La Cour internationale de justice (CIJ, La Haye) a affirmé que l’indépendance de l’ex-province serbe n’a pas violé le droit international

Message à l'auteur,
Richard Werly

Alors que le TPIY "La chambre d'appel (...) ordonne que Ramush Haradinaj, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj fassent l'objet d'un nouveau procès" pour plusieurs chefs d'accusation, ", M. Werly vous ne mentionnez que les crimes des «méchants Serbes» pour oublier ceux des «bons kosovars».

Il serait intéressant que vous expliquiez de quel artifice a usé le CIJ pour servir l'OTAN et sa propagande mensongère?

Réponse polie mais vide! Quant à la résolution 1244 de l'AG de l?ONU, on l'oublie!!!


Kosovo: le TPI ordonne un nouveau procès pour l'ex-Premier ministre Haradinaj

haradinaj balaj brahimaj

La chambre d'appel (...) ordonne que Ramush Haradinaj, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj fassent l'objet d'un nouveau procès" pour plusieurs chefs d'accusation, a déclaré le président Patrick Robinson à propos de l'ancien chef de gouvernement et de ses deux co-accusés, dont il a ordonné la détention.
Publié le 21/07/2010 à 12:16 AFP http://www.lepoint.fr/monde/kosovo-le-tpi-ordonne-lun-nouveau-proces-pour-l-ex-premier-ministre-haradinaj-21-07-2010-1217084_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100721


Kosovo: le devoir de responsabilité

Richard Werly, Le Temps, Editorial vendredi 23 juillet 2010

Le Kosovo restera sans doute pour des décennies une épine dans le flanc oriental de l’Europe. Même si les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) ont affirmé, hier à La Haye, que l’indépendance de l’ex-province serbe n’a pas violé le droit international, la question kosovare est loin d’être réglée
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Belgrade refuse de reconnaître le Kosovo

Le Kosovo restera sans doute pour des décennies une épine dans le flanc oriental de l’Europe. Même si les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) ont affirmé, hier à La Haye, que l’indépendance de l’ex-province serbe n’a pas violé le droit international, la question kosovare est loin d’être réglée. La Serbie s’estimera amputée pour longtemps encore. Tandis qu’au sein de l’Union européenne, les pays les plus soucieux de leur intégrité territoriale – comme l’Espagne ou Chypre – continueront sans doute de bouder la reconnaissance du nouvel Etat, né de la guerre de 1998-1999 et des exactions du régime de Slobodan Milosevic à l’encontre de la population albanaise. Il n’empêche: l’avis consultatif des magistrats de la CIJ marque une étape importante dans la normalisation espérée de ces «Balkans occidentaux» issus de la désintégration, dans la violence et l’épuration ethnique, de l’ex-Yougoslavie. Car il impose à Belgrade comme à Pristina un devoir de responsabilité.

Aux autorités serbes, avant tout préoccupées de leur intégration dans l’UE, les juges de La Haye ont adressé un avertissement: continuer, après ce texte, certes non contraignant sur le plan légal, de vouloir contester la sécession de leur ex-province au sein des Nations unies sera un exercice à haut risque. Le fait que les Etats-Unis aient de suite appelé les Européens à en tirer les conséquences est d’ailleurs révélateur. Mieux vaut dès lors, pour le président serbe Boris Tadic, se focaliser sur les pourparlers avec Bruxelles. Et tourner la page du passé dont le général bosno-serbe Ratko Mladic, toujours en fuite, demeure l’ultime fantôme.

Aux autorités de Pristina, les juges ont implicitement rappelé leurs responsabilités. Leur Etat, fût-il acceptable au regard du droit international, ne le sera pleinement que lorsque la loi y sera respectée, que les minorités y seront protégées sans le cordon sécuritaire de l’OTAN, et que l’économie ne sera plus l’apanage de clans mafieux nourris par une corruption endémique. Engagée au Kosovo dans une mission de soutien à l’Etat de droit, notamment en matière de police, de justice et de douanes, l’Union européenne – avec le soutien de la Suisse – doit donc s’appuyer sur l’avis de La Haye pour poursuivre ses efforts. Des deux côtés de la frontière.

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