En fait, le torrent de calomnies a pu se maintenir que grâce à un terrorisme intellectuel de la gauche et d'un réseau d'agents qui ont empêché la vérité et la compromission de la Commission soi-disant indépendant Bergier de tromper le peuple.
La Suisse est loin d'être un régime socialiste avec une presse baillonnée, il n'en demeure pas moins que l'article de Mohammad Farrokh est courageux. Il a été évidemment ignoré par les médias privés ou publics qui sont sous la coupe de la gauche, 5e colonne du Congrès juif mondial.
Polémique: Fonds en déshérence: le retour?
Alors que le processus de répartition de près de 2 milliards de francs débloqués par les banques suisses en 1998 s'avère difficile, une relance de l''affaire des fonds en déshérence ne parait plus tout à fait exclue...
Genève Home Information 19.01.05 Mohammad Farrokh
L'affaire des «fonds en déshérence», et la controverse sur le le rôle de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale, est-elle vraiment terminée? Elle fait encore couler passablement d'encre et anime des débats qui sont loin d'être toujours sereins, s'il faut en croire Marc-André Charguéraud. L'ancien directeur général de la Société Générale de Surveillance (SGS: jusqu'en 1988), pour qui l'histoire en général et celle de la Suisse de la période 19391945 en particulier est devenue une seconde vocation, estime avoir eu beaucoup de peine à se faire entendre lors de débats organisés récemment à Prangins, dans le cadre du Musée National suisse. Les controverses des années 1996-2002 couvent encore sous la cendre. Le «rapport Bergier», tel que publié en 2002, peine à s'imposer comme la version officielle de l'histoire suisse des années 1933 à 1945, surtout en Suisse alémanique. En Suisse romande, l'ouvrage de Pietro Boschetti («Les Suisses et les Nazis») qui se veut une synthèse plus digeste que l'original, a reçu un accueil assez favorable. Mais d'ici là à dire qu'il met un point final à la polémique, rien n'est moins sûr...
Livre
Dans ce contexte, la publication attendue en février d'un nouveau livre de Marc-André Charguéraud, sous un titre un rien provocateur «La Suisse lynchée par l'Amérique»), est d'autant plus susceptible de ranimer le débat qu'il n'exclut pas, au contraire, une relance de l'affaire des fonds en déshétence. «Les Suisses respirent à nouveau. Leurs nuits de tension, parfois de cauchemars s'estompent; L'espoir de retrouver dans le monde la place respectable qui leur revient renaît. lis reconnaissent que leur pays n'a pas été sans reproche pendant la guerre. Mais les accusations portées sont sans commune mesure avec ce qui s'est passé. Tout est terminé. Du moins ils le croient. Il n'en est rien.»
Une médaille d'or pour la Suisse?
On peut accueillir avec une certaine réserve l'augùre d'un retour de l'affaire, mais une chose paraît acquise, l'ampleur des dégâts causés à l'image de la Suisse. Il suffit pour s'en convaincre de parler avec David Kranzler, un historien américain de l'Holocauste qui n'a pas hésité, dans un ouvrage paru en 2000, à citer en exemple l'attitude du peuple suisse pendant la guerre, sinon celle de ses autorité. Malgré l'indifférence qui a accueilli son livre aux Etats-Unis, le professeur honoraire de la City University de New York a toujours l'espoir de se faire entendre. «J'essaie d'obtenir que les Suisses reçoivent les honneurs dus à leurs efforts pendant la guerre», n'hésite pas à déclarer ce spécialiste des «tentatives de sauvetage» durant l'Holocauste. Kranzler ambitionne rien moins que de faire décerner «une médaille d'or» aux Suisses pour leur attitude pendant la guerre!
Les historiens auxquels il a parlé de son projet n'ont même pas voulu entendre ses arguments. Il en faudrait plus pour décourager David Kranzer dont la bieuveillance à l'égard du peuple suisse (mais elle ne va pas jusqu'à s'étendre au Conseil fédéral de l'époque ni aux banques) paraît inlassable puisqu'il est en phase de recherche pour un nouvel ouvrage consacré à l'attitude de l'opinion publique suisse en 1939-1945. Vu d'ici, la position de cet historien peut surprendre encore qu'elle aille dans le même sens d'un autre spécialiste américain, David Wyman.
