FAMINE EN URSS, HOLODOMOR ET LA SUISSE


Couverture du programme de commémoration d'Holodomor, Pittsburg (EUA)

Journal de Genève 9.11.1932 Des millions d'enfants perdirent la vie alors qu'en Suisse, on produit des farines spéciales pour combattre l'inappétence pour le pain!

A priori, il semble que la Famine-génocide de 1932-33 et la Suisse n'ont rien en commun. Et pourtant:

1) A Genève: La Société des Nations, en fait sous l'action de M. Mowinckel président de son Conseil, interpelle, après que la SdN ait refusé de faire quoi que ce soit, le Comité International de la Croix-Rouge sur des rumeurs de famine en Russie confirmées par des témoignages et des dépêches très inquiétantes publiée par certains journaux. En plus, des messages et des appels au secours parviennent à Genève provenant de la diaspora ukrainienne. Max Huber, président du CICR, lance des enquêtes, se renseigne auprès la section soviétique qui, non seulement nie ala réalité de la famine. De plus, Moscou lance même une opération de désinformation du Komintern pour faire croire que M. Mowinckel aurait rétracté ses accusations contre l'URSS et se sert de la presse à ses ordres pour augmenter la célébration des victoires sur le front de l'agriculture. La famine en Russie, le titre de deux dossiers dans les archives du CICR.

2) D'une manière générale, la conspiration qui occulte les crimes communistes en général, et Holomodor en particulier, continue depuis plus de 70 ans, et perdure aussi en Suisse.

3) A l'époque, quand l'horrible crime fut commis par le parti communiste de l'Union soviétique, quelques articles furent publiés par le Journal de Genève, Le Citoyen, la Tribune de Genève, le Peuple genevois, alors que les journaux du parti socialiste genevois, "Le Travail" et celui du parti communiste suisse, "Le Drapeau rouge" vantaient les victoires de l'édification du socialisme, y compris dans l'agriculture. Ces publications et leur parti, tous deux disqualifiaient les informations sur la famine en URSS, car elles étaient publiées par des journaux qu'ils injuriaient en les accusant d'être fascistes, afin de les faire taire. Une très petite partie de la Suisse de 1932-33, la gauche qui se dit progressiste, individuellement ou collectivement, a été complice actif de la famine en URSS et de Holodomor en Ukraine par le silence et la désinformation.


Le Citoyen (Genève) du 16 décembre 1932

De plus, au même moment, le Komintern faisait du battage autour de la Conférence pour la Paix qui devait avoir lieu à Genève mais dû se faire à Amsterdam, suite au refus du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève.

L'Entente Internationale contre la IIIe Internationale (Entente Internationale Anticommuniste) s'est engagé courageusement dans la dénonciation de la Famine en Russie. Le 28 septembre 1933, Théodore Aubert, président de l'EIA écrit à M. Mowinckel, président du Conseil de la Société des Nations pour l'informer de la Famine en Russie. La documentation jointe décrit, de manière détaillée et hélas vraie, un voyage au bout de l'horreur. Parmi les documents annexés: "Brüder in Not!" Document sur la famine avec des lettres d'Allemands de Russie. Union de presse évangélique pour l'Allemagne. Berlin-Stegliz

Cet effroyable opération, Holodomor, a eu lieu, et hélas rien ne peut plus l'empêcher, mais ils est primordial pour la mémoire des victimes, pour l'Ukraine d'aujourd'hui, et pour tous les humanistes d'agir afin que la Suisse reconnaisse, à son tour, la famine-génocide de 1932-33. Il est temps de faire taire les négationnistes des crimes communistes, faire justice aux victimes passées des régimes communistes et être solidaire des victimes actuels des états communistes.


En plus de Holodomor dans la presse suisse de l'époque, la liste des complices de la grande famine de 1932-33

Les complices d'Holodomor en Suisse: Le Travail (quotidien socialiste du parti socialiste genevois) et son directeur Léon Nicole, Drapeau rouge, hebdomandaire du parti communiste suisse, Amis de l'URSS, etc…

La Société des Nations (précurseur de l'Onu suite à sa faillite en 1940) dont le siège était à Genève

La Croix-Rouge, la famine en URSS et Holodomor

Ella Maillart, de retour d'un second voyage en URSS au printemps 1932, est témoin du fiasco du plan quinquennal et du début de la grande famine de 1932-33. Elle écrit "Des monts célestes aux sables rouges" qui ne sera publié qu'en 1943. A-t-elle reçu des pressions par le parti communiste suisse pour lequel avait donné des conférences sur son premier voyage en URSS en 1929?

