Les collabos en 40-45: de l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par les socialistes et les pacifistes
Le Pen et son FN sont diabolisés en France parce qu'ils sont accusés d'être les collabos, et ainsi tous les moyens sont bons pour les conspuer et même les liquider. Cette allégation est matraquée quotidiennement, mais qu'en est-il réellement! Partons des émeutes du 6 février 1934 qui firent 15 morts et plus de 400 blessés. Récemment, "2000 ans d'Histoire", l'émission à 14h03 du 6 février 2004 de France Inter a permis de rappeler le rôle de l'extrême-droite. Ce jour-là, cette mouvance a appelé à une manifestation pour protester contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe par Daladier. Alors que le taureau du Vaucluse (le surnom de Daladier) présente son nouveau gouvernement à l'Assemblée nationale ( l'ancien, celui de Chautemps, avait démissionné suite à l'affaire Stavisky, suicidé de deux balles dans la tête à Chamonix, selon le Canard Enchaîné !!!), une foule importante se masse autour du bâtiment protégé par une toute aussi importante force de police. Soudain, un coup de feu part et la fureur se déchaîne contre les Gardes mobiles qui, débordés, tirent sur la foule.
A cette époque, l'extrême-droite est constituée en mouvement ou en ligue mais pas en parti. On y trouve par ordre d'importance:
1) L'Action française (royaliste) de Charles Mauras et Léon Daudet ayant une organisation de masse appelée "Les Camelots du Roi". Ce mouvement conspue La République, surnommée la gueuse, et appelle à la restauration de la royauté en la personne du duc de Guise. L'Action française, quoique importante, est déjà sur le déclin suite à la condamnation pontificale de 1926. Enfin, Maurras a toujours exprimé des positions vigoureusement anti-germaniste
2) Les Croix-de-feu du colonel François Delaroque, organisation para-militaire ayant en plus des troupes de choc Les Dispos. Ce mouvement appelle à un renforcement de la république.
3) D'autres organisations: La Cagoule, La Jeunesse patriote, La Solidarité française.
4) Le Francisme de Marcel Buckart? sera fondée quelques mois plus tard.
Que dit le lendemain des émeutes la presse des trois principaux partis, tous de gauche:
L'Humanité, organe de la SFIC (Section française de l'internationale communiste, nom du PC à l'époque)
La République, régime de boue et de sang
Dans la décomposition actuelle du capitalisme, ils étalent toute leur ignominie. Le gouvernement dit démocratique, sa Chambre dit de gauche, les Socialistes sont les vrais responsables.
Le Populaire, organe de la SFIO (Section française de l'internationale socialiste, le PS de l'époque) dirigée par Blum
Un complot organisé avec soin par les formations fascistes contre le régime républicain.
L'Oeuvre du parti radical, le parti le plus important mais à l'époque à gauche.
Le peuple de chez nous n'est pas mûr pour les camps de concentration à l'allemande. Il sait le prix des institutions de liberté.
En fait, les historiens honnêtes - cela existe - affirment qu' il n'y a pas eu de complot ni royaliste, ni fasciste, mais un mouvement de panique qui a submergé les forces de l'ordre suite à un un coup de feu tiré par on ne sait qui. Mais, ce mensonge permettra plus tard de faire interdire ces ligues.
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Le 10 juillet 1940, c'est la chambre du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain: seul 80 parlementaires sur les 672 présents s'y opposent. Parmi eux, il y a bien Blum et certains députés de la SFIO, mais c'est une Assemblée de gauche qui met en selle Philippe Pétain. Le 30 octobre, suite à l'entrevue qu'il a eu avec Hitler à Montoire, il annonce dans une allocution radiodiffusée Jentre aujourdhui dans la voie de la collaboration.
Le 18 juin 1940, de Gaulle diffuse depuis Londres son célèbre mais bien peu écouté Appel aux Français, et en France commence la Résistance. Le 15 août 1940, Henri Frenay fonde le mouvement Combat qui sera le premier acte de résistance sur le sol national et qui est indubitablement de droite.

