La vraie histoire du Dr Colonel Arthur Fonjallaz est encore à faire

La vraie histoire du Dr Colonel Arthur Fonjallaz est encore à faire tant la falsification et la mauvaise foi souillent ce qui a été fait jusqu'à maintenant en 2008. Car les principales études et références proviennent principalement des "antifascistes prostaliniens" comme le sont la plupart des "historiens" suisses, qui ne stigmatisent que les crimes attribués au fascisme, parfois même faussement comme Katyn, et oublient les horreurs que subirent les peuples de Russie entre le coup d'état de Lénine en octobre 1917 et le pacte Hitler-Staline de 1939. Avoir été le complice de millions de crimes enlève à ces "antifascistes prostaliniens" toute crédibilité. Et en plus, ils ont soutenu Castro, Mao, Pol Pot et autres meurtriers de masse, négation de la démocratie et de tout humanisme! On ne peut pas soutenir à la fois le tyran et le peuple, le bourreau et ses victimes!

Le deuxième foyer de désinformation provient des sionistes qui écrivent une histoire voyant partout de l'antisémitisme, même à tort pour le susciter, et aussi sans doute pour occulter les relations entre les nazis et les sionistes et les exactions commises par l'Etat d'Israël!

Enfin, Arthur Fonjallaz a commis le crime de lèse franc-maçonnerie, ces organisations secrètes, donc anti-démocratiques, dans lesquelles la stricte hiérarchie est faite par une cooptation dissimulée par des épreuves et jamais par le vote. Rappelons que dans ce Moyen-âge obscur que l'école nous a mis dans la tête pour célébrer le "siècle des lumières… de la terreur et de la guillotine", les seuls lieux de vie démocratique étaient les abbayes où les abbés étaient élus. Au contraire des loges franc-maçonniques qui dissimulent leur vraies ententions cachées sur un rituel, à savoir un syndicat d'entre-aide au détriment des non-membres!

Avoir contre soi, les communistes, les sionistes et les franc-maçons, d'autant plus que certains cumulent les trois, alors cela fait beaucoup et l'influence de ces trois mouvements expliquent pourquoi la vraie histoire du Dr Colonel Arthur Fonjallaz est encore à faire. Et celle de tous le XXe siècle aussi, elle aussi totalement trafiquée et pour cause!


L'action politique d'Arthur Fonjallaz est encore controversée aujourd'hui. Dans les années 30, après avoir quitté le parti des paysans, artisans et indépendants, il fonde à Rome en 1933 la Fédération fasciste suisse. Cette période exarcèbe les passions peut-être parce que c'est celles des grandes illusions et des grands mensonges. La fondation de l'Internationale communiste en 1919, son action en vue d'imposer au monde entier le "paradis socialiste" ébranle les démocraties, dites bourgeoises, et oblige chacun à prendre parti, parfois pas forcément le bon.

Dans cette lutte politique féroce, Arthur Fonjallaz est la cible d'une campagne acharnée du quotidien "Le Travail", le journal du Parti socialiste genevois dont le rédacteur est Léon Nicole. Durant l'année 1936, une vingtaine d'articles dont la majorité en première page répande la haine sur celui que les larbins de Staline qualifie de "capo federale". Avant de les consulter, il est indispensable de rappeler que "Le Travail" était l'organe de propagande de Staline et, à chaque édition, il chantait les louanges à l'édification du socialisme en Russie. Ainsi, alors qu'un meurtrière famine organisée de 1932-33 assassinait près de 10 millions de gens, d'Odessa à Volgograd (Stalingrd), Le Travail expliquait comme tout allait bien dans les campagnes d'URSS. Quand commencèrent les procès de Moscou et que 1,5 million de gens furent emprisonnés pour être fusillés (la moitié, soit 700'000) ou anéantis par la déportation au goulag, le même journal parlait de la magnifique nouvelle constitution soviétique ou de la diminution de la criminalité en URSS. Quant au génocide des Chrétiens de Russie, Le Travail ne nous en parle pas et encore moins de la terreur quotidienne. Quant à la "dékoulakisation", mot conçu pour cacher la mise en esclavage des paysans et des nombreux peuples nomandes (Cosaques, kazazk, nenet) forcés à la sédentarisation, ce "second servage", le premier ayant été aboli en 1861, le Travail le cache tout autant.

