http://www.ps-auber.org/ps/histoire/
pris sur le net le 10 décembre 2006
A lire très attentivement, tellement la falsification est présente!!!


Les origines du Socialisme
C'est dans la première partie du 19ème siécle qu'apparaissent les premiers courants socialistes en France.

Les premiers théoriciens socialistes (Saint Simon, Fourier, Cabet, Leroux ...) manifestent une grande imagination; d'où leur appellation de "socialistes utopiques". Les idées socialistes sont alors surtout des jugements moraux dont l'influence dans les milieux populaires reste marginale.

Après 1848, le combat pour la République, contre la monarchie et le second Empire, se conjugue avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail engendrées par la Révolution Industrielle. Marx et Engels propose alors de rompre avec le "socialisme utopique" et de passer au "socialisme scientifique" qui doit permettre, selon eux, de dégager l'exigence du Socialisme des lois mêmes du développement du capitalisme.

La reconnaissance du droit de gréve en 1864 favorise le développement des organisations ouvrières, mais la violente répression de la Commune (20 000 morts en 1871) décime la section française de la premiére Internationale créée en 1864.

Par la suite, les socialistes français resteront divisés dans plusieurs partis jusqu'en 1905.

La création de la SFIO: 1905
La Deuxième Internationale poussera les socialistes français à s'unir en 1905 dans la nouvelle Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) qui permettra, autour de Jean Jaurès et de Jules Guesde, la synthèse entre la République et le Socialisme, entre le patriotisme et l'internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la Révolution Française. LA TRAHISON D'AOUT 14, ON OUBLIE!

Le congrès de Tours (1920) : le choix du socialisme démocratique
La Première Guerre mondiale et la participation des socialistes au gouvernement d'une part, la révolution russe de 1917 et la fondation de la troisième internationale par Lénine d'autre part, vont amener la séparation des socialistes au congrés de Tours.

Une majorité suivra les conditions édictées par les bolchéviques , basées sur les théories politiques non démocratiques et sur les théories économiques désastreuses de Lénine, pour former le Parti Communiste.

La minorité, regroupée autour de Léon Blum , réaffirme son attachement aux valeurs démocratiques du Socialisme et décide de garder la "vieille maison" , c'est à dire de rester à la SFIO.

Les Années 20
Sous la houlette de Léon Blum, la SFIO devient en quelques années la première force de la Gauche. Son alliance avec les radicaux permet l'élection d'une majorité de gauche en 1924.

Le parti pratique alors pour la première fois "le soutien sans participation".

Le Front Populaire
Face à la montée du fascisme, une coalition regroupant socialistes, communistes, radicaux, syndicats et ligue des droits de l'homme se crée sous le nom de Front Populaire.

Après les élections victorieuses de Mai 1936, le gouvernement dirigé par Léon Blum, porté par une grande vague de gréves populaires, réalise un large ensemble de réformes sociales (augmentation des salaires, conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures ...) qui ont changé le visage de la France.

De la résistance à la libération
La défaite de 1940 voit la SFIO divisée et affaiblie. Toutefois, sur les 80 parlementaires refusant les pleins pouvoirs à Pétain, on dénombrera 36 socialistes.

Le Parti se ressaisit rapidement et s'organise autour de Daniel Mayer. Présent dans les réseaux de résistance et de maquis, durement frappé par la répression , le Parti Socialiste joue un rôle essentiel dans la résistance. Léon Blum, avant d'être déporté, donne l'exemple par son comportement courageux au cours du procés de Riom.

Les socialistes siégent au Conseil National de la Résistance, puis participent aux grandes réformes de la libération inspirées de leur programme (vote des femmes, nationalisations, sécurité sociale...).

Sous la Quatrième République
Dans un contexte difficile, opposée à la fois au Parti Communiste et aux gaullistes, la SFIO participe à de nombreux gouvernements .

Aprés les élections de 1956 , le secrétaire général de la SFIO, Guy Mollet, devient président du conseil. C'est sous ce gouvernement dirigé par un socialiste que sera institué la troisiéme semaine de congé payé et que sera signé le Traité de Rome fondant la CEE.

Mais face à la crise algérienne et au retour du général de Gaulle en 1958, le socialisme français se divise et s'affaiblit.

Vers le PS d'aujourd'hui : le congrès d'Epinay
Aux élections présidentielles de 1965, au nom de la nouvelle Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste (FGDS) , François Mitterrand met le Général de Gaulle en ballottage. Mais la crise de Mai 1968 sonne l'échec de la FGDS et les mauvais résultats de la Gauche aux élections présidentielles de 1969 (5% pour Gaston Deferre représentant le Nouveau Parti Socialiste et 3,6 % pour Michel Rocard représentant le PSU) précipitent la recomposition du parti qui s'achévera au Congrés d'Epinay en 1971.

C'est sous la houlette de François Mitterrand, élu Premier Secrétaire, que s'accomplira l'unité et la rénovation du socialisme français.

Le Parti Socialiste de 1971 à 1981
Le programme commun est réalisé avec le PC en 1972. Aux législatives de 1973, l'Union de la Gauche progresse dans tout le pays.

Aux présidentielles de 1974, François Mitterrand, candidat unique de la Gauche, obtient 49,2 % des suffrages.

Cette même année, une importante fraction du PSU et d'autres sympathisants non encore intégrés à un parti politique, rejoignent le PS qui devient le premier parti de France en 1977. Dés lors, les surenchéres du PC conduisent à la désunion et à l'échec aux élections législatives de 1978. Mais cela n'empêchera pas François Mitterrand d'être élu Président de la République le 10 Mai 1981.