Israel Singer viré

D'abord un article du 17 mars 2007 (Singer viré) relatant la mise à la porte du directeur Congrès juif mondial. Il reprend et confirme des faits plus que troublants révélés le 3 février 2006 (Singer neutralisé).

1) Des faits graves ont forcé le Cjm à fermer sans explication et en catastrophe son bureau à Genève suite à la découverte d'un compte secret à l'UBS. Cette banque est sans rancune puisqu'elle accepte d'ouvrir un compte à celui qui a monté le racket de 1997. Un montant de 1,2 million de dollars à transiter pour des fins inconnues. Que fait le procureur de la Confédération? Rien.

2) Pour comprendre la FSCI demande un rapport à PricewaterhouseCoopers qui conclut à l'existence de 3,8 millions de dollars supplémentaires, dont l'affectation est «non documentée». 5 millions de dollars se seraient volatilisé!

3) Le procureur général de l'Etat, Eliot Spitzer fait une enquête et publie un rapport de 35 pages. Le Cjm manque de «contrôles financiers appropriés». Nouvelle surprise puisqu'il n'y a pas de poursuite légale contre Israel Singer, mais «celui-ci est interdit désormais d'exercer toute activité financière» et doit rembourser 300'000 dollars touchés de manière indue

En résumé, des faits qui ternissent le Cjm et Israel Singer qui font douter des fondements de l'opération de chantage menée contre la Suisse.

- ni le procureur de la Confédération, ni le procureur général de l'Etat n'ont sanctionné la "volatilisation" de 5 millions de dollars qui ne sont pas perdus pour tout le monde. Quand un boursier communal pique dans la caisse, un petit commerçant aussi, il va en prison, mais Israel Singer est au-dessus des lois. Une justice à deux vitesses?

- Déchargé de la gestion du Cjm, on nomme néanmoins Israel Singer président d'un nouvel organe du Cjm, le conseil stratégique. Pour le féliciter d'avoir détourné des millions de dollars?

- Une année plus tard, malgré le remboursement de 300'000 dollars, Israel Singer est viré. Avec un parachute doré?

De plus, Israel Singer , Président du Congrès Juif Mondial, la plus grand organisation juive au monde, s’est laissé aller à un nouveau dérapage qualifiant de "criminelle la neutralité de la Suisse durant la Seconde Guerre Mondiale.


Israel Singer est mis à la porte du Congrès juif mondial

CRISE. Le chef exécutif, connu en Suisse pour l'affaire des fonds en déshérence, est accusé d'irrégularités s'élevant à plusieurs millions.

Le Temps Luis Lema, New York Samedi 17 mars 2007

«Israel Singer n'est plus associé au Congrès juif mondial, ni à aucune de ses branches.» Si la lettre envoyée cette semaine évite de parler de renvoi, c'est bien de cela qu'il s'agit. Connu en Suisse pour l'affaire des fonds en déshérence, dans laquelle sa dureté lui avait permis d'obtenir 1,25 milliard de dollars des banques suisses, Singer était, dans les faits, le chef exécutif du Congrès juif mondial (CJM) depuis des années. Sa mise à l'écart fait suite à une période de grands remous, après qu'ont été mises en lumière des irrégularités s'élevant à plusieurs millions de dollars.

Compte secret à UBS

C'était en 2004. Le chef du CJM décide, sans crier gare, de fermer ses bureaux de Genève et de mettre à la porte le personnel. «A l'époque, nous avons été consternés par cette décision», explique Alfred Donath, le président de la Fédération suisse des communautés israélites. D'autant que cette mesure radicale intervient après que l'antenne genevoise est tombée par hasard sur de curieux documents. L'un d'eux, surtout, montre l'existence d'un compte secret à UBS, par lequel a transité 1,2 million de dollars à des fins inconnues. Faute d'obtenir une réponse, l'organisme suisse demande un audit à PricewaterhouseCoopers. Mais le CJM refuse d'ouvrir ses dossiers. Le rapport d'audit conclut à l'existence de 3,8 millions de dollars supplémentaires, dont l'affectation est «non documentée».

Cette affaire prend de l'ampleur. A New York, où le Congrès juif mondial a son siège, elle arrive aux oreilles de celui qui était alors procureur général de l'Etat, Eliot Spitzer. Dans un rapport de 35 pages qu'il publie le mois dernier, le bureau du procureur confirme que l'organisation manque de «contrôles financiers appropriés». Aucune poursuite légale n'est entamée contre Israel Singer, mais celui-ci est interdit désormais d'exercer toute activité financière. Il doit en outre rembourser 300'000 dollars touchés de manière indue en tant que remboursements de frais supposés.

