Dialoguer avec son bourreau ?
Dialoguer avec son bourreau, la Chine populaire, état socialiste, dont l'objectif constant depuis plus 1951 ans est de vider le Tibet de sa population pour en faire une province chinoise. Certes, il restera quelques réserves loin de Lhassa, juste ce qu'il faut pour continuer l'imposture du Tibet, région AUTONOME, vaste imposturere.
Le drame proviendrait-il du fait que le Dalaï lama actuel n'aurait toujours pas compris la stratégie de la lutte non-violente telle que Gandhi l'a conduite en Inde contre la Couronne britannique, lutte décisive qui remporta l'indépendance. Mais quand Gandhi luttait, c'était contre la colonisation d'un pays démocratique, pas contre un régime communiste qui n'hésite jamais à tirer sur le peuple. Le régime communiste, outre des intérêts financiers provenant de l'exploitation des richesses du Tibet (Uranium, eau - Tibet château de l'Inde), ne peut pas perdre la face, tout comme pour le régime communiste soviétique: (Berlin 1953), Budapest (1956), Prague (1968), Kaboul (1979), etc
Le loup qui se déguise en agneau

La Voie ouvrière du 31 octobre 1956
De plus, les Tibétains devraient faire un front uni avec les habitants du Turkestan et de la Mongolie du Sud, eux aussi confrontés à la même politique colonialiste de la Chine. En réalité, et c'est triste à dire, le Dalaï lama actuel a accompagné la colonisation chinoise du Tibet, mais de l'a pas vraiment combattue! Quand Dalaï lama a compris que derrière l'amitié et le progrès, il y avait l'horreur de la colonisation, c'était trop tard! Le Dalaï lama et le Tibet, victime de cette imposture des communistes amis du peuple, alors qu'ils en sont les pires ennemis. Et cette sanglante imposture continue depuis Lénine, le fossoyeur du printemps démocratique de Russie en 1917, tout comme fut Hu Jintao quand il a noyé dans le sang le printemps démocratique de Lhassa en mars 1989! Les communistes, toujours le mensonge et le sang, sans oublier les larmes des survivants.
Tibet: les Tibétains en exil veulent le dialogue avec Pékin
Le Temps- AFP - 22.11.2008, 10:18
Le président du parlement tibétain en exil, Karma Chophel, le 26 mars 2008 à Bruxelles. Photo: Dominique Faget (Photo AFP/Archives)
DHARAMSALA (AFP) - Les exilés tibétains, dont une frange réclamait une radicalisation de la lutte contre la domination chinoise, se sont finalement alignés samedi sur la ligne conciliante prônée par le dalaï lama malgré l'échec d'années de négociations avec Pékin.
"Nous désirons poursuivre la +voie moyenne+ ", a déclaré le président du parlement tibétain en exil, Karma Chophel à l'issue de la session qui a rassemblé quelque 600 délégués à Dharamsala (nord de l'Inde), où le dalaï lama vit réfugié depuis 1959.
La décision, après une semaine de palabres dans cette bourgade accrochée sur les contreforts de l'Himalaya, a été approuvée par acclamation.
Le rassemblement, le plus important en 60 ans de la communauté tibétaine, n'en était pas moins largement symbolique, l'assemblée n'ayant aucun pouvoir décisionnel, apanage du Parlement et du gouvernement tibétains en exil.
L'éventuelle radicalisation -- indépendance du Tibet plutôt qu'une simple autonomie-- n'a pas eu lieu.
Et à ce titre, la réunion de Dharamsala fait office de mise au point auprès d'une frange de la jeunesse tibétaine, indépendantiste, amère, qui menaçait de déborder l'ancienne génération du vieux dignitaire bouddhiste.
Le dalaï lama, âgé de 73 ans et à la santé fragile, reste bien l'unique figure de la cause tibétaine.
"Sa ligne est pragmatique. Elle peut apporter le changement", a déclaré à l'AFP un moine de 29 ans qui assistait à la réunion.
Respecté dans le monde entier, reçu par les chefs d'Etat, l'homme à la tunique safran et au rire communicatif continue d'incarner les espoirs de six millions de Tibétains vivant au Tibet ou en exil.
"Les Tibétains sont prêts pour le changement", avait pourtant assuré un peu plus tôt Lhadon Thethorg, déléguée et représentante à New York de l'organisation Students for a Free Tibet (Etudiants pour un Tibet Libre).
"Qu'il s'agisse de la +voie moyenne+ ou de l'indépendance du Tibet, les gens veulent une action plus vigoureuse", avait-elle dit.
Chef spirituel et dirigeant politique pragmatique, le dalaï lama a renoncé à revendiquer l'indépendance et a choisi une diplomatie dite de la "voie moyenne" consistant à réclamer une large "autonomie culturelle".
Réaliste, il sait que la Chine ne reviendra jamais sur sa souveraineté sur le Tibet qu'elle contrôle depuis 1951.
Depuis lors, ce fin diplomate s'était toujours montré conciliant avec Pékin, même en pleine révolte au printemps dernier à Lhassa. Une révolte à laquelle il avait réussi à donner un retentissement international avant les jeux Olympiques.
Le dalaï lama avait reconnu lui-même l'échec de la revendication autonomiste fin octobre et révélé qu'il réfléchissait à une stratégie plus radicale que sa diplomatie traditionnellement conciliante avec Pékin, qui a annexé le Tibet en 1951.
Un manifestant tibétain en exil durant un manifestation devant l'ambassade chinoise de Katmandou, le 31 août 2008. Photo: Prakash Mathema (AFP/Archives)
Des émissaires du dalaï lama et des représentants chinois discutent officiellement depuis 2002 mais les derniers pourparlers, début novembre en Chine, ont capoté, Pékin affirmant qu'il ne ferait "jamais de concession" même sur une "semi-indépendance" du Tibet.
La Chine avait prévenu par avance à plusieurs reprises que la réunion de Dharamsala ne mènerait "nulle part", tout en appelant son voisin indien à ne pas tolérer sur son sol des activités "indépendantistes".
Le dalaï lama est la bête noire de Pékin, qui l'accuse d'être un dangereux séparatiste, sous couvert de la religion.
Les exilés tibétains, dont bon nombre de jeunes, sont plus de 100'000 en Inde. La plupart y sont nés et n'ont jamais mis les pieds au Tibet.