Evidemment, qu'un peuple se révolte contre l'oppression communiste déguisée en soi-disant progrès est "insaisissable".
Evidemment, aucune compassion (mot absent du monde inhumain marxiste) pour les victimes. Ce négationnisme des crimes communistes est apparenté avec les Verts et le parti socialiste qui voient la "bête immonde" partout sauf chez eux!
Curieux cette dénonciation du servage du système réactionnaire tibétain, mais pas celui des régimes socialistes passés et actuels.
http://www.lescommunistes.org/spip.php?article1158
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La partie qui se joue au Tibet
jeudi 20 mars 2008, par Danielle Bleitrach
Il semble que la partie qui se joue au Tibet soit pour nous partiellement insaisissable. Létonnante déclaration du dalaï-Lama menaçant de démissionner a donné lieu à peu de commentaires, il y a là pourtant une clé de lantagonisme. Bernard Kouchner interviewé sur la 2 hier a lâché « je ferai des pétitions quand je comprendrai ce que veut le dalaï Lama ». Dabord pourquoi cette menace de démission, selon Raphaël Lioger, directeur de lobservatoire du religieux et professeur des universités à lInstitut détudes politiques dAix-en Provence interviewé par Libération.
Danielle Bleitrach
Voir en ligne : Blog de danielle Bleitrach
1- UN INTERVIEW INTERESSANT
Paru dans Libération du 19 mars 2008, par Pascale Nivelle.
Comment comprendre la menace de démission brandie hier par le dalaï-lama ? Cest très subtil, mais elle sadresse dabord aux Chinois. Ces derniers savent que le dalaï-lama, âgé de 72 ans, a une santé fragile. Pékin estime pouvoir décider de sa succession quand il disparaîtra, en choisissant à sa guise sa réincarnation. Or si celui-ci décide de lui-même de passer le flambeau avant son décès, un conseil de dignitaires choisira un jeune et, à partir de ce moment-là, la Chine repart pour cinquante ans daffrontement avec le Tibet. Cest le scénario qui inquiète le plus les Chinois. Mais cette menace peut être vue aussi comme une adresse aux Tibétains plus radicaux
Certes, car effectivement la situation de ces derniers jours semble lui échapper avec ces débordements. Il y a chez lui lidée que toute action est forcément non-violente, quelle ne doit, en aucun cas, finir en bain de sang. Sinon, le dalaï-lama sen sentirait personnellement responsable, il apparaîtrait comme un traître. Il redoute, dailleurs, que la Chine perde la face, se cabre et, finalement, se pose en victime.
Pourquoi le dalaï-lama semble-t-il si modéré dans ses positions ? Pourquoi nexploite-t-il pas plus la tribune offerte par les Jeux olympiques qui démarrent dans moins de cinq mois ? Mais il profite des JO ! Il a deux revendications qui ne sont pas anodines. Dabord, il exige une réelle autonomie puisque Pékin ne respecte plus la coutume de « chapelain-protecteur » qui régissait les relations entre le Tibet et la Chine depuis le XVIe siècle. Pékin empêche la pratique religieuse en imposant une « éducation patriotique ». Cest pourquoi les Tibétains parlent de « génocide culturel ». Deuxième revendication : le rétablissement des vraies frontières du Tibet, puisque la Région autonome ne représente, sur les cartes chinoises, quune petite moitié du Tibet traditionnel. Ces demandes sont difficiles à manier pour la Chine. Pékin aimerait tellement que le dalaï-lama soit radical et prône lindépendance. Mais les Chinois narrivent pas à faire de lui lennemi quils voudraient quil soit. Cest ce que les jeunes générations nont pas compris.
- La division guette-t-elle les Tibétains ? Cest déjà le cas, notamment, entre les jeunes et les plus âgés qui respectent leur chef spirituel. Mais si les plus radicaux parviennent à se contrôler, le dalaï-lama apparaîtra dautant plus modéré. Et dautant moins saisissable pour Pékin.
II -QUELS SONT LES ELEMENTS DANALYSE DONT NOUS DISPOSONS ?
