Jules Humbert-Droz: du pacifisme à l'abjection, ce pasteur collaborateur de l'horreur soviétique ira jusqu'à devenir un assassin en col blanc.
L'histoire de la guerre civile espagnole est toujours et encore aujourd'hui victime d'une falsification totale qui sert, entre autres, en Suisse à faire passer les volontaires suisses dans les Brigades internationales pour des "combattants de la liberté". Sans blague, alors que ces Brigades furent sous les ordres d'un commandement soviétique, de commissaires politiques agents du Komintern et d'une police composée d'agents du NKVD. Rappelons que durant les années 1930, la collectivisation de 1930-31, la grande famine de 1932-33, les procès de Moscou, la Grande terreur de 1937-38 ainsi que la répression quotidienne liquidèrent environ 15 millions d'être humains. Qu'un régime aussi meurtrié puissent apporter la liberté et défendre la République espagnole ne pouvait n'être qu'une arnaque, l'URSS utilisant l'Espagne et la naïveté de millions supporteurs de la République pour défendre uniquement ses intérêts. Rappelons que les fournitures de l'URSS à la République ont été payées et bien payées puisque l'or de la banque nationale espagnole fut livré à l'URSS.
Pour arriver à une tel travestissement de la réalité, les "historiens" et les certains politiciens oublient qu'il y a eu une guerre civile dans la guerre civile, à savoir que l'URSS avait, dès le début de son implication en septembre 1936, comme but non d'aider les républicains mais de prendre le contrôle de la République. Son but devint peu à peu visible dès janvier 1937, et croyant que sa lutte pour contrôler l'Etat républicain étant suffisamment achevée, l'URSS déclencha un putsch le 3 mai 1937 en Catalogne.
s et dénonce des communistes qui seront emprisonnés et/ou liquidés.
Encore aujourd'hui, certains présentent avec fierté JHD pour sa présence à la direction de l'Internationale communiste
en oubliant que cette organisation était méga criminelle fonctionnant comme la maffia: pour atteindre les postes de direction , il faut avoir du sang sur les mains, preuve de sa loyauté. De plus en étant également devenus des assassins, ils ne peuvent dénoncer auxquels ils ont participé.
Evidemment, JHD est également loué pour son engagement dans la Guerre civile d'Espagne. Mais, à nouveau, l'imposture: ce n'est pas la République qu'ont servis les birgadistes mais l'URSS. Mais une fois l'histoire défalsifiée, force est de constater que JHD se révèle être un assassin en col blanc, certes un petit second couteau à l'égal de sa place dans la hiérarchie du Komintern.
Les numéros des pages entre parenthèses se référent à: "Un parti sous influence. Le Parti communiste suisse, une section du Komintern, 1931 à
1939", de Brigitte Studer, Lausanne 1994. 818 p.
Le Grande Terreur de 1937-38 infecte la Suisse et également la guerre civile espagnole.