Walter Duranty, un des exemples de journalistes mentant, et il est loin d'être le seul
Walter Duranty, du New York Times, taisaient les faits sur la famine pour ne pas nuire au régime, qu'ils respectaient au admiraient. Duranty n'a mentionné qu'une seule fois dans un de ses articles la " prétendue " famine (The New York Times du 31 mars 1933) pour conclure que "des conditions étaient mauvaises en Ukraine, au Nord du Caucase et sur la Volga inférieure. Le reste du pays connaît un rationnement passager mais rien de pire. Ces conditions sont mauvaises, mais il n'y a pas de famine".
Différentes forces travaillaient depuis 1932 au rapprochement entre Moscou et les pays occidentaux, notamment avec les Etats-Unis et la France. Il était question que les Etats-Unis reconnaissent l'Union soviétique et que celle-ci soit admise à la Ligue des Nations. Les informations sur la famine auraient pu nuire aux rapprochements qui se dessinaient. Pour ses articles, W. Duranty a reçu trois prix Pulitzer et un Ordre de Lénine. Mais il savait la vérité. Il en a eu la confirmation lors de son voyage en Ukraine et au nord du Caucase en été 1933. Il raconta ensuite à un diplomate britannique à Moscou que l'Ukraine a été "saignée à blanc" et qu'environ "10 millions de gens sont morts directement ou indirectement par manque de nourriture en Union soviétique".
Un comité essaie de faire retirer le prix Pulitzer. Bon courage!
Quant au Pirx Lénine, c'était une somme d'argent très importante.