Cet interview dun partisan du dalaï Lama est très intéressant parce quil nous permet de saisir un peu des réalités de la situation actuelle. Dabord il permet de préciser un point tout à fait central, celui du contenu réel de la revendication culturelle. Il sagit en effet de léducation et de la santé, traditionnellement assurés par les monastères. [1] Le Parti Communiste Chinois considère que la religion doit être soumis à lordre socialiste. la religion lamaïste est autorisée à la condition de ne pas être un foyer dopposition politique. Ce qui bien évidemment est parfaitement contradictoire avec lexistence dun gouvernement de religieux en exil. Pourtant il existe des négociations que les Chinois actuellement estiment rompues par les événements. Jai demandé à un des mes anciens étudiants qui a enseigné en Chine pendant trois ans et a épousé une Chinoise de compléter mes informations, il ma signalé que daprès ses chiffres déjà anciens il y avait au Tibet en 1999, 2632 médecins, 95 hopitaux municipaux et 770 cliniques. La mortalité infantile était en 1998 de 3%. Lespérance de vie de 65 ans. Il y avait un travailleur sanitaire pour chaque 200 habitants. En 1997 avait été inauguré un hopital moderne à Lhassa. A cette époque là, la scolarisation des enfants était de 82% et se faisait en chinois et tibétain. Avec toujours ma différence entre zones rurales et urbaines. Les Chinois nouvellement arrivés étaient des citadins, mais les tibétains migraient de plus en plus des campagnes vers les villes. Il ma également signalé que pour que la population tibétaine reste plus nombreuse, elle navait pas été soumise à la restriction de lenfant unique, les familles avaient droit à trois enfants. [2]
DE MEME QUE LA COLONISATION FRANCAISE A APPORTE LE PROGRES EN AFRIQUE! TOUJOURS LE PATERNALISME COLONIALISTE!
On voit que la question de la destruction culturelle tibétaine a de multiples dimensions, certes il y a lié au tourisme une folklorisation, voire une marchandisation que dénoncent les religieux tibétains mais cela se mêle à la volonté par ses derniers de continuer à contrôler santé et éducation selon les méthodes traditionnelles, avec des enseignements majeurs comme la religion, et lastrologie, ce que refuse Pekin. Toutes proportions gardées bien que les analogies soient toujours préjudiciables nous sommes devant une bataille pour la laïcité, toutes proportions gardées parce quil faudrait mieux connaître laccés réel des Chinois à léducation [3]. On sait quinstituer un véritable système de protection sociale est un des enjeux actuels du gouvernement chinois.
Une première hypothèse devant lexplication de létrange proposition du Dalaï Lama serait queffectivement celui-ci est actuellement débordé par ses troupes et alors quil avait envisagé des séries de manifestations non violentes permettant de pousser lavantage à loccasion des jeux olympiques et celles-ci ont dégénéré en manifestation racistes et meurtrières face auxquelles, en Chine même, la colère monte contre lui. Le Monde faisait état de la manière dont les internautes chinois détournant la censure débattaient sur les événements du Tibet. Il y avait un fort courant nationaliste selon ce journal, même le blogueur que ce journal considérait comme le plus indépendant qui faisait un appel à témoignage expliquait quil fallait faire attention à Radio free Asia financéé par les Etats-Unis. Il y a au moins une chose sur lequel tout le monde saccorde cest sur le fort sentiment patriotique chinois et le refus de tout séparatisme. Une deuxième interprétation qui est celle des autorités chinoises et que ne contredit pas du tout cet interview dun spécialiste serait une entente entre le dalaï Lama et ceux qui sont tout de même encore aujourdhui ses bailleurs de fond les Etats-Unis. Un partage des rôles conçu de longue date entre le dalaï Lama modéré et pacificateur, limitant sa revendication à une « autonomie culturelle » et des éléments radicaux qui eux sèment la violence. Ces jeunes radicaux, membres du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC), prônent lindépendance et non lautonomie revendiquée par le dalaï-lama. Plus politiques, ils réclament la poursuite des manifestations, jugeant que la Chine « ne mérite pas les Jeux olympiques ». Leur leader Tsewang Rigzin, président du TYC a été formé aux Etats-Unis dont il prône lintervention directe ou indirecte. Est-ce quil y a opposition ou partage des rôles, le Dalaï Lama comme le dit linterview pré-cité expliquant que derrière lui il y a des méchants et si Pekin ne cède pas les chiens seront lâchés. Il faudrait également mesurer le rôle de lInde, très inquiète sur ce qui se passe au Nepal, avec lavancée irresistible des maoistes qui sont les seuls à dénoncer les castes, et la féodalité, ce qui peut avoir un effet dévastateur sur lInde. Le tout sur fond de vieille rivalité entre la Chine et lInde. Ce que le Dalaï-Lama et le TYC ont en commun cest bien leurs liens politiques et financiers avec les Etats-Unis. Il y a incontestablement une volonté de ces derniers dendiguer le rôle conquérant de la Chine au plan international mais également la volonté de contrôler cette zone asiatique où se met en place lOrganisation de Shangaï économique mais aussi militaire dont les deux pilier sont la Chine et lURSS mais qui attire de plus en plus les Républiques dAsie centrales. Casser la Chine comme a été cassée lex-URSS est une stratégie.
