Editions Hallweg Berne Tome I page 107 à 114
| Vers fin août 1939, toutes les chancelleries du monde avaient l'impression que 1'Allemagne allait entrer en guerre contre la Pologne et que la France et la Grande-Bretagne, liées à cette dernière par un Pacte d'assistance mutuelle, feraient honneur à. leur signature. | Est-il nécessaire de rappeler quel était le "climat" qui sévissait alors en Europe? Il faut remonter à. juillet 1914 pour en trouver un semblable. Les uns après les autres, les gouvernements décrétèrent la mobilisation générale;. Les événements prirent rapidement |

Dans toute la Suisse, les affiches de la mobilisation générale appellent les citoyens à faire leur devoir
| des proportions telles qu'il était désormais bien difficile d'espérer qu'en dernière heure le conflit pût être évité par une providentielle intervention. Tandis que toutes les nations d'Europe prenaient les armes, la "Home Fleet" de Grande-Bretagne appareilla et prit le large. Au milieu de ce branle-bas, la Suisse devait sans hésitation et, en temps voulu, faire face à. la situation et se conformer strictement aux droits - et aux devoirs aussi - que lui impose sa neutralité. Les Chambres fédérales se réunirent le mercredi 30 août. Elles avaient deux tâches urgentes à. accomplir. | Séparément, le Conseil national et le Conseil des Etats devaient d'abord accorder les pleins pouvoirs au Conseil fédéral; ensuite, réunis en Assemblée fédérale, ils devaient élire un général, car les circonstances extérieures paraissaient d'une gravité telle qu'il fallait y faire face par des mesures politiques et militaires appropriées. C'était la quatrième fois dans l'histoire de la Confédération helvétique qu'un soldat allait être élu Général, chef suprême de l'armée suisse. L'arrêté fédéral voté par les deux Chambres qui accorde au Conseil fédéral les pleins pouvoirs, a la teneur suivante: |