Les progressites se sont mobilisés durant les années 60 pour aider le Vietnam du Sud a se libérer de l'impérialisme américain. La machine de propagande du parti communiste vietnamien se sert d'un gouvernement provisoire, d'une troisième force pour donner l'illusion que le but est de libérer le Vietnam du Sud de l'emprise américaine qui maintiendrait sa domination grâce à un gouvernement fantôche, lui-même issu d'une bourgeoisie corrompue. On oubliait que le Vietnam du Sud était un état indépendant crée par les accords de 1954 signés à Genève avec la garantie de la France. En mai 1954, l'Indochine française était déjà morcellée en trois pays: le Laos, le Cambodge, deux royaumes, et le Vietnam. Ce dernier territoire fut alors divisé par le 54e parallèle en deux pays.
Quelques articles pour réaliser que cette libération ne fut en fait que la conquête duVietnam du Sud par le Vietnam du Nord, ce qui permis de mettre tout le pays sous la coupe du parti communiste vietnamien qui avait déjà pris le pouvoir à Hanoï dès 1946. En 1979, le Vietnam envahit le Kampuchea démocratique devenu un immense camp de la mort sous la direction des communistes pro-chinois.
Les dommages colatéraux de la "libération" du sud Vietnam.
L'arrivée de réfugiés au Canada. Les réfugiés qui arrivent dès juin 1975 sont ceux qui ont les moyens mais qui retrouvent ceux qui ont abusés de leur pouvoir dans le gouvernement pour extorquer des pots de vin.
L'embrigadement des enfants. Derrière les beaux sentiments, propagande et appel à la délation pour démasquer "la minorité subsistante de suppôts de l'ancien régime qui conspirent contre la révolution". Et en bonus, le Vietnam du Sud libéré gagne, après le Vietnam du Nord, le culte du "grand oncle Ho".
Renvoi des réfugiés. La guerre a forcé de nombreux sudvietnamies à se réfugier à Saïgon mais ce "retour à la terre" permet aussi d'imposer un contrôle sur la capitale duVietnam du Sud.
Libération-Bidon: le but réel de la libération, l'absorption du Vietnam du Sud, est proclamé. On parle de réunification, mais les cadres du GRP sont aux ordres de Hanoï. A propos de la réunification des familles, on parle de "rideau de bambou".
Le 4 juin 1975, le GRP se réunit pour la première fois à Saïgon. Pour encore combien de temps?
Le 11 juin 1975, le gouvernement du Vietnam du Nord annonce la signature d'accords pour recevoir une aide "urgente et non remboursable" avec l'URSS, le 12 mai 1975, et avec la République populaire de Chine, le 31 mai 1975.
Toujours le 11 juin 1975, le gouvernement du Vietnam du Nord lance le projet d'un Marché commun de l'Asie du Sud-Est.
Le Monde informe le 24 juin 1975 que le HCR va ouvrir, à Hanoï, un bureau pour les réfugiés. C'est la première fois qu'une agence de l'ONU est présente dans le Vietnam du Nord.
Plus de 100'000 cadres du gouvernement sud-vietnamien vont subir une rééduction. Le Monde Le 12 juin 1975
Le double langage: d'un côté il y a un gouvernement provisoire, le GRP, et de l'autre, la volonté d'absorber le Sud par le Nord. Le GRP, un vrai casse-tête. Article du Monde du 15 juin 1975.
Un article du 18 juin 1975 informe que certains échappent aux cours de rééducation. Tant mieux pour eux! mais ce quotidien ne s'offusque pas qu'un gouvernemet veuille rééduquer les gens.
Etonnant! un pays qui dénonce la guerre se lance dans une opération d'agression contre un autre pays. Grâce à des appareils américains, le Vietnam bombarde des ilôts cambodgiens le 17 juin 1975.
Des gouvernements occidentaux Pays-Bas, Grande-Bretagne, Suisse, Canada) reconnaissent le GRP du Vietnam du Sud. Le 26 juin 1975, le Vietnam du Sud est encore considéré comme un pays indépendant.
Toujours la faute à la colonisation! Le Monde reprend, le 17 juin 1975, le point de vue d'un membre du GRP (gouvernement provisoire) s'exprimant dans L'Humanité. Peu après, le GRP sera liquidé!