Communiste oui, mais pas antisémite: toujours l'alliance judéo-bolchévique
Irina Gueorguieva Bokova: une vraie communiste membre de la nomenklature du PCB

Sulfureux, relatif au diable, qui laisserait une odeur de souffre. Aujourd'hui, sulfureux signifie avoir osé critiqué Israël ou être accusé d’avoir tenu des propos jugés antisémites.


Le sulfureux Egyptien détrôné par une Bulgare

UNESCO | Ex-ministre des Affaires étrangères de son pays, Irina Bokova a été élue hier soir au poste de directeur général de l’institution. Au nez et à la barbe du favori, l’Egyptien Farouk Hosni, emporté par des propos antisémites.

Tribune de Genève, Bernard Bridel, 23.09.2009 | 00:00

Il aura fallu procéder à cinq tours de scrutin pour qu’un candidat, en l’occurrence une candidate, l’emporte enfin. Par 31 voix contre 27, Irina Bokova a été élue hier à Paris directrice générale de l’Unesco, faisant échec au candidat égyptien controversé Farouk Hosni, accusé d’avoir tenu des propos jugés antisémites.

Jamais un scrutin n’avait été aussi serré pour élire la direction de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Si les deux candidats n’avaient pu se départager lors du vote de mardi, le vainqueur aurait été désigné par tirage au sort, une première dans l’histoire de l’organisation. Le nom du successeur du Japonais Koïchiro Matsuura doit encore être approuvé, par un vote secret, en octobre par la Conférence générale, l’assemblée plénière des 193 membres de l’organisation.

Irina Bokova, 57 ans, actuelle ambassadrice de son pays en France ainsi qu’auprès de l’Unesco, l’a donc emporté sur le sulfureux ministre égyptien de la Culture. Il faut dire que le statut de grand favori de Farouk Hosni a fondu au cours des tours successifs de l’élection, à laquelle s’étaient présentés neuf candidats.

La perspective de voir Farouk Hosni à la tête de l’Unesco était dénoncée depuis des semaines par des organisations juives et des intellectuels, principalement en France.

Brûler les livres en hébreu

Il était accusé de prises de positions antisémites et anti-israéliennes, ainsi que d’appartenir à un régime pratiquant la censure. Il lui est notamment reproché d’avoir déclaré en 2008 devant le parlement égyptien qu’il «brûlerait lui-même» les livres en hébreu qu’il trouverait dans les bibliothèques du pays. Farouk Hosni avait assuré «regretter» ces mots selon lui sortis de leur contexte, et démenti tout sentiment antisémite.

Irina Bokova devient la première femme à diriger l’institution chargée de mettre en œuvre des programmes pour l’éducation, d’assurer la sauvegarde du patrimoine et d’agir en faveur de la liberté d’expression.

Pays hôte de l’organisation, la France, par la voix de son Ministère des affaires étrangères, a assuré hier Irina Bokova «du plein soutien de la France». Paris avait pourtant assuré jusqu’ici que le candidat égyptien avait ses faveurs.


Irina Gueorguieva Bokova: une vraie communiste membre de la nomenklature du PCB

http://www.bulgaria-france.net/articles/irinabokova_ffr.html

A la fin de ses études secondaires, elle part à Moscou dans le prestigieux Institut des Relations Internationales qui a formé nombre de cadres du parti communiste. Faire des études à Moscou est un grand privilège réservé à l'élite du pays et, plus spécialement, aux enfants de la plus haute nomenklatura du parti. Elle en sort diplômée en 1976 et intègre immédiatement le ministère des Affaires étrangères [polyglotte, I. Bokova parle le russe, l'anglais, le français et l'espagnol]. Elle est successivement Troisième Secrétaire à la Représentation permanente de la Bulgarie à l'ONU à New York de 1982 à 1984, Troisième puis Deuxième Secrétaire au Département « ONU et Désarmement » de 1984 à 1987. A partir de cette date, elle est Chef de section au cabinet du Ministre des Affaires étrangères et devient Premier Secrétaire le 1er septembre 1991.

Entre temps - si l'on peut dire - le mur de Berlin est tombé le 9 novembre 1989. Le lendemain, le leader du parti communiste bulgare (PCB), T. Jivkov, est évincé du pouvoir par une «révolution de palais» pour être remplacé par d'autres communistes, P. Mladenov et A. Loukanov.

Intelligente, dynamique, ambitieuse, elle appartient début 1990 à ce qu'un ancien membre du parti appelle « la relève ». Le parti communiste bulgare saura la mettre en avant.

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