Les forces de sécurité massées à Urumqi pour prévenir les violences

Le gouvernement colonialiste de Pékin craint une nouvelle révolte en 2010. On apprend à l'occasion de cette dépêche d'AFP le nombre des victimes de 2009: «200 personnes avaient été tuées lors de ces violences dont Pékin avait attribué la responsabilité aux "séparatistes" ouïghours.». Charles de Gaulle et les résistants français étaient-ils des séparatistes?


Chine: sécurité renforcée au Xinjiang avant le premier anniversaire des émeutes

Publié le 18/06/2010 à 12:38 AFP
http://www.lepoint.fr/monde/chine-securite-renforcee-au-xinjiang-avant-le-premier-anniversaire-des-emeutes-18-06-2010-468049_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100618

Les autorités d'Urumqi, où avaient éclaté les violences le 5 juillet dernier, vont "renforcer la présence policière dans les principaux lieux, les secteurs vitaux et les zones publiques", a indiqué vendredi le site Tianshannet, géré par le gouvernement régional du Xinjiang.

La police va renforcer la sécurité dans la capitale du Xinjiang à l'approche du premier anniversaire des émeutes sanglantes qui avaient embrasé en juillet cette région du nord-ouest de la Chine peuplée de minorités musulmanes.

Les autorités d'Urumqi, où avaient éclaté les violences le 5 juillet dernier, vont "renforcer la présence policière dans les principaux lieux, les secteurs vitaux et les zones publiques", a indiqué vendredi le site Tianshannet, géré par le gouvernement régional du Xinjiang.

Les forces de l'ordre renforceront également les contrôles sur le transport et l'usage des matériaux explosifs dangereux et "puniront sévèrement" les contrevenants, a ajouté le site.

Ces mesures entreront en vigueur dimanche jusqu'au 20 juillet, et à partir du 25 juin, 1.000 policiers seront envoyés en renfort à Urumqi.

Les autorités ne cessent de mettre en garde contre la menace "séparatiste" dans cette région autonome, située aux portes de l'Asie centrale, où des violences interethniques avaient opposé Hans, principale groupe ethnique de Chine, et Ouïghours, musulmans de langue turque, majoritaires dans cette région.

Officiellement, près de 200 personnes avaient été tuées lors de ces violences dont Pékin avait attribué la responsabilité aux "séparatistes" ouïghours.

Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès ouïghour mondial, en exil, a condamné les "mesures répressives" prises par les autorités du Xinjiang.

Certains Ouïghours se disent victimes de discrimination religieuse et culturelle, sous couvert de lutte antiterroriste, et dénoncent la présence accrue de Hans, venus du reste de la Chine dans le cadre de la politique de développement économique.

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