L'occupation soviétique de l'Ukraine

Le 11 juillet 2007 France-Ukraine.com publie cet article resté ignorés par les média.
http://www.france-ukraine.com/Un-musee-de-l-occupation.html

Lisez bien mais impossible de connaître l'adresse du musée trouvée ailleurs.

Indignation basée sur le grand mensonge de l'aide "désintéressée" du grand frère russe et la négation des crimes soviétiques!


Un musée de l’occupation soviétique suscite un tollé en Ukraine

L’Occident fait du peuple ukrainien son laquais via ce projet politique antirusse et antislave. Le musée est ’une insulte’ pour les peuples russe et ukrainien, s’insurge l’ambassadeur de Russie en Ukraine et ex-Premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine.

Deux salles mal éclairées, avec des stands d’exposition modestes et des meubles vétustes: le musée de l’occupation soviétique à Kiev ne semble pas frapper l’imagination, mais suscite aisément critiques et protestations.

Son histoire a commencé en 2001, dix ans après la chute de l’URSS, lorsque l’ONG de défense des droits de l’Homme Memorial installe dans ses locaux une exposition intitulée "Chroniques de l’inquisition communiste", qui décrit les atrocités commises par le régime soviétique en Ukraine.

L’exposition est resté quasiment inconnue jusqu’à fin mai quand, enrichie de nouvelles pièces, elle a été rebaptisée "Musée de l’occupation soviétique", déclenchant immédiatement la colère de Moscou et des protestations des forces pro-russes en Ukraine. Dans cet espace, qui retrace la période soviétique de ce pays de 1917 à 1991, des crânes percés de balles retrouvés dans le village de Bykivnia, près de Kiev, où quelque 100'000 personnes furent exécutées de 1937 à 1941, côtoient des objets personnels - boutons, cuillères, souliers d’enfants - sortis d’une fosse commune de victimes.

La plus grande part de l’exposition est constituée de copies de documents d’archives, preuves des "crimes du régime communiste": famines des années 20, 30 et 40 qui ont tué, selon des estimations, jusqu’à 10 millions d’Ukrainiens, purges et déportations des années 30 et 40, répressions contre l’intelligentsia dans les années 30 et 60...

A l’entrée, une carte de l’Union soviétique couverte de centaines de points localisant les goulags accueille les visiteurs qui sont, selon le musée, plus de 10'000 par an, dont beaucoup d’écoliers et d’étudiants.

"Les acquis de l’URSS étaient infimes par rapport à la perte par l’Ukraine de 50 millions de ses habitants pendant l’époque soviétique", martèle le chef de Memorial à Kiev, Roman Kroutsyk. "Nous survivons grâce à des sponsors - quelques hommes d’affaires et la diaspora ukrainienne à l’étranger".

Une opinion qui est loin de faire l’unanimité dans ce pays de 47 millions d’habitants divisé entre l’ouest nationaliste pro-occidental et l’est et le sud russophiles.

Le musée est "une insulte" pour les peuples russe et ukrainien, s’insurge l’ambassadeur de Russie en Ukraine et ex-Premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine. "Quelle occupation ? Qui a occupé qui ?", demande-t-il. Les partis communiste et socialiste progressiste (PSPU, extrême-gauche pro-russe) ont organisé début juin des manifestations devant le musée, en traitant ses concepteurs de "fascistes". "L’Occident fait du peuple ukrainien son laquais via ce projet politique antirusse et antislave", s’emporte Natalia Vitrenkole, leader du PSPU.

La guerre des mots a pris une tournure plus tendue dans la nuit de jeudi à vendredi lorsque des inconnus ont lancé des pierres sur le musée, brisant, selon le musée, trois de ses vitres. M. Kroutsyk rejette tout aspect antirusse dans ce travail de mémoire. "Si le musée touchait aussi la période" de la Russie tsariste, dont l’Ukraine a fait partie jusqu’à la révolution bolchevique de 1917, "alors là on pourrait l’appeler "de l’occupation russe", mais l’exposition ne couvre que l’époque soviétique", soutient-t-il.

Si le président pro-occidental Viktor Iouchtchenko a promis en mars d’ouvrir un musée de l’occupation soviétique en Ukraine, inspiré de celui de Tbilissi en Géorgie, les autorités ukrainiennes n’ont à ce jour apporté aucune aide à Memorial, installé dans des locaux bien humbles.

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