Henri Frenay, la mémoire volée. De C. Benfredj, éd. Dualpha, novembre 2003.
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Les forces qui rejoignent la Révolution nationale de Pétain forment une mosaïque. Parmi celles-ci, on y trouve:
- Marcel Déat, ancien socialiste, directeur de luvre, et fondateur du Rassemblement national populaire (RNP);
- Jacques Doriot, ancien membre du PCF, directeur du Le Cri du peuple, et dirigeant du Parti populaire français (PPF). Il ira combattres sur le front de lEst avec le premier contingent de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme (LVF).
Comment agirent donc les ligues d'extrême-droite accusée à tort d'avoir fomenté les émeutes du 6 février 1934. Le colonel Delaroque et ses Croix-de-feu appuient tout d'abord le régime de Vichy, mais ensuite, choqué par la collaboration il passe dans la résistance. Rappelons que ce mouvement s'opposaient au bochévisme mais aussi au fascisme et au nazisme. Arrêté, le colonel Delaroque est mort en déportation. Quant à L'Action française, admiratrice de la culture allemande, celle de Goethe, elle n'avait que mépris pour les nazis.
Bien sûr, il y a des gens de droite et même d'extrême-droite dans le régime de Vichy, mais aussi des socialistes comme Laval, maire socialiste d'Aubervilliers. A son retour au pouvoir au printemps 1942, il nomme René Bousquet, secrétaire général à la Police qui organisera, entre autres, les raffles du Vel d'Hiv, les 16 et 17 juillet 1942. C'est toujours Laval qui créera la milice regroupant les hommes du Service dOrdre Légionnaire (SOL) de Joseph Darnand qu'il a nommé le 30 décembre 1943, secrétaire dÉtat au maintien de lordre.
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Alors que les troupes allemandes venaient d'occuper Paris, un des cadres d'un parti a organisé des négociations dans le but de lever l'interdiction de ce parti et d'obtenir la réouverture de son quotidien: ce parti c'était le parti communiste français, le cadre Jacques Duclos et le quotidien L'Humanité. Certes, les inconditionnels du PCF rétorquent que Duclos n'était pas le secrétaire du parti et qu'il aurait entrepris de collaborer avec l'Allemagne nazie de son propre chef. Ce qui est indéniable c'est que le PCF, suite aux accords (le s s'impose puisqu'il y a deux accords) germano-soviétiques, avait été interdit parce qu'il prônait une politique défaitiste pour satisfaire à ce pacte. Ainsi, Maurice Thorèz, le secrétaire du PCF avait déserté en novembre 1939 et se trouvait à Moscou, et que par conséquent, le chef du PCF s'était bel et bien le camarade Duclos, membre éminent du Komintern. En fait, l'entrée en résistance du Parti communiste français a lieu le 21 août 1941 quand Alfons Moser est tué par Pierre Georges (le futur colonel Fabien) au métro Barbès, plus d'une année après l'appel du général de Gaulle. A la Libération, pour cacher ce comportement honteux, le PCF régnant en maître sur la presse et sur l'intelligencia, diffusa la légende du "parti des 75'000 fusillés" et mena sa propre épuration qui fit des milliers de victimes, parallèlement à l'épuration légale (7037 condamnations à mort). L'antifascisme a fait des milliers de morts en France en plus des condamnations d'Aragon officiant comme le Vychinski des Lettres françaises dont un poème, hymne à la GPU, reste occulté.
L'épuration sauvage 1944-1945, de Philippe Bourdrel, éd. Perrin, février 2002.
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Affirmer que l'extrême-droite ait collaboré est une mensonge basé sur la falsification éhontée de la réalité historique. Et pourquoi ces gens mentent-ils? Pour cacher le véritable comportement de leur parti comme les trotskistes de Ral'Front! Qu'ils nous parlent de la fameuse résistance des trotskistes? Ils n'ont pas grand chose à dire, mais beaucoup à cacher: la fraternisation tentée avec des soldats allemands, "prolétaires sous l'uniforme".
