HOLODOMOR DANS LA PRESSE SUISSE DE 1932-36
A l'époque, quand l'horrible crime fut commis par le parti communiste de l'Union soviétique, quelques articles furent publiés par le Journal de Genève alors que les journaux du parti socialiste genevois, "Le Travail" et celui du parti communiste suisse, "Le Drapeau rouge" vantaient les victoires de l'édification du socialisme, y compris dans l'agriculture. De plus, ils disqualifiaient ces informations car elles étaient publiées par des sources qu'ils injuriaient en les accusant d'être fascistes afin de les faire taire.
Une partie de la Suisse de 1932-33, individuellement ou collectivement, a donc été complice actif de Holodomor.
De plus, au même moment, le Komintern faisait du battage autour de la Conférence pour la Paix qui devait avoir lieu à Genève et dû se faire à Amsterdam, suite au refus du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève.
Holodomor et la famine en URSS dans la presse dans la presse de l'époque
Le Journal de Genève qualifié de fasciste, par la presse de gauche, socialiste (Le Travail), communiste (Le Drapeau rouge) et anarchiste (Le Réveil anarchiste) a publié quelques articles sur la situation dramatique en URSS sans imaginer l'ampleur de l'horreur.
Journal de Genève, 4 avril 1932: Le manque de vivres provoque des troubles.
Journal de Genève, 5 avril 1932: Les horreurs soviétiques à la frontière roumaine.
Journal de Genève, 5 avril 1932: Les horreurs soviétiques à la frontière roumaine (suite)
Journal de Genève, 7 avril 1932: L'attentat contre Twardowski. Massacres à la frontière russo-persane
exode de la population affamée du Caucase continue du côté de la Perse. Ce sont principalement des Azerbaïdjanais, des Russes, des Arméniens et des Georgiens.»
Journal de Genève, 16 avril 1932 Pour les Russes nécessiteux
ceux de Genève! Il s'agit des exilés, victimes de la soi-disante "grande révolution d'octobre", forcés de quitter leur pays pour sauver leur peau.
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Le Citoyen (Genève) du 2 avril 1932 Selon Le Citoyen, la subversion communiste en Allemagne a baissé en 1931. Est-ce pour ne pas fâcher ce pays alors que la dette de l'URSS à son égard est très importante et que, pour palier le fiasco du premier plan quinquennal, les Soviets ont un besoin urgent de fournitures d'Allemagne. Des barrages sont construits, mais l'URSS est incapable de fabriquer des turbines et l'équipement électrique nécessaires pour les utiliser. |
Le Citoyen (Genève) du 8 avril 1932: En URSS. Le spectre de la famine en URSS. Le Bulletin de l'Agence économique et financière (Paris), Le "Daily Express", le "Times" de Londres et "Renaissance" (Paris) publient des informations concordantes sur le spectre d'une famine en URSS.
Journal de Genève, 16 avril 1932: Alors que la presse "fasciste" diffusaient des tragiques nouvelles sur l'URSS, Le Travail censurera toutes les infos dès le début de la grande famine de 1932-1933.
Drapeau rouge du 23 avril 1932. L'organe du parti communiste vitupère contre ces journaux "fascistes" qui informent sur des fusillades en Bessarabie, et affirme
que les fusillades du Dniestr «sont une grossière invention de ceux qui veulent la guerre.»
Journal de Genève, 27 mai 1932: Mesures contre les étrangers qui reviennent de l'URSS
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Le Peuple Genevois (radical-socialiste) du 25 juin 1932: Problèmes contemporains. La Russie soviétique. On sait que des industriels suisses demandent à pouvoir trafiquer avec la Russie avec l'appui de la Confédération qui est solicitée de fournir une garantie de crédit. [
] La demande des industriels suisses rencontre une violente résistance chez certains idéologues qui reprochent à la Russie sa révolution, ses horreurs, sa doctrine marxiste, sa propagande révolutionnaire. Suite le 2 juillet. Toujours cette comparaison avec la révolution français qui empêche de réaliser que le coup d'état d'octobre a été effectué contre un gouvernement et une assemblée constituante légitimes, ainsi qu'une autre réalité: les communistes sont les ennemis du peuple. |
La Tribune de Genève du 1er septembre 1932 qui utilisent CRIMES SOVIETIQUES pour rapporter deux dépêches: Des prêtres "liquidés" dans le Kouban et Des gardes tués par un commissaire du Guépéou.

