BYKIVNIA (ukrainien) BYKOVNIA (russe)
Le déroulement des exécutions
La conspiration du silence par ceux qui se font complices des si nombreux crimes soviétiques (et communistes en général) continue au XXIe siècle. Qui s'est intéressé à Macha, Sergueï, aux enfants et aux familles des centaines de milliers de victimes de l'URSS qui disparurent au petit matin?
Emmené dans les locaux de la police du régime, Tchéka, Guépéou, NKVD, KGB, une machine assouvissant les ordres du Bureau politique, même les pires, l'individu, mot obscène dans le monde communiste, est broyé. Clamer son innocence n'a pas de sens: s'il est arrêté, c'est qu'il est coupable. Peu à peu, parfois au dernier moment, celui de son exécution, la machine répressive énonce l'accusation. Arrêté sans résistance la plupart du temps, emmené sans pouvoir prendre quelques effets personnels, sans pouvoir dire adieu, ces êtres humains devaient porter une alliance, un petit bijou ou un peu d'argent. Qui a accaparé leurs maigres biens? Curieusement (?), des décennies après leur arrestation, on n'en sait rien, aucune étude historique n'a été faite! De plus, les quelques charniers étudiés, des milliers demeurent encore, les cadavres semblent ne plus avoir d'alliances! Qui les a volés?
D'òu venaient les êtres humains tués à Bykivnia? Impossible de répondre tant une chappe de plomb étouffe la vérité!
![]() |
![]() |

Wolodomoriski 33, Kyiv, le siège du KGB devenu aujourd'hui celui du SBU