D'abord, une mise au point!

Le principal critère pour évaluer si le gouvernement suisse, durant la Seconde Guerre mondiale, a rempli correctement sa mission, il suffit de déterminer si ce dernier a bien protégé:
- La population suisse;
- Les Suisses de l'Etranger;
- Les personnes internées;
- Et tous ceux qui étaient sous la protection consulaire suisse.

De savoir s'il aurait possible de recevoir plus de réfugiés, même si cette interrogation est légitime, ne peut qu'être secondaire, au sens propre du terme. Cela signifie que, peu importe si la réponse à cette question est négative ou positive, le fait d'avoir réussi selon le principal critère, alors le gouvernement suisse de la période de la guerre mérite tout simplement notre entière gratitude. Quant à exiger du gouvernement suisse qu'il conduisit une politique devant abréger la durée de la guerre, il ne s'agit que du délire et de la hargne d'individus emportés par leur mauvaise foi.

Enfin, le fait de juger cette période selon des critères actuels résulte de la bêtise ou de la mauvaise foi, peut-être des deux. Va-t-on reprocher à Jules César de ne pas avoir observé les Droits de l'Homme, ce qui n'empêche pas de souvenir de la destruction de la Gaule et de l'affaiblissement des Celtes.

Des faits encore volontairement occultés et que la Commission Bergier n'a pas voulu étudié bien qu'elle ait été interpellée. Lettre au Cf Cotti. Réponse du Cf Cotti faite par M. Bohrer et Réponse de M. Bergier

1) Les personnes sous protection consulaire suisse
En dépit du travail de la commission Bergier, le sort souvent tragique de personnes sous protection consulaire suisse.

2) Les 6'000 Suisses se trouvant dans les territoires conquis par l'URSS

3) Les Suisses en camp de concentration
Quelques 300 citoyens suisses ont été déportés dans des camps de concentration nazis.

4) Le sort des Soviétiques refoulés systématiquement du 13 août 1942 au 12 juillet 1944.
Evadés d'Allemagne, puis de camps en France, ces personnes ont été systématiquement refoulés. Combien étaient-ils et que sont-ils devenus?

5) Le rapatriement forcé de Soviétiques à la fin de la guerre
Parmi les 10'000 Soviétiques accueillis dès l'été 1944, de nombreux refusèrent de retourner en URSS à tel point que certains d'entre eux se suicidèrent.

Il reste certainement d'autres sujets méritant des recherches, mais ces 5 points qui concernent pourtant des dizaines de milliers de personnes, les 24 millions de la commission Bergier n'auront servi à rien.

Donc un véritable travail de recherche et de mémoire reste pleinement à faire!

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