Dureté américaine
Tout en restant très sobre, il a fait observer il y a une vingtaine d'années que la Suisse a accueilli plus de réfugiés que l'Amérique, qui n'a reçu que 121 '000 personnes toutes origines confondues de 1941 à 1945, soit durant la participation active des Etats-Unis aux hostilités. Le chiffre fait piètre figure et gêne manifestement les critiques de la Suisse. Pour sa part, le «rapport Bergier» (un point repris par Pietro Boscheiti) préfère retenir celui de 250'000 «réfugiés juifs» admis aux Etats-Unis de 1933 à 1945. Cela a effectivement bien meilleure façon. Mais, à y regarder de plus près, il s'agirait du chiffre total des immigrants, juifs et non-juifs, entrés aux Etats-Unis duranl cette période. Pour sa part, Charguéraud estime à 165'000 le nombre de refugiés juifs accueillis outre-Atlantique de 1933 à 1943. Pourtant, les candidats au départ ne manquaient pas, s'il faut en croire l'ancien directeur général de la SGS qui fait état de statistiques dont l'image de l'Amérique en tant que pays de la Iiberté ne sort pas vraiment grandie: "au 30 juin 1939, 309'782 demandes de visa, avaieut été déposées dans Ies consulats américains en Allemagne", écrit-il.
Cette politique de «refoulement administratif» ne s'est pas modifiée durant les deux premières années de la guerre, alors que le pays était encore neutre (jusqu'en décembre1941, faut-il le rappeler?) et que des milliers de personnes prises au piège se pressaient aux portes des consulats américains. Mais cela signifie-t-il que la Suisse, dont la politique dans l'ensemble très dure s'est relâchée par moments sous la pression d'une frange agissante de son opinion publique, celle-là même dont parle David Kranzler, a pu apparaître sous certains aspects comme relativement généreuse, mérite une place à part? Qu'on l'admette ou qu'on s'en offusque, le débat est encore ouvert...
150 millions de dollars au lieu de 7 milliards. Histoire d'un coûteux fiasco
Mohammad Farrokh. En 1996, au début de la crise des fonds en déshérence, on parlait aux Etats-Unis de 7 milliards de dollars thésaurisés par les banques suisses au détriment des victimes de l'Holocauste. Même si la recherche des ayants-droits est susceptible d'être encore relancée, ce chiffre n'est plus du tout d'actualité. Le processus entamé à la suite de l'"Accord global" du 12 août 1998, par lequel les grandes banques mettaient 1,25 milliard de dollars à la disposition des organismes chargés d'indemniser les personnes concernées, n'a pas permis de faire apparaître les sommes attendues. En six ans d'existence, le "Tribunal arbitral" chargé de la répartition de l'enveloppe mise à disposition par les banques a versé 150 millions de dollars à 1934 demandeurs d'actifs déposés dans les banques suisses. Il a fallu pour cela dépenser 700 millions de dollars de frais d'audit, précise Marc-André Charguéraud dans le livre consacré à ce qu'il qualifie d' "échec notoire pour un coût exorbitant. L'auteur de "La Suisse lynchée par l'Amérique" estime que ce relatif insuccès porte en lui les germes d'une relance de l'affaire des fonds en déshérence. Selon l'ancien directeur général de la SGS, le juge américain Korman essaie de faire porter aux banques la responsabilité des difficultés rencontrées dans la recherche des ayants-droit. Charguéraud cite à cet égard un "mémorandum-ordre" de février 2004 où le magistrat de New York aurait eu des mots très durs à l'égard des grandes banques suisses. Toute honte bue, ces dernières sont toujours très occupées à faire des affaires aux Etats-Unis et se gardent bien de faire des déclarations. Cette sérénité affectée ne se retrouve pas du tout dans le livre de Marc-André Charguéraud qui écrit au contraire: "l'infamie, le déshonneur, l'ignominie des banquiers et au-delà celle du peuple suisse lui-même sont désormais définitivement scellés dans le rapport d'un juge".
Confusions
Ignominie ou pas, il est très difficile de porter un jugement définitif sur une affaire qui, Charguéraud n'a peut-être pas tort, n'est pas terminée. D'une part, il y a beaucoup de confusion entre les montants de l'époque et leur actualisation, intérêts compris. C'est ainsi que 150 millions de dollars d'aujourd'hui correspondent à 12,5 millions de dollars de 1945. D'autre part, le système bancaire de ces années-là était beaucoup moins surveillé qu'actuellement, et de nombreux comptes ont pu être ouverts par des "hommes de confiance" qui s'en sont par la suite montré indignes. Une constatation s'impose cependant: on ne prête qu'aux riches et les banques l'étaient. En 1945, le système bancaire suisse gérait 20 milliards de francs de comptes clients qui représentaient 240 milliards de 2005. Par comparaison, le montant des avoirs européens en Amérique, tels qu'il s'établissait en juin 1941 au moment de leur blocage par l'administration Roosevelt, s'élevait à 12,7 milliards de dollars de l'époque. Ces chiffres sont à comparer au volume actuel des dépôts de la clientèle des banques suisses, estimé par la BNS à 3300 milliards de francs. Dans cette perspective, on comprend que les banques ne se fassent pas trop de soucis...