Pour résumer, critiquer Mussolini, très bien, mais rappelons qu'il y a eu une vingtaine d'assassinats politiques ordonnés par le "Duce", alors que durant la même période, le parti communiste provoqua 20 millions de morts en URSS. Ceux qui stigmatisent le fascisme de Mussolini pour soutenir le socialisme de Staline, sont des escrocs à dénoncer, car en plus, cette imposture continue encore aujourd'hui!

Dans la rubrique "fascisme" du Dictionnaire Historique Suisse, apparaît un bien frelaté portrait d'Arthur Fonjallaz par Mauro Cerutti, le spécialiste de l'«antifascisme pro-stalinien». Soyez certain que ce tigre antifasciste suisse tellement absorbé dans ce combat contre la bête immonde n'a pas eu un seul instant pour défendre les individus et les peuples opprimés, terrorisés, conditionnés, emprisonnés, affamés, déportés et fusillés dans les régimes communistes de son temps!

C'est donc en ayant à l'esprit l'acharnement constant du Travail à falsifier la réalité, à occulter l'horreur soviétique dont il se fait le complice qu'il faut donc consulter cette série d'articles.


La formation du soldat dans l'Armée suisse, avec une étude sur les armées de France et d'Allemagne avant 1914. Thèse de doctorat présentée à l'Ecole des Sciences sociales de l'Université de Lausanne par Arthur Fonjallaz (1922)
Lieu / Date Lausanne : [s.n.], 1922 (Lausanne : Impr. du Léman), Collation 174 p. : fig. ; 24 cm, Cote TA 15089, Dépôt BCUR magasins

Un chef: l'affaire L.-H. Bornand” d'Ernest Chevalier, député. La Préface du Colonel Fonjallaz est adressée à Ernest Chevalier. Edition “L'action”, organe de progrès démocratique, Lausanne, 1925
Lettre recommandée du 3 septembre 1925, au conseiller fédéral Schrurer, chef du Département Militaire fédéral .

Autre ouvrage: Arthur Fonjallaz. Energie et Volonté. Un chef Mussolini. Étude politique et militaire

Bibliographie


Articles sur Arthur Fonjallaz dans Le Travail, quotidien du Parti socialiste genevois et d'autres journaux.
Nos fascistes romands: combien!
A la Société des officiers... comme Pointet
Une réunion de fascistes annulée à Delémont
Jacquier, ex-secrétaire particulier du colonel Fonjallaz, accuse ce dernier de toucher 12 millions de francs promis par l'Italie. Mais Jacquier à disparu ensuite…
Réaction,
Ordre Politique National
Numéro spécial janvier 1935
Abel Sarrol dans le Travail du 2 mai 1936 nous informe que: «Le régime bourgeois agonise. Ses conditions d'existence sont autant de défis à la raison.» Ensuite, «En Hitlérie, un chef des troupes spéciales nazies fusillé». Et au millieu, un grand titre sur «Les fascistes de Fonjallaz dans le Jura bernois".

«Le vrai visage du stupéfiant colonel - associé de l'escroc Fama, des Rezzonico, Jaquier, Borel, du répugnant Bucaard, de l'espion Doucet et conseorts- aparaît de plus en plus sous son véritable jour au fur et à mesure que s'allonge l'accablante énumération de faits aussi incontestables qu'accusateurs. Toute la meute des aboyeurs nationaux, aux ordres du colonel fasciste et philo-fasciste, les Guinand, Fabre, Picot, Pavot, Oltramare, Berra et autres sont devenus complètement aphones.»

Rappelons que Nicole avec le PSG, en collusion avec le PCS (Lebet) et l'anarchiste Tronchet sont les vrais responsables de la fusillade du 9 novembre 1932, au contraire du mouvement fasciste de Fonjallaz qui, lui, n'a pas du sang sur les mains!!!

A propos d'un article du Journal de Genève
En plus d'être un agent de Mussolini, AF travaillerait aussi pour le 2e Bureau français.
Le Travail du 12 mai 1936, Js, un courageux qui calomnie sans oser signer, continue son "Puisque Berne ne veut… ou ne peut pas agir. A retenir le "bataillon des fossoyeurs" comme celui des négationnistes des crimes si nombreux crimes communistes encore si actif à Genève!

