LE CICR et LA FAMINE EN RUSSIE


Chronologie

1) Dès le début de 1932, les Allemands de Russie envoient à leur proche des lettres décrivant leur désarroi et demandant de l'aide. Brüder in Not!" Document sur la famine avec des lettres d'Allemands de Russie. Union de presse évangélique pour l'Allemagne. Berlin-SteglizLe réseau des consulats allemands sont au courant de la détresse des Allemands de Russie mais le gouvernement allemand ne réagira pas.

2) Quelques articles dans certains journaux de droite (Journal de Genève, la Gazette de Lausanne, La Suisse, etc.) révèlent des faits tragiques, alors que la presse au service de l'URSS comme Le Travail(Genève) et le Drapeau rouge (parti communiste suisse) célébrent les réussites soviétiques dans l'agriculture. Les officines inféodées au Komintern ou aux partis communistes répandent les louanges sur la victoire dans l'édification socialiste.

3) En août 1933, Johan Ludwig Mowinckel, président du Conseil de la Société des Nations et ministre de Norvège (premier ministre en 1924-1926, 1928-1931, 1933-1935), interpelle Joseph Louis Anne Avenol, secrétaire adjoint de la Société des Nations, au sujet d'une famine touchant l'URSS.

Johan Ludwig Mowinckel reçoit des demandes d'aide de nombreuses organisations: Haut Conseil des Emigrés ukrainiens de Paris, Congrès des nationalités européennes à Wien, Fédération européenne des Ukrainiens à l'étranger à Bruxelles, Union des étudiants ukrainiens de Louvain, Comité national ukrainien de Belgique, Ukrainischer Frauenbund à Wien, Ukrainischer Studentenverein "Sitsch" à Wien, Comité ukrainien de Luxembourg, Association ukrainienne à Luxembourg, Ukrajinska Besida à Vienne, Comité exécutif des sociétés ukrainiennes en Autriche, Ukrainisches Zentralhilfskomite à Lemberg, Direction générale de l'ancienne organisation de la Croix-Rouge russe, Ukrainian national women's league, Union des Cosaques de Paris. De plus, le cardinal Innitzers met sur pied un comité d'aide en Autriche.

4) M. Avenol, secrétaire de la Société des Nations, refuse d'agir pour ne pas nuir à l'adhésion de l'URSS. Il y aurait eu une séance secrète pour

5) Suite à la démission de la SdN, Johan Ludwig Mowinckel demande à M. Max Huber, président du CICR, de remplacer la SdN défaillante.

3) Max Huber, président du CICR, se renseigne, contacte A. Ekounidzé, président de l'Alliance des sociétés de Croix et Croissant rouge de l'URSS (ASCCR) et WoldemanWehrlin, délégué du CICR à Moscou.

5) L'URSS use de tous ses réseaux d'influence et ses agents de désinformation pour faire accréditer la thèse de soi disantes calomnies diffusées par les Russes blancs.

6) Le temps passe, chaque jour des milliers de victimes, hommes, femmes et enfants, mais Moscou, en l'occurence l'ASCCR demeure silencieuse.

7) Coup de théâtre, selon le journal socialiste de Bergen, Johan Ludwig Mowinckel se serait rétracté.

8) Le 26 décembre 1933, Ekounidzé, président de l'Alliance des sociétés de Croix et Croissant rouge de l'URSS (ASCCR), utilise l'article accréditant la rétractation de M. Mowinckel et attribuant les informations sur la Famine en Russie à une opération des Russes blancs et de la droite.

9) Max Huber, pas dupe, tente en janvier 1934 de faire le point et répond à l'ASCCR.

10) M. Wehrlin, pas dupe non plus, ne croit pas à la rétractation de M. Mowinckel.

11) Puis plus rien! Le 22 mars 1934, dernière pièce du dossier, M. Werner part en voyage!

Les tractations entre la nouvelle administration de F. D. Roosevelt continue, sur fond de la famine en Russie, William Bullit, se rend à Moscou où tout va bien, et ainsi, en novembre 1934, l'URSS est admise à la Société des Nations, en dépit de la courageuse opposition de Guiseppe Motta. Le Conseiller fédéral suisse est avec 2 autres pays, les seuls à s'opposer à l'admission de l'horrible Union soviétique.

La campagne de désinformation associant de nombreux journalistes et hommes politiques, certains pays (Walter Durranty du New York Times, prix Pullitzer), Edourd Herriot, etc, la presse communiste et phylo-communiste comme Le Travail, avec évidemment l'anti-fascisme, qui s'indigne mais laisse mourrir de faim plus de 10 millions de soviétiques.

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