Mais si nous voyons bien les groupes radicaux qui semblent avoir engagé une lutte violente non seulement au Tibet mais dans une zone plus large celle du grand Tibet autour des monastères nous mesurons mal les effets de la transformation touristique et du désenclavement du Tibet, là encore à qui et à quoi avons-nous à faire, il est difficile de répondre à cette question. Un autre article bien documenté de Libération du 19 mars nous présente la réalité suivante : « En quatre mois, les Chinois ont réussi lexploit de transformer en route la piste qui conduit au camp de base de lEverest. Un investissement de quelques millions de yuans, une miette dans les 16 milliards (1,45 milliard deuros) injectés lan dernier dans léconomie de la « région autonome du Tibet » qui porte mal son nom. Le chemin de fer Qinghai-Tibet, avait coûté à lui seul 26 milliards de yuans (2,35 milliards deuros). Ces 2 000 kilomètres de rails, entre Xining et Lhassa, ont tout changé. Lhassa, désenclavé, est hérissé de grues et se peuple chaque jour de nouveaux colons han (chinois), attirés par un taux de croissance qui rejoint celui de lest du pays. Il y a aujourdhui 200 000 Chinois pour 100 000 autochtones dans la capitale tibétaine. Les investissements privés, chinois ou internationaux, auraient fait un bond de 30 %. Le coût des transports, humains ou fret, a baissé et le tourisme (60 % du PIB tibétain) a explosé, en grande partie grâce aux Chinois, attirés par ce quils ont perdu chez eux, la beauté sauvage des paysages et la spiritualité. Des spécialités malheureusement en baisse chez les Tibétains, irrésistiblement attirés par la société de consommation. Le revenu annuel moyen aurait grimpé en 2007 à 10 000 yuans (895 euros), léquivalent des salaires dans les usines de Canton. Les supermarchés de Lhassa sont pleins et les monastères se vident sous leffet de la répression. Lengouement pour lHimalaya chinois, lui, ne se tarit pas. Bientôt sera inauguré entre Pékin et Lhassa un train cinq étoiles, « le plus luxueux du monde », avec suites et salles de bains. Le voyage coûtera près de 4 000 euros. Un prolongement de la ligne Qinghai-Tibet est programmé vers Shikaze, le deuxième centre urbain et la plaque tournante du commerce du cuivre. Dans les cinq prochaines années, le gouvernement central envisage dinvestir encore 76 milliards de yuans dans les grands travaux : 180 projets, routes, usines et ouvrages dart. Rien nest trop beau pour le Tibet. Même sil faut rééditer Tiananmen 1989, la Chine semble prête à tout pour garder le Tibet. Sa façon de gérer la crise actuelle le prouve. Le nombre des victimes est nié, les journalistes sont empêchés de travailler, les médias étrangers censurés, les troupes déployées en masse autour des zones de conflit. Et la propagande marche à fond. Jusquà présent, les Chinois nont vu des émeutes que le saccage des magasins et les voitures brûlées par des hordes de voyous. Pas une image de véhicule blindé ou de militaires casqués à Lhassa ou Aba
A lère dInternet, il faut un gros moral. » [4]
La question qui se pose alors est celle de la popularité à lintérieur du Tibet lui-même des revendications des indépendantistes. On dit que les Tibétains de souche ne profitent pas de lessor économique, comme je lai noté dés le début, le développement chinois a engendré de formidables inégalités, encore attisées par la hausse du coût de la vie. Si les manifestations sur ce sujet ne prennent pas le caractère dramatique du Tibet, elles existent dans toute la Chine et cest sans doute le principal défi auquel est confronté le gouvernement chinois, le sujet de préoccupation avec lenvironnement essentiel tel quil est apparu dans les récents travaux de lAssemblée populaire. Larticle que nous venons de citer non seulement montre quil y a aujourdhui à Lhassa 200.000 chinois pour 100.000 autochtones, mais de surcroît le revenu moyen aurait augmenté. Ce que lon sait par ailleurs et dont ne parle pas larticle est que désormais il y a eu équipement de santé et décole. Il faudrait une analyse beaucoup plus précise de cette situation. Larticle nous parle dune jeunesse tibétaine attirée par la société de consommation et qui déserte les monastères qui nont plus le monopole de léducation et des soins de santé.
