La France et la Seconde Guerre mondiale

"Au Service du travail obligatoire (STO), la Jeunesse française répond: Merde". Voilà le mot d'ordre de Libération, numéro de mars 1943, organe des mouvements de résistance unie.

Autres Organes des Mouvements de Résistance unis, Combat et Franc-Tireur.

Combat est dirigé par un Comité directeur dont la présidence est assurée par Henri Frenay et cinq autres membres sont en mars 1943 : Georges Bidault, Claude Bourdet, Maurice Chevance, Alfred Coste-Floret, François de Menthon, ancien chef du mouvement Liberté, et Pierre-Henri Teitgen. En janvier 1943, Combat comprend au total 14 services spécialisés et plus de 100 permanents clandestins, rémunérés par le réseau. Celui-ci se scinde alors en quatre branches:
* Les relations extérieures (Délégation en Suisse, relations avec les États Unis d'Amérique, les Services britanniques, ...), dirigées par Pierre Bénouville : elles deviennent indispensables au début de l'année 1943, alors que Combat a besoin d'argent et d'armes que les Anglais tardent à fournir. Un de ses membres, Philippe Monod, prend contact avec les services secrets américains (Office of Strategic Services) en Suisse pour s'en procurer. Le service des Relations Extérieures se structure alors et s'élargit, s'organise. Les services américains promettent par la suite d'aider la Résistance française. Cette promesse reste cependant sans suite car l'ambassade d'Angleterre s'y oppose formellement et le Général de Gaulle interdit toute poursuite des discussions dans ce sens.
* Les affaires militaires, dirigées par Maurice Chevance : elles comprennent les Groupes francs de Jacques Renouvin, l'Armée Secrète, le Maquis, le Sabotage-Fer, mené par René Hardy,…
* Les affaires politiques (la propagande, le service de renseignement de Jean Gemahling, ...) dirigées par Claude Bourdet,
* Le secrétariat général (Services généraux: logement, faux papiers, finances, service social, ...) dirigé par Berty Albrecht.
Le service social est mis en place en 1941 : il alloue aux familles des résistants du réseau ayant été arrêté une petite pension, une aide financière, matérielle ou alimentaire.


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