Le Comité national des écrivains, arme du PCF, collabo de la première heure
Selon l'histoire qui est le plus souvent frelatée par des sympathisants communistes officiels ou honteux, le CNE a été mis sur pied pour nettoyer les lettres françaises de ceux qui avaient collaborés, collaborés avec qui: avec l'odieux Pétain, avec l'occupant nazi ou encore avec les deux? Question pas du tout anodine, car le PCF a collaboré avec l'Allemagne nazie bien avant Pétain, puisque dès la signature du pacte Hitler-Staline, le Komintern et ses filiales dont le PCF va collaborer avec le dictateur nazi. Donc, quand on parle de la collaboration, il faut préciser collabo de la première heure, c'est-à-dire dès la déclaration de guerre, où se trouve en première place, le parti communiste «français», le parti des «75'000 fusillés», et les collabos de la seconde heure, Pétain, Montoire, mai 1940.
A la suite du pacte germano-soviétique, alors qu'il avait d'abord voté les crédits pour la mobilisation, tourne casaque pour obéir aux consignes du Komintern qui leur enjoint de se désolidariser de cette guerre "impérialiste". C'est une nouvelle preuve de la collaboration du PCF, découlant de celle de Staline avec Hitler dont le pacte déclenche la Seconde Guerre mondiale.
Derrière le masque de la motivation officielle de la création du CNE, il ne faut pas oublier une autre, le CNE a servi comme machine de terreur pour faire taire les intellectuels qui auraient rappelé la collaboration entre septembre 1939 à juin 1941, du PCF avec l'occupant nazi.
Le CNE officie alors que ce déroulait l'épuration sauvage qui fit près de 10'000 victimes, soit plus que celle de l'occupation nazie de la France - le nombre de personnes fusillées ou tuées (Oradour-sur-Glâne, etc) est inférieur à 10'000 - le CNE désignait les coupables et faisait régner la terreur.
En 1944, certains ont certainement pensé à profiter du départ de l'occupant nazi et du désordre pour tenter de prendre le pouvoir par un coup de force.
Parmi les individus qui ont participé à cette odieuse machination, Vercors, président du CNE. En 1957, il publie PPC (Pour prendre congé), ouvrage où il tente d'expliquer sa rupture avec le CNE et le PCF, après le XXe congrès du PCUS et l'agression soviétique contre la Hongrie. Vercors qui a eu besoin de plus de 10 ans pour enfin ouvrir les yeux, prétend n'avoir été qu'une potiche, un «idiot utile», victime mais de qui?
Extrait de la thèse de Reynald Lahanque
Ce travail qui décrit le désenchantement de ceux qui ont servi Staline durant les années 1930, croyant être solidaire du peuple soviétique alors qu'ils furent le complice du pire ennemi de ce même peuple. Hitler le fut tout autant, mais seulement de 1941 à 1945 ce qui était déjà bien trop, alors que Staline le fut durant au moins un quart de siècle. Et si Staline n'avait pas co-signé le pacte de non-agression entre l'Allemagne et l'URSS?
Comme tous les slogans des communistes, le mensonge est dans le titre: «réalisme socialisme» est l'appellation trompeuse d'une activité littéraire ou des arts plastiques au service du peuple, alors que ce fut au service de son bourreau, Staline, et donc au détriment du peuple.
Cet extrait a été choisi parce qu'il décrit l'«épuration littéraire», une chasse aux sorcières qui fut voulue par le Parti communiste français pour faire règner un terrorisme intellectuel, partie de l'épuration sauvage mise oeuvre pour imposer éventuellement la «libération» selon le schéma de Moscou et aussi faire taire ceux qui auraient eu l'audace de rappeler la réalité: à savoir que le PCF avait un collabo de la première heure, à partir de septembre 1939 et que c'est l'attaque allemande qui en fit un résistant, donc de la seconde heure, en soutien de l'URSS.
Si on fustige les collabos des nazis, les communistes collabos s'en tirent «avec les honneurs» grâce à des falsifications massives de la réalité historique comme le prouve l'histoire du pauvre Moquêt, arrêté pour collaboration et fusillé comme résistant!
Aragon, Claude Morgan, Vercors se chargent du sale boulot avec la complicité de Mauriac, Sartre et Seghers, qui ne sont pas écoeurés de faire ce qu'ils reprochaient aux nazis! La condamnation par le CNE de Maurras, Montherlant, Giono, Brasillach et Morand, pourraient les rendre presque sympathique en regard de l'abjection du CNE.
Extrait de http://pagesperso-orange.fr/vercorsecrivain/cne.html qui est centré sur Vercors.
Très vite pourtant, des dissensions voient le jour à propos de la « liste noire ». En effet, le 16 septembre 1944 est constituée une commission au sein du CNE afin détablir des critères pour sélectionner les noms des écrivains compromis. Vercors y siège en compagnie, entre autres, de Debû-Bridel, Eluard, Queneau et Scheler. Au cours de la réunion du 30 septembre, les autres membres du CNE sinsurgent alors contre un tel procédé qui les place devant le fait accompli. Cet éclat témoigne surtout de la lutte dinfluence entre les zones nord et sud, mais aussi entre les anciens et les nouveaux arrivés dans le CNE. Sinstaure finalement un compromis avec ladoption de deux listes noires selon le degré de culpabilité des écrivains.
Au contraire, ces listes noires néteignent pas la polémique sur la responsabilité de lécrivain, car les avis des membres du CNE sont très partagés, voire antagonistes : Jean Paulhan rejoint progressivement le camp des indulgents en mettant en avant le « droit à laberration » ; il démissionne du CNE en 1946 et en vient même à condamner lépuration dans sa Lettre aux directeurs de la Résistance en 1952. A linverse, Vercors plaide jusquau bout la responsabilité totale de lécrivain et le déclare publiquement. Dans lhebdomadaire Carrefour du 10 février 1945, il compare lindustriel « coupable que pour sa personne » à lécrivain qui a offert sa pensée à lennemi : « Et avec sa pensée celle dautrui. Celle de tous ceux que sa pensée va convaincre, séduire ou inquiéter ». Lécrivain est donc plus coupable que lindustriel et il doit être responsable des conséquences de ses écrits dans une société policière :