Dun autre côté la plupart des informations que jai pu glaner dans diverses sources font état dun double développement inégal, celui que nous avons vu entre les villes et les camapgnes à propos de lécole qui existe dans toute la Chine et qui est une des préoccupations au titre de lharmoniedu gouvernement chinois. A cause de cette inégalité il y a un exode rural et afflue dans les villes un prolétariat dont le statut tranche avec celui des industrieux commerçant han . En gros toutes les sources consultées sentendent sur le fait quee Tibet connaît un boom économique, provoqué par des investissements centraux massifs dont lexemple type est le chemin de fer, mais les fruits de la croissance profitent plus aux Hans quaux Tibétains. Sur dix yuans dépensés par le gouvernement régional du Tibet dans son budget, neuf viennent du gouvernement central, expliquait en juin dernier le président de la région du Tibet, Qiangba Puncog. Jusquen 2010, Pékin prévoit dinvestir, chaque année, 77,8 milliards de yuans (près de 7 milliards deuros). paradoxalement cest la volonté de ré-équilibrage avec investissement massif qui a provoqué de type de problème. Dans le cadre plus général du développement de lOuest chinois défavorisé, le Tibet a bénéficié dune forte croissance, de plus de 12%, entre 2001 et 2006, selon les chiffres officiels. Le secteur public, qui représente 60% de léconomie, tire largement cette croissance, avec notamment des salaires plus élevés pour les fonctionnaires chinois afin de les attirer.
Outre les grands projets dinfrastructures de ces dernières années, comme le chemin de fer inauguré en 2006, les villes sont les plus concernées par ce boom, avec le développement du secteur de la construction. A Lhassa, selon les derniers chiffres officiels de 2005, le revenu annuel est de 10.272 yuans, contre 8.700 yuans pour lensemble du Tibet. Cependant, des experts étrangers nont cessé de mettre en garde contre les fortes inégalités provoquées par cette croissance. Tout largent qui afflue dans la zone arrive par lintermédiaire des sociétés chinoises, tout est contrôlé par des gens de lextérieur, dans ce contexte, vous avez une croissance rapide mais la population locale en est privée, constate Andrew Fischer, un économiste spécialiste du Tibet, à lInstitut des études sur le développement de Londres. Sur les 10 à 15 dernières années, cette stratégie économique a produit une inégalité croissante rapide, beaucoup plus forte que dans le reste de la Chine, dit-il. Dans les villes, comme Lhassa ou Shigatse, où se trouvent les opportunités économiques, les Chinois dominent la plupart des activités économiques, explique le spécialiste.