La Tribune de Genève du 1er septembre 1932. «Une moisson déficitaire en Sibérie. D'après des renseignements officiels, la moisson en Sibérie n'a pu être rentrées jusqu'au 20 août que sur 25'000 herctares, c'est-à-dire dans une proportion de 1,6% des prévisions seulement. - Double exécution
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Le Citoyen (organe de l'Union nationale) du 4 septembre 1932: "Les conquêtes du régime soviétique après 15 ans d'existence". Quelques extraits de la "Gazette rouge" montrent que pour les transports, le ravitaillement et les logements, tout est insuffisant. De plus «elle découvre, avec un étonnement évidemment feint, que cette cause est simplement le non paiement des salaires ouvriers» souvent «constamment trompé sur le montant du salaire et dont les mensualités étaient régulièrement en retard.» En régime soviétique, aller réclamer au syndicat, totalement aux ordres du patron, le patron, était dangereux. Enfin, ce petit article met en lumière une réalité toujours passé sous silence, le suicide des ouvriers à bout de force. Mais, comme il s'agit d'un journal réactionnaire, cela ne peut être que des calomnies! |

La Tribune de Genève du 6 septembre 1932. «Ce que l'on mange dans la Russie soviétique. Pour atténuer les conséquences de la famine produite par le plan quinquennal, les Soviets ont ordonné à leur peuple
Le Peuple Genevois, 10 septembre 1932. Le déclin de l'URSS. L'échec accéléré du Plan quinquennal.

La Tribune de Genève du 13 septembre 1932. «Découverte d'un complot contre Staline (?)
complot découvert au moment où Staline était absent de Moscou, il était dans sa luxueuse villa de Sotchi alors que chaque jour plus de 20'000 êtres humains mourraient de faim chaque jour.
La Tribune de Genève du 14 septembre 1932 qui relatent les lamentables conditions d'existence de deux cent mille enfants qui vagabondent aux Etats-Unis.
Les victimes de la crise économique dans les états capitalistes sont d'autant plus mis en évidence que la famine de 1932-33 est soigneusement "oubliée" ou niée par le Durranty, du New York Time, et d'autres journalistes à la solde de l'URSS.
Le Citoyen (organe de l'Union nationale) du 28 octobre 1932: "Des Bernois quittent le paradis soviétique". «Se basant sur une loi de janvier dernier, le gouvernement soviétique avait fait retirer les passeports de nos compatriotes, valables jusqu'en 1935, et leur donna un mois pour accpeter ou non des papiers d'indentité russes. Ils s'y refusèrent, préférant quitter l'URSS
» en devant abandonner épouses et enfants. «Les "rescapés" espèrent cependant que leurs familles les rejoindront bientôt.» Ils ont demandé aux Suisses de l'Association des Amis de l'URSS et à Léon Nicole d'intervenir contre cette cruelle politique!!!

La Tribune de Genève du 11 novembre 1932. «Une tragédie sur le Dniestr. Théodore Gousliakoff, sauvagement massacré
Le Citoyen, du 18 novembre 1932. Chez les Bolchéviques. Le pays de la misère.
La Tribune de Genève du 14 décembre 1932. La lutte contre le communisme. Le Conseil fédéral a décidé d'expulser les fonctionnaires affiliés à une société communiste.