"Le fascisme suisse poursuit les mêmes buts et adopte les mêmes méthodes que le fascisme romain". Colonel Fonjallaz (Congrès de Montreux)

Qu'on nous montre des photos de milices, de gardes comme celle du PCS, des preuves d'attentats, organisés par Fonjallaz et son mouvement. De plus, Mussolini a imité Lénine pour son coup d'état d'octobre 1917, alors pourquoi les socialo-communistes critiquent cela? Qu'on compare les victimes de Mussolini et celles de Lénine? Qui est le pire?

«Constater l'existence sur territoire suisse d'un mouvement communiste (pardon! c'est écrit fasciste, mais cela joue aussi pour Nicole et le PCS) exporté d'Italie (de Moscou), moyens financiers à la clé, dans le but avéré de détacher le canton du Tessin en créant un irrédentisme anti-suisse et d'étendre le mouvement tout au travers de la Suisse.»

"«Parlant à Rome, salle Borromini, sur invitation du général Coselschi, M. Mussy a brillamment développé son sujet» Nous sommes certains que l'ancien président de la Confédération n'a pas dit son dernier mot dans sa politique de notre pays."

«Petite chronique de la diffamation. L'école soviétique vue par le "Journal de Genève", M. D. Perret, président des "Amis de l'URSS", c'est-à-dire fait son numéro de collabos de l'horreur soviétique.

Le Travail du 9 juin 1936, un nouvel article signé Js, un courageux qui calomnie sans oser signer, continue son "Puisque Berne ne veut… ou ne peut pas agir. Suite de l'affaire Fonjallaz". On fait référence à la décision du procureur de la Confédération de mettre un terme à l'affaire Colombi, «Adula et Cie". Un grand numéro d'indignation contre la justice suisse évidemment bourgeoise ou même fasciste, pas comme en URSS où continue la préparation du premier procès de Moscou. Là-bas, la justice prolétarienne est juste!

Et en prime les "Petites nouvelles d'URSS": la tuberculose a diminué, l'ensemencement magnifique et la terreur aussi.

Le Travail du 13 juin 1936, du courageux Js: «Nous avons présenté de la marchandise importée d'Italie pour servir de colonisation fascistes des Colombi, Fonjallaz (garant d'honneur de l'espion Doucet!), Guinnand, Rezzonico, Pedrotaa et autres personnages de l'Universalité de Rome»". On y dénonce "l'irrédentisme officiel" de Rome, subterfuge pour cacher la volonté de Mussolini de reprendre le Tessin et d'autres territoires italophones. ET ALORS, quand l'URSS avalera la moitié de la Pologne, la Moldavie et d'autres pays, Nicole et Le Travail ne feront pas leur numéro d'indignation.

Le plus intéressant c'est "Avant la conférence européenne pour l'aministie aux détenus politiques en Allemagne", une machine sans doute organisée par Willy Müzenberg, agent du Komintern, une embrouille qui a mouillé du "beau monde", c'est-à-dire des amis de l'URSS mélangé à de vrais agents du Komintern comme Cot. Pour la Suisse, on y trouve, Maurice Braillard, N.-R. Bratschi, Robert Grim, Dr Kloeti, Léon Nicole, le Dr Hans Oprecht et de nombreuses personnalités. Sûr qu'elles dénonceront le premier procès de Moscou et la répression en URSS. Quant au rapport sur "La terreur eu URSS", on peut toujours attendre, terreur qui assassinât plus de 10 millions d'êtres humains seulement durant les années 1930.
Le Travail du 9 juillet 1936. Une nouvelle affirmation haineuse contre Motta: «L'"honorable" Motta, froidement, sacrifie la dignité nationale sur l'autel du fascisme romain. Et suite du feuilleton sur le "capo federale". Curieux cette haine contre des démocrates et cet amour pour un méga-assassin comme Staline. Le monde perverti de Nicole et du Travail!