3- UNE IMPASSE
Ce qui apparaît également et que javais noté dés le début est lattaque des commerçants chinois, javais été frappé par le côté émeutes de Los Angeles, les témoignages des touristes confirment effectivement cet aspect du problème. Sagit-il dune violence provoquée par de jeunes radicaux qui dépassent les consignes du dalaï Lama ? Sagit-il dune haine spontanée des laissés pour compte pour ceux quils estiment les bénéficiaires de la croissance ? Sagit-il dune flambée de haine nationaliste ? probablement tout cela à la fois mais le fait est que face à ces événéments on imagine mal nimporte quel gouvernement nintervenant pas. Quelle est la nature de lintervention ? Ce qui est sûr cest que la Chine ne cédera pas, la question du boycotte des jeux olympiques est sans commune mesure avec lenjeu de lintégrité de son territoire et aujourdhui le dalaï Lama se rend compte de la nature du bras de fer engagé. Il est clair que la question de la protection de la population tibétaine, de sa culture, semblent complétement secondaire pour ceux qui ont engagé ce combat dont on voit mal lissue. ils ne peuvent ignorer que leur combat tel quil est engagé ne peut que nuire à ceux quils prétendent défendre. Que cherchent-ils exactement ? Donc il faut comprendre le contexte politique avec ses subtilités, ses interrogations sur le rôle réel du dalaï Lama, le bras de fer diplomatique qui se joue entre le gouvernement chinois et ce dernier, avec derrière un autre bras de fer celui de loccident qui nose pas attaquer frontalement la Chine tant limbrication économique et financière rend périlleuse tout affrontement direct et qui sur la plan légal international na aucun droit face à ce qui est une portion du territoire chinois mais en même temps met en place les conditions dun « choc de civilisation » dans lopinion publique peut-être pour monter un scénario à la kosovar qui paraît mal embouché. Il y a aussi un contexte économique et social intérieur, celui dune croissance, dune transformation accelérée des mentalités comme celle que nous avons connu dans les années soixante qui reste à analyser. Le tout sur un fond patriotique chinois qui ne supportera ni lintrusion étrangère, ni une quelconque tentative séparatiste. Dailleurs le ton est clair ce sera une lutte à mort . De toute manière sur le fond, le dalaï Lama qui soit par sens politique, soit par conviction mesure les limites de lentreprise lance une opéraion de conciliation relayée par tous les médias qui hier jetaient de lhuile sur le feu, opération y compris relayé par sa sainteté le Pape en faveur de sa sainteté le grand lama.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao sest cependant déclaré prêt à discuter avec le dalaï lama, a affirmé mercredi son homologue britannique, qui le recevait à Londres. Le Premier ministre a dit que, si le dalaï lama respectait deux choses quil a déjà affirmées, à savoir quil ne soutient pas lindépendance totale du Tibet et quil renonce à la violence, il était prêt à entamer un dialogue avec le dalaï lama, selon Gordon Brown. Ce dernier sest proposé de servir de go between entre le dalaï Lama et le gouvernement chinois, cela rappelera de bons souvenirs au Chinois puisquon se souvient quaprès avoir imposé la guerre de lopium, massacré à tour de bras, et obtenu dans le sang la cession de Hong Kong, les Britanniques sétaient déjà entremis entre le grand lama et la république chinoise aux dépends de celle-ci.
Laffaire a été si mal menée que Robert Mesnard est contraint de se rabattre sur le boycott de la cérémonie douverture.
danielle Bleitrach
Notes
[1] Cette évolution a été bénéfique pour la condition féminine, les femmes tibétaines ont plus de droit que les femmes en Inde, au Pakistan, au Nepal, en Afghanistan sans parler des droits dans le vieux Tibet féodal.
[2] Selon wikipendia : Dans un pays aussi vaste que la République populaire de Chine, le développement de lenseignement primaire universel est un formidable accomplissement. Avant 1949, 20 % des jeunes de 7 ans fréquentaient lécole primaire ; en 1985, ce pourcentage était monté à 96 %. Cependant, seulement 30 % des élèves terminent et réussissent leurs études : ces élèves vivent principalement dans les villes. La République compte approximativement 832.000 écoles primaires. Dans les villages, on compte plusieurs enseignants itinérants : ils donnent des cours le matin dans une école et laprès-midi dans une autre. La loi sur linstruction obligatoire de 9 ans implique des écoles gratuites et situées dans des endroits accessibles aux enfants. En fait, les parents doivent payer de petits frais pour les livres, le transport et la nourriture (environ 20 yuan vers la fin des années 1980) ; les familles les plus pauvres reçoivent une allocation.
[3] Les enfants débutent lécole à sept ans pour deux semestres qui débutent respectivement le 1er septembre et le 1er mars. La majorité des écoles primaires offrent 5 années détudes. Le curriculum comprend les cours de Chinois et de mathématiques (environ 60 % du temps denseignement pour ces deux notions), déducation physique, de musique, dart, de sciences naturelles et de morale et société. Langlais comme langue seconde est introduite vers la 3e année. Le State Education Commission exige que toutes les écoles primaires offrent des cours sur lidéologie communiste et sur la morale. Dès la quatrième année, les élèves vont travailler deux semaines par semestre, principalement dans des usines et des fermes, afin de les introduire au monde du travail. Tous les élèves assistent à une cérémonie du lever du drapeau tous les lundi. Les écoles rurales adoptent généralement un horaire flexible, variant selon la saison agricole, et visent à préparer les élèves pour le travail manuel. Ainsi, leur programme se limite souvent aux cours de langue chinoise, de mathématiques et de morale. Au contraire, les écoles urbaines ont un horaire fixe sur six jours et donnent une éducation en vue détudes et demplois supérieurs. Le gouvernement tend à vouloir diminuer le fossé entre ces deux réalités, dautant plus que plusieurs parents croient que léducation rurale ne donne aucune chance à leurs enfants et les confinent à la vie agricole quils peuvent déjà exercer sans éducation
[4] Le Tibet, perle de Pékin La province est une source précieuse de minerais et de devises.
