La Tribune (socialiste) de Genève qualifie l'UDC de «diable» et, sous une fausse objectivité, répand sa propagande anti-UDC. Le but de la diabolisation de l'UDC, c'est d'empêcher toute entente électorale avec ce parti dont le poids électoral provoquerait des renversements d'alliance et placerait le PSS dans la minorité, donc lui fairait perdre son influence.
Si la diabolisation de l'UDC fonctionne, tous les autres partis doivent refuser toute entente avec lui et si l'un refuse de se plier à cette machination, il risque l'opprobre. C'est ce que se passe dans cet article avec une exception, celle d'Olivier Jornot qui, néanmoins botte en touche. Il rappelle très justement que «La gauche ne se gêne pas pour faire de grandes alliances entre gens qui ne s'aiment pas. Pourquoi pas la droite?». Il aurait pu mentionner des partis de gauche stalinien comme le PdT ou les communistes qui ont toujours été les collabo de régimes inhumains. Cette indignation à deux vitesses perdurent depuis 1930!
LEntente genevoise devra absorber lUDC
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L'éditorial Tribune de Genève arthur grosjean Publié le 27 novembre 2004
L'Entente genevoise doit-elle pactiser avec le «diable»? Doit-elle se résoudre à intégrer l'UDC au risque d'indisposer une partie de ses électeurs? La réponse est oui si la droite entend asseoir sa suprématie sur le canton et espérer un jour revenir aux affaires en Ville de Genève.
Actuellement, la situation est la suivante. Le centre droit PDC-radical s'étiole et l'UDC, dont le personnel politique est pourtant assez faible, cartonne. Aux dernières élections nationales, la liste UDC a remporté deux sièges dans le canton, se hissant au niveau du Parti libéral.
La vague va-t-elle retomber dans un an? Peu probable. Maintenant que Christoph Blocher est conseiller fédéral, il sert d'étendard à tous les partis UDC cantonaux quelle que soit l'action (ou l'inaction) des élus locaux.
Une grande alliance à droite est encore peu probable pour les prochaines élections cantonales. Le poids des habitudes, le rapport aux étrangers et le style politique crispent trop de formations. L'épreuve de vérité se situera certainement lors des futures élections en Ville de Genève. Reléguée dans l'insignifiance, la droite doit se demander si elle veut continuer à se déchirer et à offrir quatre sièges sur cinq à la gauche.
LUDC, membre de lEntente pour les élections?
Alliance - LUDC ne veut plus être un partenaire de circonstance.
Tribune de Genève, emmanuelle drevon, Publié le 27 novembre 2004
L'élection du bureau du Grand Conseil, la semaine dernière, a rappelé que les élections cantonales sont dans tous les esprits. Les Genevois voteront dans un an. Presque demain. Tous les partis sont d'ailleurs déjà dans les starting-blocks. Et le discours, à cette occasion, de Gilbert Catelain, chef de groupe UDC sur le mode «on vous soutient, oui, mais» a permis également d'évoquer la question fondamentale à droite: l'UDC doit-elle entrer dans l'Entente?
Pour François Longchamp, président du Parti radical, on ne change pas une vieille formule: «L'Entente est une plate-forme politique et électorale créée en 1936, pour l'heure nous privilégions cette alliance. Je n'exclus pas les accords ponctuels et divers avec dautres partis, tels que l'UDC, mais rien de plus pour le moment.»
Principale difficulté à un éventuel apparentement: l'UDC genevoise est insaisissable. Pour l'heure, il n'est pas envisageable pour François Longchamp, même si, par principe, il n'est pas opposé à une quelconque liaison: «Je suis d'accord pour une alliance avec Jean-Claude Mermoud de l'UDC vaudoise. En revanche, plutôt mourir que de m'allier avec Oskar Freysinger de l'UDC valaisanne. Mais l'UDC genevoise manque de figure de proue.»
Président du Parti libéral, Olivier Jornot se montre beaucoup plus ouvert: «La gauche ne se gêne pas pour faire de grandes alliances entre gens qui ne s'aiment pas. Pourquoi pas la droite?» Même si l'urgence ne se fait pas encore sentir du côté du Parti libéral. Et puis Olivier Jornot assure que les divergences sont encore trop grandes: «Nous sommes un parti réformiste, ouvert sur l'avenir et le changement. L'UDC est conservateur, frileux, tourné vers le passé.» SANS BLAGUES!!!!!!
Pourtant, Gilbert Catelain constate, non sans une certaine fierté, que les partis de l'Entente n'hésitent pas à empiéter sur ses plates-bandes. Surtout le Parti radical: «Cela prouve que nos idées sont bonnes, puisqu'elles sont copiées.» Faux, rétorque François Longchamp: «L'avenir des radicaux n'est pas de faire de la copie sans talent. L'électeur préfère toujours l'original à la copie.»
Partenaire inexpérimenté
Chef de groupe au Grand Conseil, Gilbert Catelain ne peut cependant nier l'évidence: «L'Entente nous utilise pour avoir une majorité de circonstance quand ça les arrange.» Et pourtant, l'envie d'en être existe réellement: «Il y a plusieurs mois, nous avons fait la proposition d'une discussion de fond sur une éventuelle alliance en vue des élections cantonales. Nous n'avons toujours pas de réponse, ça bloque dans certains états-majors» et pas question de relancer l'idée au risque de donner l'impression de mendier.
Si l'intérêt pour la discussion est réel, François Longchamp tempère: «Il faut aussi que l'UDC ait l'envie de travailler ensemble.»
Ce que l'UDC admet volontiers, Gilbert Catelain parle même de la nécessité de concessions à faire de chaque côté.
Mais le parti n'a pas dit son dernier mot: «Nous ne sommes pas un partenaire expérimenté, c'est une législature d'apprentissage.» En clair, l'UDC envisage de passer la vitesse supérieure. L'Entente est prévenue.