L'opium du peuple, le marxisme
http://www.lmvntd.org/avl/dossier/030530opium.htm
En ce mois de Mai, date anniversaire de Ho Chi Minh, on publie beaucoup de livres. Pas tous sur l'oncle Ho, je vous rassure car beaucoup de livres ont déjà été publiés. Mais au Vietnam, cela reste un passage obligé. Dernière contribution à la gloire de Ho Chi Minh, une traduction en laotien, par Messieurs Iuông Mi Xay Ca Da, musiciens de leur état, des uvres de Trân Dân Tiên, intitulé "Quelques anecdotes intéressantes de la vie de combattant de Ho Chi Minh". Ils auront mis 3 ans à entreprendre cette traduction. Mais on cherchera en vain, les traces d'anecdotes intéressantes, car Tran Dan Tien n'est que l'une des nombreux pseudonymes de Ho Chi Minh lui-même et tout l'ouvrage est consacré à une auto glorification du petit père du peuple. En l'occurrence, on n'est jamais mieux servi que par soi même.
Si le procédé est malhonnête, l'oncle Ho aura eu la modestie de le couvrir d'un pseudonyme. La glorification de sa propre image et celui du parti communiste justifie tous les moyens.
Que dire de la nouvelle héroïne du Parti communiste vietnamien, Mme Nguyen Thi Minh Khai ? D'après, une chercheuse britannique, Mme Sophie Quinn Judge, se basant sur des documents rendus publics par les Russes depuis la chute de l'URSS, affirme, dans son livre intitulé "Ho Chi Minh, les années manquantes", que Mme Minh Khai ne serait autre que la femme cachée de Ho Chi Minh. Dans ce sens, on ne pourra pas prétendre que le Parti ne cultive pas le sens de la famille.
Mais il y a bien plus grave. Mme Quinn-Judge réaffirme dans une émission de la BBC, que le vénéré Oncle Ho n'a pas écrit une ligne des pensées de Ho Chi Minh. Impensable! Le parti Communiste Vietnamien serait-il orphelin de la pensée philosophique de son maître? Pourtant, on en est tellement sûr de la paternité du père de la nation qu'on l'avait érigé en dogme et inscrit dans la Constitution du Vietnam. Alors, que partout ailleurs, les doctrines de Marx et Lénine sont rejetées, la pensée philosophique de l'oncle Hô restait l'une des dernières barrières pour justifier le particularisme vietnamien.
Même si ce qu'elle a étayé ses affirmations par de nombreuses preuves, on ne saurait trop déconseiller Mme Quinn-Judge de se rendre au Vietnam. Pour peu que quelques ayatollahs communistes, censeurs de la pensée correcte, ne décident de l'emprisonner quelques années pour crime de lèse-majesté.
Car 30 ans après, Ho Chi Minh continue à servir et légitimer le Parti communiste vietnamien. Son image continue à être glorifier et élever au rang de Dieu. On ne s'étonnera pas si certaines publications bouddhiques contrôlées par le Parti Communiste Vietnamien, décrivent des foules de bonzes hommes et femmes béats d'admiration devant la sagesse et les vertus de Ho Chi Minh et n'hésitent pas à le comparer à Bouddha.
Ceux qui affirment qu'il n'y a pas de liberté religieuse au Vietnam, comme les inspecteurs de l'Onu et les militants pour les droits de l'homme se trompent sans doute. Car Ho Chi Minh est lui-même "Une" religion à l'égal de Kim Il Sung, Dieu vivant de la Corée du Nord. Nul place pour le doute, Les communistes vietnamiens sont embrigadés comme les serviteurs zélés de cette nouvelle religion dont les membres influents du parti en sont les prêtres.
Bouddha dans sa bonté infime devait sourire. Mais Marx et Lénine doivent se retourner dans leur tombe, eux qui avaient affirmé que la religion est l'opium du peuple. Mais du vrai opium aussi, le Parti est capable d'en fournir en masse. Il n'y a qu'à voir le black-out imposé sur le procès de Nam Can dans lequel de nombreux cadres communistes de haut rang sont impliqués dans des trafics de marchandises, de drogues et de prostitution.