En résumé, durant les années 1930, les antifascistes défendent Staline dont le régime organise la grande famine qui va tuer plus de 10 millions d'innocents et se font complices de ce crime contre l'humanité. Et au même moment, ces mêmes antifascistes vomissent ceux qu'ils désignent comme les fascistes (comme Théodore Aubert et l'EIA), les seuls qui tentent de venir au secours des peuples de Russie. C'est la grande imposture de l'«antifascisme prostalinien», imposture qui continue encore en 2008. Ainsi la gauche stigmatise la base de Guantanamo, mais se taisent et se font le complice du goulag tropical, qui dure dans la République de Cuba depuis 1959…

Le Journal de Genève du 11 juin 1932 fait le compte rendu d'une conférence donnée par Mlle Bertillon sur "Ce que j'ai vu en Russie soviétique" qui a pu avoir lieu grâce au comité d'organisation présidé par Théodore Aubert.

«Sans le moindre apparat et la plus légère affectation, elle apporta hier, à un auditoire extrêmement attentif, le récit très simple de ce qu'elle eut l'occasion de voir et d'entendre en Russie; un récent voyage d'études qu'elle eut l'heur de faire récemment avec quelques compagnons au paradis bolchévique, lui a permis d'en rapporter une moisson [mot malheureux en regard de la famine sévissant en Russie] de documents impartiaux et de renseignements de première main, dont on ne s'étonnera pas qu'ils ne concordent guère avec les informations tendancieuses inspirées ou dictées par Moscou.

«La conférencière décrivit l'effroyable misère qui règne partout et dont le spectacle fut la perpétuelle obsession des voyageurs; la circulation, dans les grandes artères de la capitale comme dans les moindres ruelles, laisse l'impression douleureuse d'une perpétuelle sortie d'usine, partout la foule sordide, mal vêtue, le visage émacié et triste. Dire que le régime s'est essayé à supprimer systématiquement, outre la propriété privée, la famille et la religion, c'est énoncer un fait devenu banal, hélas, mais qui se colore de teintes singulièrement tragiques pour peu qu'on suive Mlle Bertillon au fil de ses curiosités. Et ce n'est pas le moindre mérite de son exposé d'avoir su condenser en sept quarts d'heure une telle somme de faits, d'impressions et de souvenirs. Tour à tour furent évoqués la hantise des dortoirs et des maisons communes, les affres de l'espionnage officiel, l'infâme organisation du plan quinquennal et de la propagande antireligieuse.

Dans le dernier paragraphe, on comprend que des militants communistes, infiltrés, ont tenté de saboter la conférence, mais que leur manoeuvre a bien vite avorté.


La famine en URSS, Holodomor dans les manuels scolaires suisses

La Famine en Russie et Holodomor vu dans un ouvrage scolaire, celui de Georges-André Chevallaz: Histoire générale, de 1789 à nos jours. Pour un ouvrage entièrement refondu, il n'y a aucune excuse à ce négationnisme des crimes soviétiques et à cet oubli de l'horreur subie des millions de gens. En particulier, en plus de la terreur quotidienne, ces 3 apogées de la barbarie que furent la collectivisation de 1930-31, la famine de 1932-33 et la Grande terreur de 1937-38 sont totalement omis. Quant à la famine-génocide d'Ukraine, elle n'existe pas, ni celle de novembre 1928.


Quelques événements relatifs à Holodomor dans l'actualités suisse

Petit événement organisée de manière discrète et demeuré totalement ignoré par les média. Néanmoins, c'est la première fois que l'existence d'Holodomor est marquée en Suisse, 75 ans après!?! Genève, 7 novembre 2007: Inauguration de l’exposition «Holodomor : la grande famine en Ukraine 1932-1933»

Musée d'ethnographie, Genève Conches, Je 22/11/2007 - Conférence - débat 18h30 - 21h30
Holodomor: était-ce un génocide? La famine en Ukraine 1932-1933
Par Stanislav Kulchytsky, directeur adjoint de l'Institut pour l'histoire de l'Ukraine, Académie nationale des sciences de l'Ukraine.

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