Du reste, voici la présentation de Claude Guisard pour le programme du festival et qui confirme l'ironie de l'auteur:

Pinochet et ses trois généraux

FIFF, Présenté en 2005 à Fribourg
Berzosa José Maria; France; 2004 production: INA, Beta SP; 101'; v.o. espagnol; s-t. français

A la suite d’une rencontre provoquée en Antarctique avec le général Pinochet, José Maria Berzosa parvient à obtenir des entretiens exclusifs avec celui-ci ainsi qu’avec les principaux membres de la junte. Pénétrant dans l’intimité de leur foyer, le réalisateur, masquant à peine son ironie, aborde des sujets aussi divers que leurs opinions politiques, leurs goûts artistiques, leurs loisirs ou leur conception du bonheur.
Le montage d’une grande simplicité met en contrepoint les interviews des maîtres de la «démocratie autoritaire » chilienne avec les témoignages bouleversants de familles de disparus, révélant ainsi les contradictions et les inepties de leur discours. En approchant non seulement les personnages publiques, mais aussi les hommes, sur le ton de la conversation mondaine, le réalisateur accentue leurs faiblesses et leur ridicule. «José Maria Berzosa aborde dans ses films une multiplicité et une variété de thèmes, tous marqués du même sceau, la "touche Berzosa": une écriture, un style immédiatement reconnaissables qui utilisent l’insolite, l’humour, l’irrévérence, les mises en scène les plus incroyables… entre autres éléments d’une panoplie singulière pour nous révéler le réel.»

Conditionné, la majorité du public est de connivence avec l'ironie de l'auteur. Pourtant, ce documentaire engendre un sentiment de malaise, car ce qui est présenté comme un documentaire ne s'avère être que de la pure propagande socialiste. Au cours du débat suivant la projection, le réalisateur, constant dans sa fonction de propagandiste tient à préciser que dans la séquence où Pinochet brandit la preuve de la complicité de Fidel Castro avec Salvadore Allende, ce document ne prouve rien. Soit, mais cela fait penser à Cuba, avec sa Révolution que les progressistes ont encensée, financée et imposée, preuve de la supériorité du socialisme face à la barbarie capitaliste. Cuba, Fidel et évidemment Che Guevara, les profs de gauche n'ayant aucune vergogne à en épicer leurs cours d'histoire, de français ont vanté la "Revolucion". Le hic, c'est qu'aujourd'hui, le Chili est un pays démocratique avec un des plus hauts niveaux de vie de l'Amérique latine. C'est tout le contraire de Cuba où le peuple croupit dans la misère qu'il doit subir parce que la terreur est telle que toute opposition est suicidaire. Le malaise, c'est que l'ironie de José Maria Berzosa représentant des adorateurs de Fidel Castro se heurte à la réalité. La «démocratie autoritaire » de Pinochet a fait place, de son vivant, à une démocratie tout court alors qu'à Cuba, l'infâme Battista a été remplacé grâce à un coup d'état sanglant - comme au Chili - par un barbudo, qui a pris le pouvoir pour édifier une «démocratie socialiste», c'est-à-dire un état totalitaire à son unique profit. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes: le peuple était enfin libéré des odieux latifundistes, des capitalistes, des valets de l'impérialisme américain pour baigner dans le bonheur. l'abondance et la liberté. Même l'organe de propagande du régime castriste, Granma, reconnaît que ce n'est pas la joie mais que si c'est comme cela, c'est évidemment la faute au blocus de l'impérialisme américain. Ben voyons!.

A propos de ce blocus, avez-vous vu des images de navires américains empêchant des cargos d'aller ou de venir de Cuba? Et des chasseurs de l'US Airforce interceptant des avions allant à Cuba? Et que dire des sous-marins de l'US Navy qui coulent les navires tentant de ravitailler Cuba? Vous ne l'avez pas vu parce que les grandes agences d'information font un embargo sur ces nouvelles!

La morale de l'histoire: révolution, piège à cons. De l'Albanie d'Enver Hodja à l'URSS de Lénine en passant par Cuba, la révolution socialiste, bolchévique, marxiste-léniniste, la voie brimane au socialisme, etc... quelque soit la dénomination, le socialisme n'a apporté au peuple que misère et terreur. En dépit de cela, le socialisme est encore là et malgré tous ces échecs, ces milliards de vies foutues, on continue à tolérer ce poison. Ah, ils sont quant même forts... Tout ça parce qu'ils font croire qu'ils veulent le bonheur de l'humanité.

Pour le dessert, la "critique" de Claude Guisard:

Il faut voir comment, après avoir campé le Chili et sa société de classe en décortiquant une compagnie de pompiers de Santiago, grand moment de cinéma, il nous livre des images insensées de Pinochet et ses trois compagnons, généraux de la junte. Nous sommes en 1976, la dictature est flamboyante mais méfiante, pourtant Berzosa réussit à obtenir des entretiens, manière Jours de France, tout à fait désopilants s’ils ne laissaient apparaître en filigrane la réelle personnalité de ces bons pères de famille. Mais comment a-t-il pu les piéger ? En contrepoint la douleur des mères, des femmes des disparus filmées sans artifice.

On attend toujours le même film avec Fidel, Raoul Castro & Co. Et avec les témoignages des veuves survivantes de leur mari assassiné par les frères Castro et par Che "Carnecito" Guevara, le petit boucher. Comme Berzosa habite à Cuba, cela ne devrait pas être trop difficile! Et il faudra prévoir de nombreux films car, selon Trial.ch, il y a eu plus de 15'000 meurtres politiques.

Une fois de plus, les icones de la gauche sont des assassins et même des serial killers!

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