Et suite du feuilleton, épisode 14, sur le "capo federale". On peut y lire la copie d'une lettre du 15 janvier 1934 de Colombi à Mussolini dont on peut se demander comment "Le Travail" a pu l'obtenir. Après avoir informé de la nomitation d'une fiduciaire pour le Tessin, Colombi dresse un portrait flatteur: «Jusqu'ici, le mouvement fasciste suisse s'est révélé le plus fort et le mieux dirigé. [A l'époque les mouvements fascistes et nazis étaient en concurrence comme l'étaient l'Italie et l'Allemagne dont le rapprochement aura lieu durant la guerre civile espagnole] La tâche assumée par le col. Fonjallaz est immense. Il doit faire front à trois nationalités diverses; la minorité italienne sera celle qui lui suscitera le moins de difficultés, mais comment pourra-t-il dominer la Suisse allemande aux multiples aspects?…»

Le Travail du 11 juillet 1936, «M. Joseph Motta, oui ou non, avez-vous été ou êtes-vous encore membre d'une section italienne de la "Dante Aligheri", société sous les auspices de laquelle se poursuivent en Suisse le sabotage de la démocratie et en Italie la préparation des menées imppérialistes contre la Suisse méridionale?»

«Rivalités, conflits de compétences, chicanes de doctrine, de tout un peu, mais surtout bagarre financière. Tel est le climat sous lequel végète, en 1934, la Fédération tessinoise des fascistes de Fonjallaz.» Cet article soulève peut-être des faits réels mais est-ce ne pas leur accorder beaucoup trop d'importance? Que se passe-t-il de réellement important en juillet 1936? En URSS, on met au point les derniers détails pour que le spectacle du premier procès de Moscou se déroule selon le scénario écrit par Staline. Il faut donc que les accusés acceptent de se parjurer, et pour cela on ne leur promet pas la vie sauve, mais au moins d'épargner leur famille s'ils jouent leur rôle. En fait, depuis l'assassinat de Kyrov en 1934, le climat est encore plus sinistre à l'est. Mais Le Travail préfère de créer une diversion pour duper ses lecteurs qui gobent tout.

Le Travail 20 juillet 1936
Le Travail du 22 juillet 1936. «Vive le peuple d'Espagne dressé pour la défense de la démocratie» qui sera étouffée par l'URSS dès janvier 1937!

Et le feuilleton de l'affaire Fonjallaz. Il s'agit cette fois-ci de l'argent! En effet, l'organisation, l'édition de 3 hebdomadaires (Fasciste Suisse, A noi et Action fasciste). cela coûte!

Le Travail du 25 juillet 1936, 17e et dernier article du feuilleton de l'«affaire Fonjallaz». En voici la conclusion:

1) l'origine des menées corporatistes tendant à établir l'esclavage légalisé des masses du prolétariat; SANS BLAGUE! Mais l'esclavage des paysans et des ouvriers, c'est en URSS qu'il existe!

2) l'origine étrangère d'une initiative dirigée bien moins contre les sociétés secrètes (dont les membres se recrutent uniquement dans la classe aisée et la bourgeoisie radicale) que contre le droit de libre réunion. Derrière la cible "Loges maçonniques", l'initiative Fonjallaz veut atteindre la cible "Libertés syndicales". Exactement la répétition - dirigée et certainement aussi finacée par Rome - de ce qui s'est passé en Mussolinie depuis 14ans!!!
*** Nos camarades feront bien de s'en souvenir lorsqu'il en sera temps!!

3) l'origine étrangère de manoeuvres politiques tendant à détacher le Tessin de l'unité territoriale suisse: provocation à l'immixtion et immixtion ininterrompue indéniable dans les affaires de la Confédération.

DES MANOEUVRES ET UN SUBVERSION POUR FAIRE DE LA SUISSE UNE COLONIE SOVIETIQUE OU UN ETAT SOUS CONTROLE DU KOMINTERN, CELA ON L'OUBLIE!

Après avoir accusé le Conseil fédéral de son inaction et par conséquent de complicité, c'est le «Mais ils [Fonjallaz et son parrain fasciste Colombi] sont jugés et condamnés par le grand tribunal de la classe ouvrière et de l'opinion publique»

C'EST DU PURE FASCISME QUAND ON PRETEND PARLER AU NOM DE LA CLASSE OUVRIERE… SANS LUI DEMANDER SON AVIS, COMME EN URSS!

