Déclaration du Maréchal à son procès le 23 juillet 1945.
"...pendant quatre années, par mon action, j'ai maintenu la France, j'ai assuré aux Français la vie et le pain, j'ai assuré à nos prisonniers le soutien de la Nation.

Que ceux qui m'accusent et prétendent me juger s'interrogent du fond de leur conscience pour savoir ce que, sans moi, ils seraient peut-être devenus.

Pendant que le général de Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j'ai préparé les voies de la libération, en conservant une France douloureuse, mais vivante.

(...) Malgré d'immenses difficultés, aucun pouvoir n'a plus que le mien honoré la famille et, pour empêcher la lutte des classes, cherché à garantir les conditions du travail à l'usine et à la terre.

(...) je représente une tradition qui est celle de la civilisation française et chrétienne, face aux excès de toutes les tyrannies."

Réquisitoire du Procureur général Mornet au procès du maréchal Pétain

"Le gouvernement de Pétain, né de la défaite et d'un abus de confiance, n'a pu se maintenir pendant quatre années qu'en acceptant l'aide de la force allemande, en mettant sa politique au service de la politique allemande, en collaborant dans tous les domaines avec Hitler. Cela, messieurs, c'est la trahison.

On vous a dit que s'il n'en avait pas été ainsi, la situation des Français eût été pire. Je ne le crois pas. Je crois qu'elle a été meilleure en Belgique qu'elle ne l'a été en France. En France, 150'000 otages fusillés, 750'000 ouvriers mobilisés pour aller travailler en Allemagne; notre flotte détruite ; la déportation, à l'ombre de la collaboration ; 110'000 réfugiés politiques, 120'000 déportés raciaux, sur lesquels il n'en est revenu que 1'500. Je me demande comment la situation des Français eût pu être pire.

Mais il y a quelque chose de pire. C'est que, pendant quatre ans, cette politique, aux yeux de l'étranger, a failli nous déshonorer. Pendant quatre ans, cette politique a abouti à ceci : jeter le doute sur la France, sur la fidélité à ses engagements, sur sa parole, sur son honneur.

Il en est des nations comme des individus, et le vers de Juvénal est tellement vrai : "La pire des catastrophes, c'est, de peur de perdre une existence misérable, de perdre ce qui fait la raison même de vivre" , c'est-à-dire l'honneur*. Or on a failli faire perdre à la France sa raison de vivre en lui enlevant son honneur. Cela, messieurs, c'est le crime inexpiable auquel je ne vois ni atténuation ni excuse, et auquel une cour de justice chargée d'appliquer la loi ne peut qu'appliquer une peine, la plus haute qui soit inscrite dans l'échelle des châtiments prévus par la loi.
* Le procureur général Mornet connaît-il le sens du mot honneur?



Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage! Des allégations mensongères peuvent-elles être des preuves à charge?

Selon: http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=98, L’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141'000 déportés.
- 75'000 environ pour des raisons raciales ( 2'500 survivants).
- 66'000 environ pour des raisons diverses dont 42'000 pour faits de résistance ( 23'000 survivants).



Texte lu par le maréchal Pétain, vice-président du Conseil, au Conseil des ministres, 13 juin 1940

"Nous reconnaissons tous que la situation militaire est aujourd'hui très grave. (...) Il faut bien examiner les conséquences qui résulteraient de la continuation de la lutte. Si l'on admet l'idée de persévérer grâce à la constitution d'un réduit national, on doit reconnaître que la défense de ce réduit ne pourrait être organisée par les troupes françaises en débandade, mais par des troupes anglaises fraîches. Mais si ce réduit, établi dans une région maritime, pouvait être organisé, il ne constituerait pas, à mon avis, une garantie de sécurité et exposerait à la tentation d'abandonner ce refuge incertain.

Or il est impossible au gouvernement, sans émigrer, sans déserter, d'abandonner le territoire français. Le devoir du gouvernement est, quoi qu'il arrive, de rester dans le pays sous peine de n'être plus reconnu pour tel. Priver la France de ses défenseurs naturels dans une période de désarroi général, c'est la livrer à l'ennemi.

Le renouveau français, il faut l'attendre en restant sur place, plutôt que d'une conquête de notre territoire par des canons alliés dans des conditions et un délai impossibles à prévoir.

Je suis donc d'avis de ne pas abandonner le sol français et d'accepter la souffrance qui sera imposée à la patrie et à ses fils. La renaissance française sera le fruit de cette souffrance.

Ainsi la question qui se pose en ce moment n'est pas de savoir si le gouvernement demande l'armistice, mais s'il accepte de quitter le sol métropolitain.

Je déclare, en ce qui me concerne, que hors du gouvernement s'il le faut, je me refuserai à quitter le sol métropolitain, je resterai parmi le peuple français pour partager ses peines et ses misères.

L'armistice est à mes yeux la condition nécessaire de la pérennité de la France éternelle."


La doctrine sociale du régime de Vichy (la Charte du travail )

"Il est vain de penser que des ouvriers puissent être heureux au sein d'une industrie en détresse ; la prospérité des entreprises conditionne le bien-être de leurs membres.

La pierre angulaire de la charte réside dans la création des comités mixtes sociaux, au sein desquels se trouveront réunis tous les membres d'une même profession.

Le comité social sera, pour la profession d'aujourd'hui - pour la corporation de demain -, le véritable animateur de la vie professionnelle. Lien de tous ceux qui concourent à une même production, il recevra, de surcroît, la mission d'assurer la gestion sociale de la profession (...).

L'expérience a montré que partout où les hommes de bonne foi se réunissent pour une explication loyale et franche, les oppositions s'atténuent, les malentendus se dissipent, l'accord s'établit, dans l'estime d'abord, dans l'amitié ensuite.

C'est en utilisant les bases de l'organisation professionnelle existante que sera réalisée, dans un esprit nouveau, la jonction de tous ceux que la vie sociale appelle à collaborer. Les syndicats ont donc leur place dans cet ordre nouveau. Ils auront la double mission de discipliner les libres réactions de leurs adhérents et de participer à la formation des comités sociaux.

Mais ces syndicats ne seront plus les syndicats de tendance du passé. S'ils demeurent voués dans chaque profession à la représentation d'une même catégorie sociale (patrons, ouvriers, cadres), ils seront désormais obligatoires pour être forts, uniques pour être francs. Leur activité sera désormais strictement limitée au domaine de leur profession. Ils vivront et fonctionneront sous l'autorité des comités sociaux et en s'inspirant de leurs doctrines qui ne sauraient être elles-mêmes que celles du Gouvernement."
Résumé


Les faits en résumé:
1) Pétain est nommé au gouvernement;
2) Il devient vice-président du Conseil des ministres, 13 juin 1940;
3) Français, à l'appel de M. le Président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France. Le 17 juin 1940
4) L'Assemblée nationale lui confie les pleins pouvoirs. C'est la chambre du Front populaire qui nomme Pétain.

Rien d'illégitime!
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