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Scènes de lynchage de Chinois par des Tibétains
20 mars 2008 14:52, par Cheng Xjan
AFP- 18/3/08 - 16:55
De jeunes Tibétains déchaînés ont caillassé et battu des Chinois et ont mis le feu à des boutiques, avant que larmée ne restaure le calme à Lhassa, la capitale du Tibet, ont raconté des touristes qui arrivaient de la région himalayenne.
« Cétait une explosion de colère des Tibétains contre les Chinois et les musulmans », a rapporté à lAFP John Kenwood, un Canadien de 19 ans qui a décrit des scènes dune violence extrême. Selon son récit et celui dautres touristes qui sont arrivés aujourdhui par avion à Katmandou, la capitale du Népal, des bandes de jeunes ont battu et roué de coups des Chinois hans, accusés par les Tibétains de détruire leur culture et leur mode de vie par leur arrivée massive dans la région.
Le jeune Canadien affirme ainsi quil a vu vendredi quatre ou cinq Tibétains caillasser et frapper « sans pitié » un motocycliste chinois. « Ils ont fini par le mettre à terre, ils lont frappé sur la tête avec des pierres jusquà ce quil perde connaissance. Je pense que ce jeune homme a été tué », relate-t-il, sans être sûr que la victime soit morte.
Le gouvernement tibétain en exil a affirmé aujourdhui que le bilan « confirmé » du nombre de victimes des récentes violences au Tibet sélevait à 99 morts. Pékin a assuré de son côté que « 13 civils innocents » avaient été tués et a affirmé ne pas avoir tiré de coups de feu pour mettre fin aux émeutes.
« Tous ceux qui avaient une apparence de Chinois étaient attaqués »
Les Tibétains « jetaient des pierres à tous ceux qui leur tombaient sous la main », ajoute John Kenwood. « Les jeunes agissaient et les vieux les encouragaient en criant, en hurlant comme des loups. Tous ceux qui avaient une apparence de Chinois étaient attaqués », confirme Claude Balsiger, un touriste suisse de 25 ans.
« Ils ont attaqué un vieil homme chinois qui passait sur sa bicyclette. Ils lont frappé très violemment sur la tête avec des pierres, de vieux Tibétains sont intervenus pour les arrêter », détaille-t-il.
John Kenwood a assisté à une scène de sauvetage similaire survenue alors quun Chinois demandait grâce à une foule armée de pierres. « Ils lui donnaient des coups de pied dans les côtes, il avait le visage en sang », raconte-t-il. « Cest alors quun homme blanc est arrivé (...) et la aidé à se relever. Il y avait autour deux une foule de Tibétains, pierres à la main ; il a gardé le Chinois près de lui, a fait des gestes vers la foule, et ils lont laissé emmener le vieil homme en sécurité ».
A lécoute de ces récits de touristes, un porte-parole du gouvernement tibétain en exil, Thubten Samphel, a qualifié ces violences de « très tragiques ». Les Tibétains « ont reçu pour consigne de de pas utiliser la violence dans leur combat », a-t-il dit à lAFP par téléphone.
Les manifestations ont débuté le 10 mars, à loccasion du 49e anniversaire du soulèvement anti-chinois de Lhassa en 1959. Samedi, les autorités chinoises avaient repris le contrôle de la capitale tibétaine. Larmée a notamment ordonné aux touristes de rester dans leur hôtel doù, selon leurs dires, ils ont pu entendre des coups de feu et les détonations de grenades lacrymogènes.
Lundi, les touristes étaient à nouveau autorisés à circuler mais régulièrement, ils devaient montrer leur passeport à des points de contrôle. « Les magasins étaient complètement brûlés. Toutes les marchandises étaient dans la rue, brûlées. De nombreux bâtiments étaient vides », témoigne Serge Lachapelle, un touriste canadien. « Le quartier musulman était complètement détruit, toutes les boutiques étaient détruites », déclare John Kenwood.