Bibliographie courte: La Suisse et la Seconde Guerre mondiale

Le 12 avril 2010, 14H00, à la Cathédrale de Lausanne, une cérémonie commémorative pour marquer, jour pour jour, le 50e anniversaire des obsèques du Général Guisan.

Le Général Guisan et l’esprit de résistance

Jean-Jacques Langendorf & Pierre Streit, Editions Cabédita, Rte des Montagnes 13, 1145 Bière, 2010

Le général Henri Guisan (1874–1960), commandant en chef de l’armée suisse durant la Seconde Guerre mondiale, a symbolisé la volonté de tout un peuple de préserver son indépendance, par les armes, si nécessaire. Les auteurs étudient la genèse de l’idée fondamentale de Guisan, la création d’un Réduit dans le massif alpin, et en démontrent la nécessité face à la puissance des armes d’attaque. Ils le comparent à d’autres tentatives analogues, l’inscrivant ainsi dans une perspective historique. Ils rappellent aussi l’exceptionnelle relation de confiance entretenue par Guisan avec le peuple suisse.
Langendorf Face à la guerre
L'armée et le peuple suisses (1914-1918/1939-1945)
Jean-Jacques Langendorf & Pierre Streit, Edition Infolio, 2008

Pour la première fois dans la vie de notre communauté nationale, un ouvrage rédigé par deux historiens se livre à une comparaison serrée des conditions dans lesquelles le peuple suisse et son armée ont dû affronter les deux dernières guerres.

Ce livre clair, objectif, fortement documenté et richement illustré, met en parallèle les préparatifs et l’organisation militaires, les conditions politiques, économiques et sociales des deux époques, face à la vie quotidienne et au déroulement des hostilités. Leur comparaison fait apparaître le rôle majeur de la milice et celui, fédérateur, du Général Guisan.

bridel Pour en finir avec le rapport Bergier de Frank Bridel, Slatkine, 2009

Le Rapport Bergier, qui vilipende l'attitude de la Suisse face au nazisme, a provoqué un nombre extraordinaire de critiques, mais il fallait encore leur consacrer un livre de synthèse, bref et facile d'accès. L'une de ces critiques vise le peu de souci de la Commission Bergier pour les raisons des décisions qu'elle condamne et pour le contexte dans lequel les autorités les ont prises. Il fallait combler ces lacunes. Frank Bridel cite les principaux témoins à charge, oppose aux statistiques de la Commission les chiffres les plus récents, livre une analyse critique du Rapport sur les réfugiés, dépeint la Suisse de l'époque et, documents en main, explique les positions prises par le général Guisan. Un livre indispensable à quiconque veut comprendre une des périodes les plus tragiques qu'ait dû affronter la Suisse. Il a publié dix livres dont “Nous n'étions pas des lâches”, témoignage de son vécu pendant la 2e Guerre mondiale. 
Chargueraud La Suisse lynchée par l’Amérique
 Lettre ouverte au juge Korman 1998-2004
 par Marc-André Charguéraud, Labor et Fides, Genève 2005, 250 p.
 Il s’agit du paiement par les banques suisses de 1,25 milliards de dollars au profit d’un fonds juif ad hoc, au titre des avoirs en déshérence déposés dans les susdites banques par les victimes de la Shoah. L’UBS et le Crédit Suisse ont payé au nom de tous (car elles seules étaient vulnérables aux mesures de rétorsion américaines) alors qu’étaient impliquées non seulement beaucoup d’autres banques helvétiques, mais encore de nombreuses banques américaines, sans compter de multiples intermédiaires de part et d’autre de l’Atlantique. Les faits, c’est encore le soutien de l’administration Clinton, de l’Etat de New York et de l’Etat d’Israël en faveur des demandeurs face à une Confédération qui a fait mine de considérer cette affaire comme “purement privée”. L’auteur épingle de grossiers disfonctionnements de la justice américaine, des interprétations tendancieuses et des a priori scandaleux. Etienne Perrot  
Chargueraud La Suisse, la 2e Guerre mondiale et la crise des années 1990. Les conditions de la survie

Marc-André Charguéraud, Jean-Philippe Chenaux (dir.), Olivier Delacrétaz, Pierre Flückiger, Olivier Grivat, Carlo S. F. Jagmetti, Jean-Christian Lambelet, Jean-Jacques Langendorf, Phlippe Marguerat, Eric Werner, Bernard Wicht.
 
A l'opposé des historiens achetés ou vendus au lobby juif, souvent également bolchéviques (cf. les historiens qui ont signé l'odieux manifeste du 21 janvier 1997), un groupe ayant compétence et honnêteté intellectuelle a publié cet ouvrage.
Chargueraud Alerte en pays neutre. La Suisse en 1940

René-Henri Würst, Payot, 1966

Pourquoi Hitler n'a-t-il pas attaqueé la Suisse en mai 1940? Quel fut le sens des accords militaires secrets entre la Suisse et la France avant 1939? Pourquoi parla-t-on, au Conseil fédéral, d'exiger la démission du général Guisan? Comment les Suisses réagirent-ils quand leur pays se trouva encerclé par les forces de l'Axe? Quels furent les dessous de la crise morale de juillet 1940? Qui imposa le réduit national?

L'or des nazis Werner Rings

L'or des nazis: La Suisse, un relais discret” A quand l'or du goulag soviétique?

Werner Rings, Payot Lausanne, 1985. Traduction par Gilbert Musy de “Raubgold aus Deutschland“

4e de couverture: La parution, au printemps 1985, de l'édition originale de ce livre en allemand fit l'effet d'un «pavé doré dans la marre des milieux financiers» et secoua la presse internationale aussi bien que suisse. La traduction française permettra de se faire, pièces en mains (et le dossier est édifiant!), une opinion sur ce qui fut pendant quarante ans l'un des secrets les mieux gardés de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale: le sort de l'or volé par les nazis et le rôle de la Suisse, plaque tournante du commerce de l'or.

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