L'occupation soviétique de l'Ukraine

Fait historique indéniable, mais rendu tabou par 70 ans de mensonges, de propagandes, de désinformations et de diversions. Il ne faudrait pas oublier la terreur par les arrestations et les exécutions!

L'agression sanglante des bolcheviks leur permit de mettre leurs griffes de rapace sur ce territoire qui espérait que la chute de l'empire des Romanov lui rendrait son indépendance. Hélas, ce ne fut pas le cas et l'ordre communiste s'abattit dessus. Mais, le nouveau tsar, Lénine mit en place un camouflage en créant la structure d'un pays apparament indépendant… mais dont le parti communiste devait une totale allégeance à Moscou. Cette république socialiste soviétique avait son parti unique, un état selon le modèle de Moscou et une police aux ordres du parti-état. Cette fiction d'un état indépendant fut imposée au monde entier avec une propagande célébrant la solidarité de l'état frére, la RSS de Russie,et les grands progrès du à l'instauration de l'économie socialiste. En réalité, une exploitation éhontée des richesses de l'Ukraine, à tel point que cet état prospère en temps de paix devint pauvre, la misère s'abattant sur le peuple.

Dekhtiarenko, le boucher de Kiev

Grande vague de terreur en 1919. Bourreau de la prison principale de Kiev. Dekhtiarenko devient ensuite le fidèle de Latzis. Ensuite, en 1922, chef INO à Varsovie.

Le gouvernement ukrainien en exil jusqu'à la fin des années 1950

L'indépendance de l'Ukraine a été reconnue par divers traités à la suite du Traité de Versailles.Une République d'Ukraine exista dès 1919. Mais les bolchéviks se servirent de la lutte contre les Blancs pour soi-disant libérer l'Ukraine. L'anarchiste Makhno fit alliance avec les rouges contre les blancs, ces derniers vaincus, Trotski tenta de liquider Makhno qui réussit à s'échapper et se réfugia en France où il fut assassiné plus tard. Mais un gouvernement ukrainien en exil existera jusqu'après la Seconde Guerre mondiale et même la mort du “grand bourreau des peuples”, Staline.


La “grande guerre patriotique” est systématiquement utilisée comme moyen de cacher les nombreux crimes individuels et de masse de l'Union soviétique. Ainsi, le Monument en hommage au maréchal Konov érigé en 2004 comme diversion au Memorial complexe en souvenir des millions de victimes de la grande famine de 1932-33, Holodomor en Ukraine!

En plus de cette opération constante de désinformation, l'URSS fit en sorte qu'elle devienne, toujours en apparence, le champion de la lutte contre le colonialisme. Dès 1925, l'URSS et le Komintern, son officine, mis sur pied de nombreuses organisations luttant contre les états colonialistes, et, comme par hasard, oubliant les colonies de l'URSS. Avec une mauvaise foi, de nombreux mensonges et des tonnes de propagande, cette stratégie a dans l'ensemble bien fonctionné, à tel point qu'aujourd'hui, quand on affirme que l'empire soviétique n'était qu'un ensemble de colonies et de territoires "autonomes", mais de fait totalement sous la coupe de Moscou, cela provoque chez les idiots utiles et les communistes des crises de rage et d'indignation.

Inutile chercher les statistiques des échanges entre les colonies et Moscou, elles ont été systématiquement trafiquées pour cacher l'exploitation de républiques "soeurs", exploitation camouflée sous l'«internationalisme prolétarien». Néanmoins, lire l'étude d'un texte de Jacques Benoist-Méchin sur la colonisation soviétique de l'Ukraine, extrait de "L'Ukraine, des origines à Staline (1941)". Pour un document qui se veut bien documenté, de graves erreurs historiques comme de placer l'imposture de Stakhanov entre 1929-1931. En effet, cette opération qui a servi à la réintroduction des salaires à la pièce a commencé en 1935. Néanmoins, il faut retenir les chiffres prouvant l'intense exploitation colonialiste de l'Ukraine, et la répression continue qui s'abat pour détruire la nation ukrainienne.

Musée de l'occupation soviétique

Un musée a été crée en 2001, dix ans après la chute de l’URSS, lorsque l’ONG de défense des droits de l’Homme Memorial de Kiev (site) installe dans ses locaux une exposition intitulée "Chroniques de l’inquisition communiste", qui décrit les atrocités commises par le régime soviétique en Ukraine. L’exposition est resté quasiment inconnue jusqu’à fin mai 2007 quand, enrichie de nouvelles pièces, elle a été rebaptisée "Musée de l’occupation soviétique". La Russie protesta contre ce musée qui serait "une insulte" et qui semble avoir oublié que l'Ukraine est devenu un état réellement indépendant.

Holodomor: en ukrainien golodomor

Quelques photographies du temps de la famine-génocide de 1932-33. Des gens maigres, tristes, abattus, une horrible réalité cachée par le “réalisme socialiste”. D'autres à l'agonie dans une maison ou dehors!

Musée de l'occupation soviétique

Ce lieu est aussi le siège de l'ONG Memorial de Kiev (site) dirigée par MM. Roman Kroutsyk, Yurii Shapoval et Oleh Kravchenko. Memorial de Kiev (site) contient de nombreux documents en français et en anglais. Il dévoile la réalité cachée par des tonnes de mensonges.

6 rue Mikhaïla Stel'makha, Kyiv

Pour se rendre au musée de l'occupation soviétique

Flèche rouge: la rue qui commence en face du Monument célébrant les Défenseurs et les "Libérateurs" dans le parc Nolovskii: la colonne à côté du C.
Point rouge: le musée
Station de métro Lybidskaya. Puis prendre un trolleybus 2, 4 ou 11, descendre à l'arrêt Stel'makha, Point bleu.

Pour un plan plus grand

Autres lieux de mémoire

Kiev, en plus de l'«inquisition soviétique» devant l'église St-Michel, le lieu d'exécution de 1937-1941, (Bykivnia Ukraine ou Bykovnia Russe), Donetsk (Rutchenkovo), à Poltava et Vinnytsa. Quant au complexe memorial "Dem'ianiv Laz", il a été ouvert en 1998 à Ivano-Frankivsk, ville de l'ouest de l'Ukraine

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