Le Peuple Genevois du 26 décembre 1932: La propagande soviétique. On sait que le gouvernement des Soviets, alias la IIIe Internationale, mène une double propagande: d'un côté, propagande destructive par le moyen de noyaux, cellules communistes et autres clans d'agents de désordre et de révolution; d'autre part, propagande constructive (ou prétendue telle) par le moyen d'articles flatteurs publiés, ici et là, dans divers journaux et magazines, montrant les "résultats" obtenus par les suiveurs de Lénine qui ont la modeste prétention d'«enfanter un monde nouveau».
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Le Peuple Genevois (radical-socialiste) du 26 décembre 1932 Réclame pour le dîner de gala à 12 francs. A l'époque, un ouvrier gagnait 100 francs par mois. L'indignation de gauche va pousser des hauts cris et faire son grand numéro pour détourner l'attention du fait qu'en URSS, aucun ouvrier ne peut s'offrir cela, En fait, seul les membres du parti, la nouvelle bourgeoisie, peuvent manger à leur faim; les dirigeants, eux, derrière une rideau de propagande, vivent bien! Au même moment, en URSS, la famine organisée frappe chaque seconde: certains jours, 1000 morts par heure, un tous les 3 secondes. En occident, les prétendus défenseurs du peuple, les spécialistes de l'indignation contre le capitalisme, abandonnent les peuples de la Russie soviétique au désarroi, à la répression, à la déportation, aux travaux forcés et à mort. |
Le Travail, le 29 février 1934, publie un article de "son correspondant particulier" L'oeuvre des Soviets pour l'agriculture. Il veut faire croire que l'URSS est devenu les pays des merveilles. Alors que l'année précédente, 25'000 paysans mourraient, en moyenne, chaque jour, le quotidien du parti socialiste genevois affirme, sans humour, que: "L'année qui vient de s'écouler a été une grande année, une année qui marquera dans l'histoire de l'URSS".
Le Travail, 2 mars 1934, stigmatise les méfaits du capitalisme, s'indigne pas pour les millions d'affamés en URSS mais à propos des "marcheurs de la faim
à Londres". Faire diversion est l'un des moyens pour cacher l'horreur dans l'URSS des années 1930.
Le procès de Moscou. Parmi les nombreuses actions de diversion organisées par l'URSS avec le Komintern à son service, le réseau de sympathisants: le procès de 6 ingénieurs de la Metropolitan Vickers et de 12 Soviétiques. Derrière l'habillage, quels sont les vrais motifs? Pourquoi l'URSS organise-t-elle un grand spectacle autour de ce procès?
Journal de Genève, 14 juillet 1934: "La vie en Russie soviétique".«Il existe en URSS, un système de cartes d'alimentation: toute la population est divisée en 4 catégories: La première comprend l'armée et les ouvriers. La seconde , les employés. La troisième
» Mme Tchernavine parle bien des "hors catégories": membres de la famille de déportés, de l'ancien régime ou du clergé, qui ont "le droit de crever de faim", mais elle oublie une autre "hors catégories": les dirigeants du régime soviétique, sa police, ses larbins et ses agents (écrivains, artistes
) dont la fonction consiste à répendre la propagande et faire le culte des dirigeants, en particulier du "grand bourreau des peuples", Staline!
«Officiellement, les Soviets la nièrent; leurs agents et leurs thuriféraires à l'étranger suivirent le mot d'ordre de Moscou et portèrent aux nues les bienfaits du régime rouge et le succès du plan quinquennal.» Journal de Genève, Samedi 23 juillet 1934 Page 1: Détresse agricole en Russie
Journal de Genève du 4.01.1936: Mortalité infantile et famine en Ukraine, il manque officiellement 315'000 enfants
Pendant que des millions d'hommes, de femmes et d'enfants mourraient de faim, Le Drapeau rouge, hebdomadaire du Parti communiste suisse poursuit sa propagande délirante sur les succès en l'URSS.
