Au début des années 1950, la naïveté fatale du présent Dalaï-Lama, qui a cru naïvement aux belles promesses de Mao Tsétoung et tombant dans le panneau mortel des “bons communistes”

Trouvé sur le site d'Anne Kling, une personne qui a le courage de ses opinions, fait suffisamment rare pour être souligné, une analyse démasquant l'histoire systématiquement falsifiée du XXe siècle. amalgamer toujours tout avec Hitler, pour mieux cacher l'horreur bolchévique qui a continué bien après le suicide du “führer”.

En l'occurence, un réseau de menteurs ne parle que des liens entre le Tibet avec l'Allemagne nazie, en oubliant ceux avec la “patrie des travailleurs” esclavagisés par le «bon Lénine» en oubliant que ce pays est occupé, colonisé de manière cruelle et sanglante depuis 1950. A noter que ces mêmes escrocs oublient tout autant les victimes chinoises du glorieux parti communiste chinois avec ceux de son grand timonier. Une forme de sychophrénie sinistres?

Anne Klinge allant jusqu'au bout de l'honnêté rappelle l'attitude complaisante du présent Dalaï-Lama, qui a cru naïvement aux belles promesses de Mao Tsétoung, comprenant un peu tard, le but fatal de l'amitié entre les peuples tibétains et chinois. Ce fait permet de comprendre que cette illusion sur la nature perverse du régime communiste chinois perdure toujours, la volonté de poursuivre un dialogue avec les bourreaux du Tibet alors que cela ne sert que les criminels communistes.


DECIDEMENT, ON NE PRETE QU’AUX RICHES

11.02.2010
http://france-licratisee.hautetfort.com/

Je viens de terminer la lecture du livre de Gilles van Grasdorff, L’Histoire secrète des Dalaï-Lamas. Elle m’inspire quelques réflexions.
 
Tout d’abord, il faut reconnaître que le qualificatif de « secrète » dans le titre n’est là que pour appâter le lecteur, car rien de « secret » n’est révélé, ni de près ni de loin. C’est tout simplement l’Histoire des Dalaï-Lamas. Mais ce titre était déjà pris. Il fallait trouver mieux.
 
On nous raconte surtout l’histoire du Dalaï-Lama actuel, le 14e, chouchou des occidentaux et bête noire de Pékin. Pour nous signaler, dès la quatrième de couverture, toutes les accointances qu’il aurait eues, ainsi que ses prédécesseurs, avec les affreux « nazis », les inoxydables. Je veux bien que ça fasse vendre, mais bon sang, voici le sujet de mon ire :
 
Nous avons droit à tout un chapitre intitulé Les Nazis au Tibet, où nous attend une tartine largement étalée en détails avec dates, photos et tout et tout, sur l’ « expédition SS » de Ernst Schäfer à Lhassa en 1938-39.

Plus une tartine sur Heinrich Harrer, le fameux alpiniste autrichien, auteur de Sept ans au Tibet, qui fut membre de la SS. Et une tartine sur le grand explorateur suédois Sven Hedin, qui avait lui aussi de fâcheuses sympathies. Et d'autres encore, plus près de nous.
 
Bon, je veux bien avaler toutes ces tartines, mais pourquoi alors seulement 5 lignes, oui seulement 5, page 146, pour nous révéler très succinctement : « Des années plus tard, le prix Nobel de la Paix Nicolas Roerich, sa femme Héléna et son fils Georges, associés, en 1926 et 1928 en Asie, au James Bond soviétique Yakov Blumkin, agent secret de la Tchéka, monteront deux expéditions en Asie pour retrouver le royaume mythique de Shambala ».
 
Oui, parce que les bolcheviks, eux aussi, s’intéressaient vivement au Tibet. Au moins autant que les Allemands. Quant au « James Bond soviétique », au lourd passé de tchékiste, Yakov Blumkin, j’en parle dans les Révolutionnaires juifs (et sur le blog en date du 23/11/07). Il n’avait pas grand-chose à envier aux nazis, croyez-moi.
 
Je parle aussi de son acolyte Mijail Borodin, autre bolchevik du même tonneau qui exerça ses talents en Chine et un peu aussi au Tibet. Pour lui, juste 7 lignes, page 203 : « Dès 1931, le favori de Thubten Gyatso reçoit à Lhassa des émissaires travaillant pour le compte de Mijail Borodin, conseiller militaire et émissaire du Komintern à Canton, à qui il promet la création d’une République soviétique du Tibet, et qui, en attendant ce moment, se fait fort d’ouvrir une école militaire dans le Kham, près de la frontière sino-tibétaine, avec, pour formateurs, des officiers soviétiques de l’Armée rouge ».
 
Pourquoi tant de discrétion pour évoquer ces personnages qui magouillèrent au moins autant dans ces régions que les nazis ? Et qui avaient autant d'exactions en tous genres sur la conscience ? Pour se chercher à perpétuité un éternel certificat de bien-pensance ?
 
Un dernier mot: si vous vous intéressez à ces régions, relisez plutôt l’excellent bouquin de Michel Peissel sur le même sujet, “Les Cavaliers du Kham”, paru en 1972, qui relate la lutte des résistants tibétains à l’envahisseur chinois. Lutte qui fut souvent menée, au début, contre l’avis du Dalaï-Lama lui-même (l’actuel) qui conserva longtemps pour Mao les yeux de Chimène. En témoigne un poème écrit par Sa Sainteté en 1956, à la gloire du dictateur, qui fut largement utilisé par la propagande chinoise de l’époque, et que cite Peissel:
 
"O Président Mao ! Ton lustre et tes exploits sont
Comparables à ceux de Brahama et de Mahasammata, créateurs
Du monde.
 
Ce n’est que d’un nombre infini de bonnes actions
Qu’un tel chef peut être né, semblable qu’il est au soleil
Eclairant le monde.
 
Tes écrits sont précieux comme des perles, abondants
Et puissants tel le grand flux de l’océan
Qui rejoint les limites du ciel
 
O très honorable Président Mao, puisses-tu vivre longtemps.
Le monde voit en toi une mère protectrice, il peint ton
image, le cœur plein d’émotion.
 
Puisses-tu vivre en ce monde à jamais et nous montrer
La route de la paix.
 
Notre vaste pays était écrasé par la misère, les chaînes
Et les ténèbres. Tu nous as tous libérés avec éclat.
Le monde est maintenant heureux, inondé de bénédictions …."
  
Et relisez aussi Sven Hedin, notamment “Trois ans de lutte dans les déserts d’Asie”. Un personnage fascinant. Qui ne faisait pas dans le politiquement correct.

Retour