Que l'ONU ne fasse rien contre les dictatures communistes ne dérange pas ces champions de l'indignation. Mais quand il s'agit d'Israël, on ne rigole plus
Quand Sarkozy, puis Kouchner menace de bombarder l'Iran, quel silence! Pas de pétition de la Licra, du Mrap, de l'Ujf, du CJM, etc. Le réseau des organisations sionistes, celui de leurs agents d'influence, se taisent.
LONU contre les droits de lHomme - le drame ignoré des grands médias
mercredi 27 février 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis
http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article290
Des intellectuels connus signent un texte pour La Ligue internationale contre le racisme et lantisémitisme (LICRA). Ils dénoncent lanéantissement de la liberté dexpression (blasphème = racisme), la justification de loppression des femmes et la stigmatisation de lOccident - sous les auspices de lONU. LOccident et les grands médias doivent sortir de leur passivité. Lenjeu est clair, il est mondial : cest de la défense des libertés de lindividu quil est question.
La LICRA invite les démocraties à suivre lexemple du Canada et à boycotter la conférence de Durban 2. Sinon, lobscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront. Cette menace radicale à la paix mondiale est ignorée des grands médias. Il faut que les démocraties se ressaisissent.
Le signataires du texte comprennent Elizabeth Badinter, Mohamed Sifaoui, Chahdortt Djavann, Elie Wiesel, Pascal Bruckner et de nombreux autres. Ils invitent les citoyens à soutenir le texte. Vous pouvez le faire par e-mail à licra@licra.org. Liste complète des signataires sur www.licra.org
Ce texte apporte des arguments au soutien de notre souhait que le Canada prenne linitiative de former une ligue des nations libres et démocratiques, à lextérieur du cadre de lONU.
LONU CONTRE LES DROITS DE LHOMME - SIGNEZ LA TRIBUNE- , LICRA, le 27 février 2008
Lannée 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de lhomme par lONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre dannées, par ses dérives, lONU sest caricaturée.
A Durban, en Afrique du Sud, sest tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à linitiative des Nations unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier davocat. Cest au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à lAmérique ! » et « mort à Israël ! » ; et cest au nom du relativisme culturel quon fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.
Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa Commission des droits de lhomme, lONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de lhomme (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourdhui, le constat est plus quamer : cest à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, lélaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre dune nouvelle et très particulière « déclaration des droits de lhomme », la mise à mort de luniversalité des droits.
Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui sy constituent, les discours qui sy tiennent, les textes qui sy négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté dexpression, légitiment loppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales.
Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à lencontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à lacte et les violences de demain.
Une triple alliance composée de la Conférence des organisations islamiques (OCI), représentée jusquà ce jour par le Pakistan, du Mouvement des non-alignés, où Cuba, le Venezuela et lIran ont un rôle central, et de la Chine - avec la complaisance cynique de la Russie - oeuvre ainsi à la mise en place dune véritable révolution prétendument multiculturelle. Ainsi, le rapporteur spécial de lONU sur les formes contemporaines de racisme, Doudou Diène, déclare dores et déjà quénoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à lécole participe du racisme antimusulman, renommé islamophobie occidentale.
La confusion des esprits est à son comble quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion. Cest une menace radicale contre la liberté de penser qui est en train dêtre cautionnée par lONU. En assimilant au racisme toute critique des dérives de ceux qui parlent au nom de lislam, parce que supposée relever dattitudes néocolonialistes, les porte-parole de cette nouvelle alliance serrent un peu plus le garrot quils ont passé au cou de leurs propres peuples et sapent les fondements dune civilité très chèrement acquise en Europe depuis les guerres de religion. En septembre 2007, la haut-commissaire aux droits de lhomme, Louise Arbour, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux « droits de lhomme et (à) la diversité culturelle ». Portant le voile, comme la loi de la République islamique lexige, la haut-commissaire a été le témoin passif de lénoncé des principes à venir, ainsi résumés : « offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste ».
Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. Cest en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction dIsraël, pays membre de lONU, créé par cette dernière. Interrogée sur son silence, la haut-commissaire a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne, auquel, en tant que juriste, elle sestimait tenue, et par souci de « ne pas offenser ses hôtes ». Charbonnier est maître chez soi... Cest le docteur Goebbels qui utilisait cet argument dopportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique dune institution internationale impuissante, mais dont les principes nétaient au moins pas dévoyés comme ceux de lONU aujourdhui.
Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à lacte. De Mein Kampf à Radio Mille Collines, de Staline à Pol Pot, les exemples abondent pour confirmer la nécessaire extermination de lennemi du peuple au nom de la race, au nom de lémancipation des masses laborieuses ou au nom dun ordre supposé divin. Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues « davenir radieux » ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, cest bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de lhistoire fut commis.
Face à cette stratégie, les démocraties, dabord soucieuses de leur balance commerciale, font preuve dune extraordinaire passivité. Que pèse le sort du peuple tibétain face aux enjeux des exportations vers la Chine ? Quel est le prix de la liberté pour Ayaan Hirsi Ali, ex-députée néerlandaise, menacée de mort, après lassassinat en 2004 de son ami le réalisateur Théo Van Gogh, accusé davoir blasphémé lislam dans le film Soumission ? Les exemples sadditionnent qui, de Taslima Nasreen à Salman Rushdie, de Robert Redeker à Mohamed Sifaoui, apportent la preuve que lintégrisme islamiste impose sa loi par la terreur. Combien dAlgériens, de femmes au Maghreb, au Proche-Orient, en Turquie, au Pakistan ont déjà payé du prix de leur vie le refus de se soumettre à lobscurantisme religieux ?
Si, par malheur, lONU devait consacrer limposition de tels critères, si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait sinscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui na pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue.
LAssemblée générale de décembre 2007 a déjà entériné des textes condamnant des formes dexpression considérées comme diffamatoires de lislam. Lenjeu est clair, il est mondial : cest de la défense des libertés de lindividu quil est question.
Soit les démocraties se ressaisissent, à lexemple du Canada, qui vient dannoncer son refus de participer à la conférence de Durban 2, estimant quelle risquait dêtre « marquée par des expressions dintolérance et dantisémitisme », et cessent de sabstenir ou de voter des résolutions contraires à lidéal universel de 1948, soit lobscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront, sous les bons auspices des Nations unies. Et lorsque les paroles de haine seront transformées en actes, nul ne pourra dire : « Nous ne savions pas ».
Premiers signataires : Elisabeth Badinter, Adrien Barrot, Patrice Billaud, Pascal Bruckner, Jean-Claude Buhrer, Chala Chafiq, Georges Charpak, Christian Charrière-Bournazel, Bernard Debré, Chahdortt Djavann, Jacques Dugowson, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay, Patrick Gaubert, Claude Goasguen, Thierry Jonquet, Liliane Kandel, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Claude Lanzmann, Michel Laval, Barbara Lefevbre, Corinne Lepage, Malka Marcovich, Albert Memmi, Jean-Philippe Moinet, Jean-Claude Pecker, Philippe Schmidt, Alain Seksig, Mohamed Sifaoui, Antoine Spire, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, Michèle Tribalat, Michèle Vianes, Elie Wiesel, Michel Zaoui.
Signatures de soutien à ce texte par e-mail à licra@licra.org. Liste complète des signataires sur www.licra.org