LA NEGATION DE LA FAMINE-GENOCIDE DE 1932-1933

LE NEGATIONNISME EST INADMISSIBLE CAR C'EST PROLONGER LE MEPRIS POUR LES VICTIMES ET SE FAIRE COMPLICE DES ASSASSINS

Andrea Graziosi use de sophismes alambiqués pour reconnaître à Holodomor son caractère de génocide… tout affirmant que: "tout en soulignant ce qui le différencie de l’Holocauste juif, précisant que la famine ne fut pas un génocide « planifié », conçu à « Moscou » par les Russes, qui, eux aussi, souffraient alors de la faim, bien que de façon moins dramatique." Cette une forme particulièrement subtile de négationnisme des crimes soviétiques.

Le document étant en format pdf, il est impossible d'en extraire les nombreuses arguties excusant Staline et son gang d'assassins et meurtriers de masse (le politburo) qui auraient simplement voulu "tirer parti de la famine". Mais que l'URSS exporte au même moment des millions de tonnes de blé qui aurait pu sauver des millions d'innocents d'une mort atroce, cela n'expliquerait pas, pour Grazioso, la volonté et l'intention de provoquer cette famine-génocide.

Andrea Grazioso répand une forme dangereuse de la négation des crimes communistes


Famine de 1932-1933: la Russie appelle à s'abstenir de spéculations politiques
Cahiers du monde russe (46/3) http://monderusse.revues.org/document2818.html

Andrea Graziosi
Les famines soviétiques de 1931-1933 et le Holodomor ukrainien
Une nouvelle interprétation est-elle possible et quelles en seraient les conséquences ?

Résumé

Pour ébaucher l’esquisse d’une nouvelle interprétation des famines soviétiques de 1931-1933 et du Holodomor ukrainien, cet article se réfère aux études, nombreuses et remarquables, parues ces dernières années. Cette nouvelle hypothèse interprétative tient compte tant du contexte soviétique général que de l’importance indéniable de la question nationale. L’auteur espère ainsi faire progresser la compréhension de la « Grande Famine » et stimuler un débat qui permette d’abattre le mur qui s’élève aujourd’hui entre les chercheurs ukrainiens, russes et occidentaux spécialistes des famines soviétiques et celui, plus haut encore, qui sépare ces historiens de leurs collègues spécialistes du xxe siècle européen.

À la fin de l’article, l’auteur pose la question de savoir si le Holodomor ukrainien relève du génocide et si oui, pourquoi. Il y répond par l’affirmative, tout en soulignant ce qui le différencie de l’Holocauste juif, précisant que la famine ne fut pas un génocide « planifié », conçu à « Moscou » par les Russes, qui, eux aussi, souffraient alors de la faim, bien que de façon moins dramatique. Stalin et les dirigeants du parti communiste ont plutôt décidé de tirer parti de la famine — causée par leurs propres erreurs, mais qu’ils n’avaient pas voulue, ni espérée — pour faire la leçon aux paysans en général et à l’Ukraine en particulier. Cette décision, prise à l’automne de 1932, explique que la famine se soit transformée en Holodomor. Aussi, dans la mesure où le Holodomor résulte d’une politique appliquée consciemment, nous pouvons utiliser le terme de génocide.

Abstract

The Soviet 1931-1933 famines and the Ukrainian Holodomor: Is a new interpretation possible, what would its consequences be? – The present article uses the many, outstanding studies published in recent years to sketch the outline of a possible new reading of the 1931-1933 Soviet famines and of the Ukrainian Holodomor. This reading takes into account both the general, and complex Soviet picture, and the undeniable relevance of the national question. The author hopes this way to further the understanding of the “Great Famine” and to stimulate a debate that will contribute to pulling down the wall that stands today between Ukrainian, Russian and Western students of the Soviet famines as well as the even taller and stronger one isolating these students from their colleagues studying the European twentieth century.

At the end of the essay the author addresses the question of whether and in which sense the Ukrainian Holodomor belongs to the genocide category. He answers positively, but nevertheless remarks differences from the Jewish Holocaust and notes that the famine was not a “planned” genocide conceived in “Moscow” by Russians who were then also suffering from hunger, albeit less dramatically. Rather, Stalin and the communist party leaders decided to take advantage of a famine caused by their own blunders, but which they did not want or expect, to teach a lesson to peasants in general and Ukraine in particular. Their decision, taken in the fall of 1932, explains why the famine grew into a Holodomor. Insofar as this was therefore the consequence of conscious human policies, the term genocide can be used.

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