rencontrer leur bourreau financier, Bernard Madoff. Une première confrontation devrait se dérouler à New York le 20 février prochain.?
Voir la liste des clients de Madoff
Des victimes? Voici la liste des clients suisses qui apparaissent dans le document publié par les autorités américaines.
Aforge Capital Management SA, Genève. Banque Nationale de Paris Suisse SA, Bâle. Banque Piguet Cie SA, Genève. Banque Scandinave (Suisse), Genève. Banque Syz & Co, Genève. Covasys AG, Zoug. Credit Suisse, Bâle. Credit Suisse, Genève. Enfasis Invest SA, De Pietri & Associati, Lugano. Ferrier Lullin, Genève. Bbhf Emerald Ltd, Banque Benedict Hentsch Fairfield Ptnrs SA, Genève. The Mizar Fund, Leponte SA, Manno. Geo Currencies Ltd SA, Genevalor Benbassat & Cie, Genève. Hunter Douglas Intl, Lucerne. Hyposwiss Private Bank SA, Genève. Inca Bank, Genève. Investec Trust (Switzerland) SA, Genève. Iron Reserves Limited, Genève. Langham Trading Inc, Menzingen. Marc Hoegger (Notz, Stucki & Cie), Genève. Multi-Manager Investments, Zurich. Phyllis Guenzburger Fabian Guenzburger, Bâle. Pictet & Cie, Genève. Radcliffes Trustee Company SA, Genève. Robert Layton, Gerda Layton, Ascona. Robert Pinchou et Fabian Guenzburger, Suisse. Sinitus Nominees Ltd, Pa Sinitus AG, Suisse. Stg Nominees Ltd, Suisse. Union Bancaire Privée, Genève. Union Bank of Switzerland, Londres. Willy R. Strothotte, Suisse.