Après le procès de Ramush Haradinaj, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj, Dick Marty accuse Hashim Thaçi, Premier ministre kosovar, de trafic dorganes prélevés sur les cadavres de prisonniers de lArmée de libération du Kosovo. Ce rapport a été accepté par LAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope.
Adoption du rapport Marty sur le Kosovo
Trafic dorganes | LAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope a adopté mardi le rapport du Suisse Dick Marty, dénonçant un trafic dorganes prélevés sur les cadavres de prisonniers de lArmée de libération du Kosovo.
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http://www.tdg.ch/adoption-rapport-marty-kosovo-2011-01-25
ATS/AFP | 25.01.2011 | 16:53
Les parlementaires du Conseil de lEurope ont accueilli favorablement mardi le rapport du Suisse Dick Marty sur un trafic dorganes de prisonniers serbes attribué à des responsables de lArmée de libération du Kosovo (UCK). Le conseiller aux Etats tessinois a plaidé pour une enquête internationale.
Cette enquête doit être menée avec la pleine coopération des autorités kosovares, selon M. Marty. Quelques orateurs ont toutefois souhaité que cela ne handicape pas les négociations à venir entre la Serbie et le Kosovo.
Certaines victimes de prélèvements dorgane étaient des prisonniers serbes détenus après lété 1999 dans des camps secrets de lArmée de libération du Kosovo (UCK) en Albanie. Dans son document de 27 pages, Dick Marty met en cause le «Groupe de Drenica» qui regroupait des responsables de lUCK. Selon le juge tessinois, leur chef était lactuel Premier ministre kosovar Hashim Thaçi.
«Pas contre les Kosovars»
«Sans noms, laccusation aurait été générique, arbitraire et tout un peuple aurait pu alors se sentir concerné et offensé. La vérité, lhonnêteté intellectuelle, le respect pour le peuple kosovar et pour les familles des victimes exigeait que lon appelle un chat un chat» a expliqué M. Marty devant lAssemblée parlementaire (APCE).
Le rapport «ne traite pas mais surtout ne relativise pas les crimes commis par le régime (de lancien président serbe Slobodan) Milosevic, il nest pas contre le peuple kosovar ni contre le peuple albanais», a-t-il assuré.
«Les victimes étaient des Serbes, des Kosovars albanais considérés comme des traîtres ou des membres de groupes rivaux, pour nous ce sont avant tout et seulement des êtres humains», a indiqué le conseiller aux Etats, qui a demandé «une véritable enquête, pas un exercice dalibi».
Il a rappelé navoir jamais affirmé que M. Thaçi était directement impliqué dans ce trafic dorganes, soulignant toutefois quil est «difficile de penser quil nen a jamais entendu parler».
Le Kosovo nest pas un Etat-membre du Conseil de lEurope mais Hashim Thaçi a assuré, dans un courrier à lorganisation, que son gouvernement «coopèrerait pleinement» à une enquête indépendante et transparente qui «démontrera quil ny a pas de fondements à de telles accusations».