Cette propagande remplit deux objectifs: le premier est de faire rêver sur les succès réalisés dans tous les domaines, grâce au plan quiquennal et, évidemment, sous la conduite du parti et de son génial chef. Le deuxième est de réfuter les informations qui mettraient à mal ce conte de fée en les disqualifiant, car leurs sources et les journaux qui les publient seraient tous des "fascistes". Grave mensonge, ces dépêches émanaient des victimes rapportées par les vrais amis des peuples de Russie.

Drapeau rouge, 1er mai 1931. Ce grenier sera gardé constamment par le GPU car son contenu est pour l'exportation qui continuera pendant toute la famine-génocide
1) Catégorie "conte de fée". Plus c'est gros, plus ça passe
1er exemple: Le Drapeau rouge du 19 mars 1932 publie un article non signé indiquant ainsi qu'il provient directement de Moscou sur "La reconstruction socialiste de l'agriculture". Il serine le leitmotiv du printemps 1932, à savoir la réussite, dans l'agriculture, du plan quinquennal en trois ans, car les deux-tiers des exploitations agricoles se sont organisées en kolkhoze. Il ne s'agit pas, en 1930-32, de dépouiller les nobles et les riches, car cela a été déjà fait au début des années 1920. Non, il s'agit de regrouper en coopérative des paysans qui n'attendaient que cela. Apprécier la formulation "se sont organisées en kolkhoze", comme si cela s'était fait spontanément, le kolkhoze aurait été plébiscité par les paysans. Comme en URSS, il est impossible de se déplacer en dehors de son rayon, les paysans sont contraints sous la menace d'aller au kolkhoze: c'est le kolkhoze ou le goulag. De deux maux, on choisi le moins pire. Cela n'empêchera pas de nombreux kolkhoziens d'être déportés en Sibérie où ils devront constater que le goulag n'est pas si différent du kolkhoze.
2e exemple: Le Drapeau rouge du 4 juin 1932 publie un article repris de la Pravda sur "L'impôt agricole en Union soviétique". Comme le Comité exécutif central et Conseil des commissaires du peuple sont sympathiques: «Malgré l'énorme augmentation du revenu de la population paysanne qui a presque doublé en 2 ans, - Merci Marx, Engels, Lénine et Staline, - l'ensemble de l'impôt ne dépassera pas celui de 1930». Suite une liste mirobolante qui va faire chanter dans les campagnes et, pourquoi pas, des grands fêtes où on va pouvoir s'empiffrer.
«La nature de la politique financière de l'Etat prolétarien - écrit la Pravda - est complètement différente de la politique des Etats capitalistes. Chez nous, il s'agit avant tout de la mobilisation des moyens dont dispose la population pour satisfaire aux besoins des masses travailleuses.» En résumé, les paysans des systèmes capitalistes pleurent, mais les paysans kolkhoziens sont libres, s'enrichissent et rient!
3e exemple: Le Drapeau rouge du 10 septembre 1932 reproduit un nouveau mensonge de Moscou sur "La campagne des récoltes dans l'Union soviétique", faisant croire que tout va bien. En plus de cacher l'horreur de la réalité, la propagande tente de faire rêver.
Cette propagande est double usage: à l'extérieur, elle conforte les sympathisants et militants car l'URSS, c'est l'avenir radieux. A l'intérieur, elle rend euphorique ce qui empêchera de comprendre la famine qui est planifiée et de désarmer ainsi toute opposition. En résumé, tout va bien dans le meilleur des paradis prolétariens!
2) Catégorie "calomnier la vérité": La désinformation permettra ainsi à l'URSS de poursuivre sa politique méga-criminelle.
Bessarabie: «Contre l'odieux bourrage de crâne opéré par la presse bourgeoise et "socialiste" quand elle parle de massacres sur le Dniestr». Le Drapeau rouge du 23 avril 1932. Pour le PCS et son organe, socialiste est une injure, d'où les guillemets!