Présidé par Edgar Bronfman, dont la famille a fait fortune dans la distillation d'alcool, le CJM n'a commencé que tout récemment à gérer sa comptabilité de manière moderne. Bénéficiant de l'apport de 400'000 donateurs aux Etats-Unis, il «lève» chaque année quelque 11 millions de dollars. Mais des indices concordants semblent indiquer qu'Edgar Bronfman a souvent mis la main à son porte-monnaie. Israel Singer a évoqué lui-même l'existence d'un «compte noir» de 2 millions de dollars par an.

Au sein même de l'organisation, ce manque de transparence dans les comptes provoque des grincements de dents. Celui qui se montre le plus critique, le vice-président Isi Leibler, sera même poursuivi en diffamation, avant que, sous la pression de certaines fédérations nationales, la plainte soit retirée.

C'est avec cette toile de fond que se joue aujourd'hui la succession du président. Edgar Bronfman verrait bien son fils lui succéder. Mais c'est un autre candidat, Mendel Kaplan, qui semblait avoir les préférences d'Israel Singer. «Bronfman a pensé que Singer allait prendre position contre son fils», affirme Alfred Donath, pour expliquer cette soudaine mise à la porte.

Pour le président de la Fédération suisse des communautés israélites, Israel Singer a toujours été un personnage hautement «imprévisible». «Dans sa bataille contre les banques suisses, il avait raison sur le fond», estime-t-il. Mais il pouvait aussi se laisser emporter dans des «attaques gratuites», poursuit Alfred Donath, en faisant référence à une déclaration faite lors d'une commémoration à Auschwitz. En matière de collaboration avec les nazis, la Suisse est davantage coupable que la France ou l'Autriche avait alors estimé Israel Singer.


Israel Singer: les Juifs de Suisse satisfaits

swissinfo, Ian Hamel 3 février 2006 - 18:28

A l'avenir, Israel Singer ne s'occupera plus de finances mais de conseil. (Keystone)

Pour cause de mauvaise gestion, l'ex-secrétaire général du Congrès juif mondial Israel Singer n'assumera plus de responsabilités financières.

La Fédération suisse des communautés israélites est également satisfaite que la lumière soit faite sur une affaire de compte bancaire à Genève.

Dans son rapport, le procureur général de l'Etat de New York dénonce une mauvaise gestion au sein du Congrès juif mondial (CJM) et préconise d'importantes réformes. Un accord a été passé avec Israel Singer, ancien secrétaire général de l'organisation, lequel n'assumera plus de responsabilités financières. Le procureur général Eliot Spitzer avait lancé une enquête sur la gestion au sein du CJM à la fin 2004, à la suite d'informations sur de possibles irrégularités financières. La Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) avait notamment exigé un examen indépendant des faits.
 
Améliorer la transparence
 

M. Spitzer a annoncé cette semaine un accord avec le CJM et ses organisations caritatives affiliées en vue d'importantes réformes internes (comptabilité informatisée, règlementation stricte relative aux dons). Celles-ci doivent améliorer la transparence de la gestion financière de l'organisation. Le rapport du Ministère public new-yorkais n'a constaté aucun agissement contraire à la loi. Il a toutefois mis en évidence l'absence de contrôle financier efficace permettant de superviser l'utilisation des dons.
Dans une prise de position diffusée vendredi, la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) indique que le rapport confirme que, sous la responsabilité d'Israel Singer, «même les principes comptables et prescriptions légales les plus élémentaires n'ont pas été respectés». «Dans plusieurs domaines, il y a eu mauvaise gestion», relève encore la FSCI.
 
Douteux transfert à Genève
 
Le transfert par M. Singer en 2003 de 1,2 million de dollars sur un compte à Genève a figuré au centre de l'attention du procureur. Officiellement, cet argent était destiné à une nouvelle caisse de pension. Certains ont soupçonné M. Singer d'avoir détourné cette somme à des fins privées.
Selon le rapport, ce transfert s'est fait à l'insu des instances dirigeantes du CJM. M. Spitzer a relevé d'importantes lacunes de gestion lors de cette opération, même si l'organisation n'a perdu aucun denier.
Le rapport met également en exergue une série de versements inappropriés à des hauts responsables du CJM. Le document fait état notamment du paiement de polices d'assurances de parents de membres de l'organisation.
M. Singer a ainsi bénéficié de plus de 300'000 dollars. Selon l'édition de vendredi de l'hebdomadaire juif «Tachles», M. Singer a restitué 200'000 dollars durant l'enquête.
 
