LE CICR et LA FAMINE EN RUSSIE 1932-33


31-03-2003  Revue internationale de la Croix-Rouge No.849, p. 95-117 par Jean-François Fayet (docteur ès Lettres et maître-assistant à l’Université de Genève et Peter Huber (privat-docent à l’Université de Bâle).

La mission Wehrlin du CICR en Union soviétique (1920-1938)

S'appuyant sur les travaux existants et sur des documents en partie inédits provenant des archives ex-soviétiques, cet article fait le récit d'une des missions les plus controversées de l'histoire du CICR, celle de la mission Wehrlin en Union soviétique durant l'entre-deux-guerres.

Résumé
S’appuyant sur les travaux existants et sur des documents en partie inédits provenant des archives ex-soviétiques, l’article fait le récit d’une des missions les plus controversées de l’histoire du CICR, celle de la mission Wehrlin en Union soviétique durant l’entre-deux-guerres. En l’absence de relations diplomatiques entre la Suisse et l’Union soviétique, le délégué permanent du CICR à Moscou fut en effet amené — en plus de ses activités typiquement Croix-Rouge comme la représentation du CICR auprès de la Croix-Rouge soviétique, le lien avec la mission Nansen de Secours aux enfants, le rapatriement des derniers prisonniers de guerre des Empires centraux et la recherche des disparus — à défendre les intérêts de son pays d’origine et de ses compatriotes. Très positif pour les Suisses de Russie et la Confédération, le résultat de cette mission exceptionnellement longue, souvent qualifiée de « quasi-consulaire », apparaît plus ambigu pour le CICR dont l’image ressort, au terme de cette mission, assez largement troublée par la question des relations de l’institution genevoise avec la politique de la Confédération helvétique.

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Notes de lecture

La grande famine en Russie est totalement oubliée alors qu'elle fut la préoccupation principale de Woldemar Wehrlin de septembre 1933 à mars 1934. Jean-François Fayet et Peter Huber, dans cet article publié dans la Revue internationale de la Croix-Rouge, se révèlent être des négationnistes de la Famine, crime monstrueux du régime communiste de l'URSS. Cet "oubli" dénote leur idéologie communiste et leur complicité avec ce crime contre l'humanité! On comprend alors l'article honteux sur les 75 ans du 9 novembre 1932, occultant la responsabilité de Nicole (parti socialiste) et de Furst (parti communiste). De la part d'historiens, c'est une fraude, une escroquerie tout sauf anodine!

Brigitte Studer " Le communisme diabolisé et idéalisé: la quête d'une perspective historique", Traverse, Revue d'Histoire, 3 (1995)

1) archives de Wehrlin
Lettres et rapports des Suisses sur la situation en URSS
2) archives du Bureau des Suisses de Russie Berne?
AFB, Bureau des Suisses de Russie, 2015, 1 - Bd 50
Directeur Hugo Roggen. Le Bureau est rattaché au Département politique fédéral.
Note 2 pour les sources
ACICR "Mission en Russie, W. Wehrlin" B Mis 54

Wehrlin délégué du CICR et de facto consul de Suisse

Jean-Daniel Praz, "La mission Wehrlin du CICR à Moscou (1920-1938)" Mémoire de licence non publié, Fribourg 1996.

Le comité des Suisse en Russie est dissous en 1923

page 99
«Mais, à la mi-juin 1919, le pillage de la chancellerie provisoire et l'arrestation de ses membres ouvrent une nouvelle période d'incertitude durant laquelle la Confédération va confier aux Croix-Rouge danoise et allemande, ainsi qu'à la légation allemande, la protection officieuse des Suisses de Russie. (La Croix-Rouge et la légation allemande s'occuperont des Suisses de Russie jusqu'en mars 1922) note 23

page 103
«Dans les années 30, la situation change une nouvelle fois. La radicalisation du régime qui accomagne le Grand tournant stalinien, la chasse aux spécialistes bourgeois et la suspicion généralisée à l'égard de l'étranger - Wehrlin parle de "vague de xénophobie" - encore accentuée par la terreur qui se met en place dans le prolongement de l'assassinat de Kirov en 1934, pèsent désormais sur les étrangers confrontés à l'alternative: expulsion ou naturalisation. Parce qu'ils ne sont pas en situation de forunir des documents à jour - en particulier en province où la régularisation fur beaucoup plus chaotique - ou parce qu'ils sont bien intégrés, plusieurs Suisses vont perdre leur citoyenneté suisse, ce qui les placera ultérieurement dans des situations souvent tragiques.»