Le sommet de cette farce, c'est l'alliance actuelle du PS et du PCF, un parti qui a collaboré (si le pacte Hitler-Staline n'est pas de la collaboration, qu'est-ce que c'est?) et qui a toujours soutenu l'URSS jusque dans les pires horreurs. Aujourd'hui, les anciens thèmes du PCF, du "Produisons français" à la lutte contre l'immigration en passant par la dénonciation de l'"impérialisme américain", sont devenus ceux du Front national; c'est pourquoi le FN est devenu le premier parti ouvrier de France.
Et pour ceux qui doutent encore, regardez:
(1) "CAMARADES, IL ETAIT UNE FOIS LES COMMUNISTES FRANÇAIS" diffusée par Arte/TV5! Emission sur le PCF
(2) Un article de l'Humanité qui avoue du bout des lèvres, 60 ans après!
(3) Le sang des communistes, Charivari à 18H15, France-Inter 30.04.04
Cela commence par une question sur l'attitude ambigüe du PCF durant la "drôle de guerre". Certes les communistes mobilisés, dont Maurice Thorez qui désertera ensuite, rejoignent leur affectation, mais le PCF dénonce le double impérialisme de l'Allemagne et de la Grande Bretagne, fait savoir que cette guerre ne concerne pas la France et organise le sabotage de leffort de guerre (des chars construits par Renault ou de moteurs davion). A l'arrivée des troupes allemandes à Paris, Jacques Duclos, chef du parti en l'absence du déserteur Thorez et membre éminent du Komintern, entame des négociations en vue de faire lever l'interdiction du parti et de L'Humanité. Cette dernière proclame le 17 juin 1940: "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous" (en allemand), ce qui est une manière de saluer larrivée des troupes allemandes.
En résumé, il n'y a aucune ambiguïté dans l'attitude du PCF: il a pratiqué une politique défaitiste, saboté l'effort de guerre et accueilli les troupes allemandes, preuves incontournables de sa collaboration qui découle du pacte germano-soviétique. A la Libération, sa propagande sur les "75'000 fusillés" et son organisation d'une terreur visèrent à salir les Résistants de la première heure, tous de droite, et faire taire ceux qui savaient la vérité: en 1939-1940, le PCF a collaboré. Et pour ceux qui en doutent ou qui refusent de voir la réalité. le livre "Le Grand Secret du PCF" par Annie Kriegel et Stéphane Courtois basé sur les archives soviétiques.
L'"opération de propagande du parti des 75'000 fusillés" a servi de chantage, de moyen de pression sur ceux qui n'ont rien fait et qui se sont contentés de regarder les événements depuis, par exemple, la terrasse du Flore à St-Germain des Prés comme Sartre , Simone de Beauvoir, Giacometti, Simone Signoret, Yves Montand, Picasso, ...) tous compagnons de route du PCF et agents serviles de Staline.
Et pour la route: qui reçut la francisque? Mitterrand ou Le Pen? Et le rôle trouble du père de Jospin ?
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Il faudrait aussi mentionner les membres de l'Action française qui dès 1939 ou à la création du STO ont quitté le gouvernement. Ces quelques faits pour dire qu'associer systématiquement la droite à la collaboration est un énorme mensonge basé sur la falsification de l'Histoire dans le but d'occulter les nombreux collaborateurs de gauche comme Laval, Déat et tant d'autres.
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L'escroquerie de l'anti-fascisme, un exemple parmi mille autres: le Salon du livre de Paris
2003 Hôte d'honneur, l'Italie. Il y a des indignations, des manifestations parce le ministre de la culture appartient au gouvernement de Berlusconi, évidemment un fasciste.
2004 Hôte d'honneur, La Chine communiste, régime qui a assassiné des dizaines de millions de personnes et qui continue d'opprimer le Tibet (un million de morts, un million d'exilés). On a eu le grand silence des "intellectuels français", ces spécialistes de l'indignation politiquement correcte que le monde entier nous envie.
Pour information: l'anti-fascisme a été organisé par Staline pour détourner l'attention de ses propres et innombrables crimes. Quant au terme, il stigmatise le fascisme italien mais pas le nazisme allemand, pour permettre ultérieurement le pacte Hitler-Staline?