Le Conseil fédéral est décidé à faire toute la lumière, sans aucune restriction, sur lattitude de la Suisse avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale. Conjointement avec le Parlement, il a par conséquent engagé un vaste processus dont le but est de rechercher la vérité.
Linstitution de la commission dexperts présidée par le professeur Bergier et composée de spécialistes de renommée internationale souligne la volonté objective de la Suisse de connaître la vérité. Le Parlement a pris les décisions nécessaires à cet effet. Larrêté fédéral urgent adopté à lunanimité en un laps de temps record prévoit notamment que la commission pourra consulter tous les documents, en particulier ceux qui seraient normalement couverts par le secret bancaire. La Commission Volcker instituée par lAssociation suisse des banquiers et le Congrès juif mondial poursuivra intensément ses efforts en vue de déterminer les droits éventuels des victimes de lholocauste ou de leurs héritiers.
La recherche de la vérité historique concernant cette période dramatique de lhistoire prendra du temps. Le Conseil fédéral souligne toutefois dès à présent sa volonté de prendre en compte sans réserve les résultats de lenquête. Comme il la déjà expliqué au Parlement, le Conseil fédéral tirera ses conclusions en fonction des résultats de lenquête. Si, durant celle-ci, des faits remontant à cette époque devaient apparaître, qui nécessitent une intervention immédiate, le Conseil fédéral ne manquera pas dexaminer les mesures nécessaires. Il en va de même des différentes propositions concernant des indemnisations financières qui ont été formulées ces derniers temps.
Il va par ailleurs de soi que les avoirs en déshérence déposés sur des comptes en banque doivent être utilisés de façon sensée. A cet égard, le Conseil fédéral est disposé à engager immédiatement, avec les banques et les organisations intéressées, des pourparlers concernant la création dun fonds en faveur des victimes de lholocauste et de leurs héritiers.
Par toutes ces mesures, la Suisse démontre quelle est prête à assumer son passé sans complaisance envers elle-même. Elle le fait dans un esprit douverture et de clarté. Elle attend donc que sa bonne foi ne soit pas mise en doute. La Suisse demande à toutes les organisations et autorités concernées de collaborer dans un esprit de dialogue ouvert et sans préjugé. Ce sont la recherche de la vérité, en esprit de solidarité avec les victimes de lholocauste, qui doivent être le seul moteur de ces activités.
| Ce texte est une anthologie de la mauvaise foi.
(1) On affirme tous d'abord: Le Conseil fédéral est décidé à faire toute la lumière. (2) On rappelle, dans le 3 paragraphe, les organes étant en train de "faire toute la lumière." Donc, une éventuelle culpabilité n'ayant pas encore été établie, "le Conseil fédéral tirera ses conclusions en fonction des résultats de lenquête." Jusqu'ici, tous est cohérent, mais alors qu'une éventuelle culpabilité n'a pas encore été établie, le Conseil fédéral est disposé à engager immédiatement, avec les banques et les organisations intéressées, des pourparlers concernant la création dun fonds en faveur des victimes de lholocauste et de leurs héritiers. La trame de cette déclaration consiste en l'étalement de beaux principes pour mieux ensuite les trahir! En l'occurence, puisque tant que ces organes n'ont pas rendu leurs conclusions pourquoi alors céder aux allégations du Congrès juif mondial et créer un fonds, preuve de culpabilité? Contrairement à ce que proclamait Jean-Pascal Delamuraz, le jour noir n'était pas celui du refus de l'adhésion puisque plus de 10 ans la Suisse se porte mieux que l'Union européenne, mais le 7 janvier 1997 où le Conseil fédéral capitule devant le Congrès juif mondial. Et il faudra lutter encore longtemps pour effacer cette ignominie, mais on arrivera un jour à rendre au Congrès juif mondial la monnaie de sa pièce, et avec les intérêts!!! |