“Face à la guerre. L’armée et le peuple suisses (1914-1919/1939-1945)” de Langendorf & Streit

Evidemment une étude historique qui part des vrais faits, cela annhile les falsifications en rafales de la cellule léniniste de Jost & Co, le réseau occulte des staliniens et des trotskistes en Suisse, car la patrie de ces gens-là, c'est l'URSS et la Russie bolchévisée par le sanguinaire Lénine, à son seul et unique profit! Quant à la Suisse, état démocratique et plutôt prospère, sous la coupe de l'odieux système capitaliste, c'est l'enfer en comparaison du paradis des travailleurs à Cuba, en Chine populaire et en Corée du Nord…

Dans l'Atout no 6 de novembre 2007, sous le titre “Les leçons de l'Histoire”, une critique non-marxiste, cela change! débute par “L'Histoire de la Suisse moderne est beaucoup discutée, mais elle est peu enseignée, et encore moins connue d'un large public”, et pour cause!!! “En dehors de toute polémique, et sans porter de jugement - une réserve plutôt rare de nos jours! - Langendorf et Streit parviennent à évoquer en parallèle le vécu de l'armée et de ses chefs pendant ces événements, et celui d'une population soumise non seulement à de dures contraintes, mais surtout à uen angoisse qu'on a peine à imaginer”.


“Face à la guerre. L’armée et le peuple suisses (1914-1919/1939-1945)”

Jean-Jacques Langendorf et Pierre Streit

Editions Infolio, Gollion, VD, Suisse

Dans ce petit ouvrage illustré, Jean-Jacques Langendorf et Pierre Streit traitent de la société suisse et surtout de son armée au cours des deux guerres mondiales. Après une rapide évocation des conditions de la création de l’armée fédérale au XIXe siècle, les auteurs s’intéressent à la perception par les puissances étrangères du système militaire suisse, qui pour certains constituait un « idéal » d’armée démocratique alors que d’autres mettaient en évidence l’insuffisance de la formation de ses cadres. Au début du XXe siècle, une loi portant sur l’organisation militaire fixe la durée du service à 28 ans. L’armée suisse compte alors un effectif de plus de 200'000 hommes. C’est aussi à cette période qu’elle se dote d’une doctrine. Cependant, au cours de la Première Guerre mondiale, de réels désaccords sur la conception de la neutralité ou encore sur la nature de la menace apparaissent entre le chef suprême de l’armée suisse (le commandant de corps Ulrich Wille) et son chef d’état-major (le colonel Théophile Sprecher von Bernegg). Ainsi apparaît en filigrane la problématique de la neutralité suisse en temps de guerre – quel(s) ennemi(s) ? Quel(s) allié(s) ? Quelle(s) négociation(s) ? Quel(s) objectif(s) ? Problématique qui prend une dimension plus importante encore pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais si la figure du général Henri Guisan, élu chef suprême de l’armée en septembre 1939, ou encore le concept du « Réduit » ne sont pas oubliés des auteurs ; reste que cette problématique de la neutralité et sa perception par le haut commandement suisse n’est que peu abordée dans la deuxième partie de l’ouvrage. On appréciera plus ce livre pour son caractère informatif.

Pour citer cet article, Référence électronique
Anne-Aurore Inquimbert, « Jean-Jacques Langendorf et Pierre Streit, Face à la guerre. L’armée et le peuple suisses (1914-1919/1939-1945) » Revue historique des armées, 255 | 2009, [En ligne], mis en ligne le 14 mai 2009. URL : http://rha.revues.org//index6780.html. Consulté le 24 octobre 2009.

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