Le Travail complice de la famine
Pendant que des millions d'hommes, de femmes et d'enfants mourraient de faim, Le Travail, quotidien du Parti socialiste genevois poursuit sa propagande délirante des succès en l'URSS. Toute information réelle sur la répression, les persécutions religieuses allant jusqu'à la liquidation des Chrétiens et évidemment sur la Grande famine de 1932-1933, tout cela ne pouvait être que de la propagande fasciste ou capitaliste. Ce négationnisme s'accompagne d'une critique acerbe et répétitive de la décadence des démocraties bourgeoises (L'affaire Stavistky en France) et des victimes de la crise de 1929 aux Etats-Unis.
Chaque année, ces hypocrites rappellent le 9 novembre 1932, preuve de la barbarie capitaliste alors que le sang qui a coulé l'a été par la faute de la contre-manifestation illégale organisée par Nicole du PSG et le PCS. Ces hypocrites continuent à nier la complicité de la gauche des années 30 dans l'assassinat de millions d'êtres humains en URSS.
Le Travail, 28.02.1934. A. Bernard , correspondant particulier, écrit "L'Oeuvre des Soviets pour l'agriculture".
"Depuis que je suis ici, un monde nouveau s'est révélé à moi, un monde qui vons étonne, qui vous émeut, qui vous remplit d'admiration et d'enthousiasme sans bornes." [
] Le Parti bolchévique qui, après la mort de Lénine, a eu vraiment la chance de voir à sa direction un chef comme Staline...". [
] "L'année qui vient de s'écouler a été une grande année, une année qui marquera dans l'histoire de l'URSS". En effet, c'est le sommet de l'horreur!
Le Travail, 2.03.1934, stigmatise les méfaits du capitalisme, mais s'indigne pas pour les millions d'affamés en URSS à propos des "marcheurs de la faim à Londres".
Le Travail, 12.03.1934, A. Bernard , correspondant TRES particulier, commet "L'URSS a fait sa seconde révolution". Et il remet ça à la fin: "Oui, L'URSS a fait sa seconde révolution et a assuré complétement l'édification du monde socialiste"... - 10 millions de morts en attendant les grandes purges commençant fin 1937.
Le Journal de Genève, 4.01.1936, l'article "Mortalité infantile et famine en Ukraine" fait les comptes. Selon les statistiques officielles, il manquerait 315'000 enfants! Il suffit donc de lire, avec un peu d'esprit critique, la presse soviétique pour comprendre que la propagande officielle cache d'innombrables tragédies.