Note 65 page 108.
Les pertes de passeports suisses étaient en fait un moyen pour l'URSS d'obtenir des passeports trafiqués pour ses agents secrets comme les Ruegg en Chine.
Brigitte Studer, Un parti sous inlfuence, L'Age d'Homme, Lausanne 1994, pp. 188-190.

page 104

Aide aux victimes de la dékoulakisation?

Recensement et protection des Suisses en Russie
1914 8000 2000 rentrés avant 1917 note 4 vague de rapatriement
1927 -19
1928 1500
1935 1400
1936 1360
1938 -148

Décourager es Suisses qui semblent avoir perdu tout lien
Signer une reconciation à la nationalité

Aide de la Confédération

page 105

refus d'apporter de l'aide aux communistes suisses qui se «sont rendus en Russie à leurs risques et périls». Wehrlin change quand «la répression stalinienne frappera les communistes avec la même violence que les autres Suisses»

«Enfin, lorsqu'un Suisse est appréhendé par les autorités soviétiques, c'est encore lui qui s'efforce, bien que sans succès, d'obtenir par le biais de la Croix-Rouge de Russie soviétique des informations sur les causes de son arrestation et le lieu de détention, allant même une fois jusqu'à proposer aux autorités soviétiques de commuer la peine de prison en expulsion» note 30

page 107

En 1934, de passage à Genève avant de se rendre à Berne
En janvier 1934. En relation avec la Famine en Russie.

page 108

Wehrlin fait parvenir à Berne DPF les deux grands journaux et les nouvelles lois

Fritz Platten vient souvent trouver Wehrlin

page 111

Dr Bagotski
le retour de 15'000 soldats russes réfugiés ou internés en Suisse

page 112

Dr Bagotski agent de l'URSS en Suisse
VOKS
note 85 Etude de Fayet sur la VOKS

Mission de Bagotski: visite en URSS et acceuil de Soviétiques en Suisse

Le Dr Montandon en mission pour CICR en Sibérie pour rappatriement des soldats allemands et autrichiens

page 113

Le président de la VOKS, en 1931: «La VOKS a pour tâche de neutraliser les campagnes les plus nuisible contre nous [l'URSS] dans ces masses [la bourgeoisie progressiste], par une bonne propagande sur la construction soviétique» Note 88

Bagotski plaçait des articles de propagande en faveur de l'URSS dans des revues non communistes, voire des collaborateurs sympathisants.
Le nom des revues, et celles des collaborateurs sympathisants

Un agent d'influence pour l'horreur soviétique

page 114
Bagotski sous surveillance

ADHESION DE L'URSS EN NOVEMBRE 1934
LE MOMENT DE POUVOIR AIDER?
QUE SAVAIT MOTTA?
SON DISCOURS CONTRE L'ADHESION.

UN AGREMENT
Werhlin en URSS contre Bagotski en Suisse
En 1937, Moscou veut le retour de Bagotski pour lui régler son compte, donc la position de Wehrlin est finie. Le CICR met fin à sa mission avant l'expulsion.
page 111, le Dr Bagotski fut, après le renvoi de la mission Berzine, et à l'exception, depuis 1934, des représentants soviétiques à la SdN, le seul citoyen soviétique reconnu en Suisse durant l'entre-deux-guerres, comme le représentant d'une organisation soviétique, en l'occurence la Croix-Rouge.

Curieusement Fayet et Huber ne parle pas du sort de Bagotski à son retour dans le paradis des travailleurs: mis sur la touche, déporté?, fusillé en 1953?
Et Berzine, fusillé en 1937 dans les caves de l'Hotel Métropol (Moscou)?

page 115

Aucun consulat suisse n'a à sa charge autant d'assistés, rapport à Motta

Drame pour eux quand Wehrlin quitte Moscou.
Les Suisses d'URSS demeurent sans protection!

page 116

Praz
note 69, 28

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