Regarder vers le futur
 
Toujours dans «Tachles», le secrétaire général actuel du CJM, Stephen Herbits, relève que le rapport n'a relevé aucune perte de dons. «Le coeur des activités de l'organisation n'est pas compromis», estime-t-il, ajoutant que l'organisation doit désormais se tourner vers le futur.
Selon l'accord annoncé par le procureur, M. Singer n'aura à l'avenir plus aucune responsabilité dans la gestion financière du CJM. Il s'est déjà retiré au début de l'année de la direction de l'organisation. Il ne préside plus que le conseil stratégique du CJM. Cet organe nouvellement créé s'occupe de prodiguer des conseils.
Dans son communiqué, la FSCI exprime sa «satisfaction». «L'enquête a abouti à des résultats concrets qui devraient remettre sur la bonne voie le CJM».
La Fédération ajoute qu'elle examinera dans quelle mesure les résultats des investigations new-yorkaises rendent inutile la poursuite de l'audit de certains comptes du CJM à Genève, fait à la demande de la FSCI.
swissinfo et les agences
 
CONTEXTE

En 2004, la Fédération suisse des communautés israélites a demandé au Congrès juif mondial (CJM) des explications sur la fermeture du bureau de Genève et exigé un audit externe.
Elle a été alertée par le dépôt de 1,2 million de dollars sur un compte bancaire genevois par l'ex-secrétaire général du CJM Israel Singer.
Selon l'accord annoncé par la justice américaine vendredi, M. Singer n'aura plus part à la gestion financière du CJM.
Il s'est déjà retiré au début de l'année de la direction de l'organisation et ne préside plus que le conseil stratégique du CJM, un nouvel organe de conseil.


INDUSTRIE DE L’HOLOCAUSTE

Israel Singer Congrès Juif Mondial criminelle la neutralité de la Suisse durant la Seconde Guerre Mondiale

Le même jour , nous apprenons que, Israel Singer , Président du Congrès Juif Mondial, la plus grand organisation juive au monde, s’est laissé aller à un nouveau dérapage qualifiant de "criminelle la neutralité de la Suisse durant la Seconde Guerre Mondiale.

Israel Singer , allié de l’opportuniste sénateur Alfonse D’Amato, est un des acteurs majeurs de " L’industrie de l’Holocauste" dont Norman Finkekstein dénonce avec verve l’ exploitation ehontée ,et injurieuse pour les victimes, de la mémoire de la destruction des Juifs en Europe à des fins politiques ,idéologiques et plus prosaîquement bassement matérielle.

Si la lumière a été faite sur les coupables faiblesses de banquiers, d’industriels et d’hommes politiques durant cette période noire ,il est scandaleux d’assimiler la Suisse à la France de Vichy où un militaire à la retraite, sénile et vindicatif, a pu , avec la complicité active de politiciens dévoyés, faire un Coup d’État légal et entreprendre sous couvert de Révolution Nationale la destruction de l’héritage républicain. [Pétain avait été nommé président du conseil par la chambre du Front populaire, il n'y a eu donc aucun coup d'état! Quand à savoir s'il était sénile et vindicatif??!?]

Bien entendu,les " propos" d’ Israel Singer , coutumier des dérapages et réputé pour être imprévisible, ne sont pas passés inaperçus et ont suscité en Suisse ,de vives réactions et une condamnation unanime.

-** Alfred Donath, Président de la Fédération Suisse des Communautés Israélites juge « inacceptables » les propos du dirigeant du Congrès juif mondial et menace « Nous allons demander qu’Israel Singer s’excuse auprès des autorités suisses » ON LES ATTEND TOUJOURS!

-** Si le Conseil fédéral n’a pas fait de déclaration, Micheline Calmy-Rey , Ministre des Affaires Étrangères, a rompu ce silence à la radio pour dire son « incompréhension » face aux propos d’Israel Singer.

-** Par ailleurs, selon un article consulté mais rapidement retiré du site du quotidien "Le Temps, un sérieux contentieux financier opposerait la Fédération Suisse des Communautés Israélites à Israel Singer sur l’usage des fonds importants versés par la Suisse au titre des spoliations de fait des Juifs ou de leurs descendants victimes de la barbarie nazie.

->http://permanent.nouvelobs.com/europe/20050125.OBS7118.html

->http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/opinion/edito_1__27_1_.html

->http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/enjeux/neutralite_suisse.html

->http://www.tsr.ch/tsr/index.html ?siteSect=200002&sid=5496712

Retour