VIET-NAM : MESURES DE REPRESSION ENVERS UN USAGER D'INTERNET
http://www.amnestyinternational.be/doc/article2016.html. Dernière modification le : 3 mars 2003
Résumé du cas
Le Chi Quang, gradué en droit de 32 ans, purge une peine de prison de quatre ans pour avoir fait circuler via Internet des informations condamnant les récents accords frontaliers du gouvernement avec la Chine. Dissident et invoquant une réforme politique, il a été arrêté dans un cybercafé le 21 février 2001. Son procès, qui s'est tenu le 8 novembre 2002, a duré moins de quatre heures. Le Chi Quang a été inculpé en vertu de la Loi de sécurité nationale pour avoir rassemblé des informations, écrit, distribué et recelé des documents à contenu erroné à propos de la situation politique de l'État vietnamien . D'autres allégations font état de fabrication et de diffusion de fausses nouvelles à l'étranger de telle sorte que des organisations réactionnaires en exil puissent les utiliser pour accuser faussement le Viêt-Nam de supprimer la démocratie, de violer les droits humains et donc discréditer l'Etat vietnamien sur la scène internationale . AI est convaincue que les seuls motifs de son emprisonnement sont ses vues politiques dissidentes et l'exercice pacifique de son droit fondamental à la liberté d'expression et d'association. Il est l'une des nombreuses personnes arrêtées en 2002 lors de mesures de répression contre des voix dissidentes et contre l'usage de l'Internet. L'état de santé de Le Chi Quang est préoccupant et il est à craindre qu'il ne bénéficie pas de soins médicaux dont il a besoin à la suite de sérieux problèmes rénaux. AI le considère comme un prisonnier d'opinion détenu uniquement pour avoir exprimé ses convictions politiques de manière non violente.
Modèle de lettre
Monsieur le Ministre,
Le Chi Quang, gradué en droit de 32 ans, purge une peine de prison de quatre ans à la suite d'un procès datant du 8 novembre 2002 et qui aura duré moins de quatre heures. Arrêté le 21 février 2002 dans un cybercafé et inculpé pour avoir rassemblé, écrit, distribué et recelé des documents contenant des contre-vérités sur la situation politique de l'Etat vietnamien , et pour avoir fabriqué et diffusé de fausses nouvelles à l'étranger de sorte que des organisations réactionnaires en exil puissent accuser faussement le Vietnam de supprimer la démocratie, de violer les droits humains et discréditer ainsi l'État vietnamien sur la scène internationale . En tant que membre/sympathisant(e) d'Amnesty International, qui considère cet homme comme un prisonnier d'opinion, je vous prie de le libérer immédiatement et sans condition. Espérant que vous ferez droit à ma requête, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée.
Signature/Nom/Adresse
Lettre à adresser à :
M. Le Hong Anh
Ministre de la Sécurité publique
Ministère de la Sécurité publique
15 Tran Binh Trong Street
Han Kiem District
Hanoi
Vietnam
Fax : +844 826 0774
Copie à envoyer à :
Ambassade du Vietnam
Avenue de Floride, 130
1180 Bruxelles
Fax : 02/374 93 76
E-mail : vnemb.brussels@skynet.be
Articles :
* 1er octobre 2003 :VIÊT-NAM : Tous les prisonniers d'opinion âgés doivent être libérés immédiatement
* 10 septembre 2003 :VIÊT-NAM : Appel en faveur de la libération immédiate de prisonniers d'opinion
* 29 août 2003 :VIETNAM : La peine capitale - châtiment inhumain et inefficace
* 29 août 2003 :VIÊT-NAM : Un cyber dissident bénéficie d'une réduction de peine en appel
* 20 juin 2003 :VIETNAM : La répression continue - un dissident condamné pour espionnage
* 14 avril 2003 :VIÊT-NAM : La vague de répression continue de s'abattre sur les dissidents
* 21 mars 2003 :VIETNAM : Amnesty International demande la libération d'un prisonnier d'opinion
* 3 mars 2003 :VIET-NAM : Mesures de répression envers un usager d'Internet
* 8 janvier 2003 :VIÊT-NAM/CAMBODGE : La minorité montagnarde du Viêt-Nam doit bénéficier de toute urgence de mesures de protection
* 7 janvier 2003 :VIÊT-NAM : Les dissidents sont toujours en butte à la répression
* 21 novembre 2002 :VIÊT-NAM : Condamner un homme parce qu'il a exprimé son opinion est une violation des droits humains