Cette condamnation de fascisme néo-impérialiste romain peut et doit de manifester par le bulletin de vote et l'appui donné à la cause de la social démocratie par une masse toujours plus grande, toujours plus convaincue, de citoyens décidés à mettre fin à la justice de classe au régime de l'arbitraire et des passe-droits dont bénéficie, en Suisse, l'équipe des fascistes lictoriens et des pédés en chemise brune.

ET LE DESSERT, DES BELLES PHRASES POUR DESIGNER LE "BON" CAMP ET FAIRE CROIRE AU COMBAT CONTRE LE MAL POUR CACHER L'HORREUR SOVIETIQUE…… MAIS ENFIN UNE BONNE NOUVELLE, LES FASCISTES DONT FONJALLAZ NE SONT PAS DES PEDES COMME LES NAZIS! OUF, ON A EU CHAUD

RAPPEL: Suite au Congrès du Komintern de 1935, les communistes et les agents de Moscou comme Léon Nicole et Le Travail, suivent aveuglément LE nouveau tournant prônant une politique qui prône le patriotisme et soutient la défense nationale. A partir de 1935, on fait le contraire de ce qui a été fait depuis 1919, fondation de l'Internationale communiste.

Quel beau roman!!!! L'auteur, JS, se contente de signer par ses initiales. Il serait intéressant de trouver les fiches sur Arthur Fonjallaz, celle sur JS et les autres agents suisses de Staline dans les archives du Komintern à Moscou.

Quel bel esprit critique! Alors que Le Travail est stalinien jusqu'à la moelle, qui tait et se fait complice des crimes de l'Etat soviétique qui, par la déportation, la famine et la fusillade a assassinés depuis la collectivisation de 1931 plus de 10 millions d'innocents. Une telle focalisation sur le mouvement fasciste pour détourner l'attention et faire silence sur l'horreur soviétique, quelle abjection. Il faudra le pacte Hitler-Staline pour qu'en novembre 1939, le parti socialiste suisse (PSS) expulse Nicole et ses nombreux fidèles qui soutiendront Staline et Hitler!!! Avant cela, le PSS n'a jamais critiqué l'URSS et encore moins Staline. Et ce sont ces gens qui se permettent de donner des leçons!?!


Informations de Pierre Jeanneret (un stalinien; fils ? du Jeanneret-Michkine 1923, agent de Moscou?) et obtenues à: http://www.snl.ch/dhs/externe/protect/textes/F15239.html

Dictionnaire historique de la Suisse, Berne

2.1.1875 à l'asile psychiatrique de Cery (Prilly) où sa mère est internée, 24.1.1944 à Saint-Moritz, prot., de Lutry. Fils de Charles et de Emmy Margaretha Gelzer. Etudes secondaires dans différentes écoles, puis académie militaire de Modène, où naît son italophilie. Rentré en Suisse en 1895, sa carrière militaire est rapide. En même temps, études de sciences sociales et politiques à Lausanne et doctorat en 1922. Toutefois, en 1923, le colonel brigadier Arthur Fonjallaz démissionne, à la suite de divers conflits dans l'armée suisse, notamment l'affaire Estoppey-Bornand. * De 1931 à 1933, chargé de cours à la section militaire de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, il mène parallèlement des affaires financières désastreuses. Politiquement, il adhère au parti des paysans, artisans et indépendants (1927-1932), puis évolue par étapes vers l'extrême-droite. Il milite à la Heimatwehr (1932-1934). Il fonde à Rome en 1933 la Fédération fasciste suisse. L'initiative antimaçonnique qu'il lance en 1934 est refusée en votation populaire en 1937**. Condamné en février 1941 pour espionnage au bénéfice de l'Allemagne, le colonel Fonjallaz est emprisonné puis libéré sous condition en avril 1943.

* Arthur Fonjallaz joue un rôle dans la Conférence de Lausanne sur les Détroits, fait oublié
** Curieux que les communistes n'aient pas soutenu cette initiative contre la franc-maçonnerie: la 22e conditions d'adhésion à l'Internationale communiste interdit à tout membre de faire partie de loges maçonniques!

Bibliographie
-B. Schneider, “Die Fonjallaz-Initiative”, in RSH, 1974, 4, 666-710
-C. Cantini, Le colonel fasciste suisse, Arthur Fonjallaz, 1983
-M. Cerutti, “Mussolini bailleur de fonds des fascistes suisses”, in RSH, 1985, 1, 21-46

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