Le Monde diplomatique au service de la dictature vietnamienne

Le Monde diplomatique, de novembre 2003, fait une "critique" pour défendre "une voie vietnamienne du communisme". Pourtant ce journal avait publié dans son numéro de mai 1975 un article de Georges Boudarel, membre du PCF qui fut le commissaire politique du camp 113 où de nombreux prisonniers de guerre ont trouvé la mort, article qui révèle que la "réforme agraire" de 1955-56 avait provoqué de nombreux morts… pour l'imposer par la terreur, comme d'habitude.

Frédéric Durand veut croire que Ho Chi Minh n'aurait pas été un agent de Moscou alors qu'il fut celui du Komintern. De plus, il était à Moscou durant la Grande Terreur de 1937-38, et il a vu de nombreuses personnes dont des membres du parti et de l'appareil du Komintern disparaître. Ayant frolé la mort, les survivants, à des très rares exceptions près, demeureront des serviteurs loyaux de Moscou.

Espérons que le diplo touche de l'argent de la République démocratique du Vietnam en réponse de ses loyaux services!


Ho Chi Minh les années manquantes 1919-1941

Ho Chi Minh, the missing years, 1919-1941
Sophie Quinn-Judge, Hurst & Company, Londres, 2003, ISBN: 1-85065-658-4

Le Monde diplomatique, de novembre 2003, fait une "critique" pour défendre "une voie vietnamienne du communisme": une réussite comme en Birmanie?!? Quant à l'auteur, Frédéric Durand, il faut constater que lui et Le Monde diplomatique ne sont pas du tout indigné par le fait que le Vietnam ne soit pas un état démocratique!!!

«Contrairement à bien d’autres figures politiques de l’Asie du Sud-Est, les biographies du fondateur du Vietnam moderne ne sont pas rares. L’originalité du travail de Sophie Quinn-Judge réside surtout dans la qualité de ses sources, tirées d’archives pour partie inédites de l’URSS, des services secrets français et du Parti communiste vietnamien. Ces documents permettent de suivre l’évolution du jeune révolutionnaire, de la Conférence de Paris pour la paix en 1919, où il exprima pour la première fois des revendications nationalistes, jusqu’au 8e plénum du PC soviétique en 1941, qui l’aida à mettre en place la stratégie du Viet-minh lors de l’occupation japonaise de l'Indochine. Loin de se révéler un agent de Moscou ou de Pékin, Ho Chi Minh apparaît très tôt comme une personnalité originale, qui a cherché à définir une voie vietnamienne du communisme, plus tournée vers le nationalisme que vers le dogmatisme. L’image un peu aseptisée d’un « oncle Ho » uniquement dédié à la lutte y gagne aussi une consistance plus humaine, à la fois dans sa vie sentimentale et dans sa capacité à gérer le compromis.»

Frédéric Durand

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